Grippe aviaire: l’abattage préventif des canards et oies étendu à 232 communes du sud-ouest

Grippe aviaire

Un éleveur de canards de Belloc-Saint-Clamens dans le Gers (Occitanie), s'apprête à abattre une partie de ses 32.000 palmipèdes, le 6 janvier 2017. © AFP/Archives REMY GABALDA

Paris (AFP) – La zone d’abattage préventif des palmipèdes a été étendue pour la deuxième fois par le ministère de l’Agriculture, passant à 232 communes dans quatre départements du sud-ouest touchés par l’influenza aviaire H5N8, selon un arrêté publié mardi au Journal officiel, qui ajoute 45 communes à la liste.

Le Gers reste le premier département concerné par cette mesure, avec 105 communes soumises à l’obligation d’abattre leurs oies et canards, soit 13 de plus que dans la 2e liste établie le 10 janvier par le ministère de l’Agriculture, et 20 supplémentaires par rapport à la liste initiale, datant du 4 janvier.

La plupart des communes ajoutées à la liste se situent toutefois dans les Landes (+23, soit 97 au total, après +19 le 10 janvier).

Dans les Hautes-Pyrénées, 10 communes supplémentaires sont concernées (soit 15 au total). Aucun changement n’est intervenu dans les Pyrénées-Atlantiques (15 communes concernées).

Repéré fin novembre sur des oiseaux sauvages, le virus H5N8 continue de s’étendre dans les élevages du sud-ouest et avait contaminé 136 exploitations mardi dans huit départements (Landes, Tarn, Gers, Lot-et-Garonne, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques, Aveyron, Deux-Sèvres), selon les derniers chiffres du ministère.

Par ailleurs, neuf foyers ont été identifiés en France dans la faune sauvage dans sept départements (Pas-de-Calais, Haute-Savoie, Tarn, Manche, Ain, Lot-et-Garonne, Landes).

La France a lancé le 4 janvier une politique d’abattage massif et préventif de palmipèdes dans le sud-ouest, pour tenter d’enrayer l’épidémie amenée au départ par les oiseaux migrateurs, et souvent transmise par les déplacements d’animaux d’un élevage à l’autre, ou de matériels et personnels n’ayant pas suffisamment observé les mesures de biosécurité prescrites.

© AFP

2 commentaires

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    • pelerins

    Quelle honte d’accuser ainsi les oiseaux migrateurs.
    Il serait temps de dénoncer la multiplication de ces élevages cruels intensifs, qui sont autant de concentration polluante avec gavage aussi de médicaments, qui in fine fragilisent ces animaux moins résistants de ce fait à toutes contaminations venues de l’extérieur
    Notre surpopulation et notre surconsommation de viande est une véritable dérive qui déséquilibre tous les équilibres naturels alentours.
    Mais la FNSEA avec la complicité gouvernementale fait régner sa loi et sa pensée inique pour toujours plus de viande et d’élevages, quitte à détruire tous les oiseaux migrateurs.
    D’ailleurs la LPO et la confédération paysanne, rarement interrogées sur ce sujet, ont réagit aussi en dénonçant l’industrialisation et la multiplication sans limite des élevages.
    Le seul avantage avec cette grippe, c’est que les pauvres oies et canards seront tués avant de souffrir atrocement avec le gavage ignoble dont la FRANCE ose se vanter.

    • Francis

    La FNSEA n’a rien à voir là dedans. Ce sont les services vétérinaires qui décident. Le plus con, c’est que les médecines alternatives, phytothérapie, aromathérapie, oligothérapie suffisent à protéger les animaux. Par exemple de l’eau bleue dans l’eau de boisson.

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