Energies renouvelables: pas assez d’investissements

Energies renouvelables

Des éoliennes au large de Rhode Island, le 14 octobre 2016 © AFP/Archives DON EMMERT

Abou Dhabi (AFP) – Le niveau des investissements dans les énergies renouvelables reste insuffisant pour limiter la hausse des températures à 2° Celsius, a averti l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) qui a tenu ce week-end son assemblée annuelle à son siège d’Abou Dhabi.

« Même si les investissements dans les énergies renouvelables ont beaucoup augmenté ces dix dernières années (…), leur niveau reste insuffisant pour atteindre les objectifs climatiques », a déploré dimanche le directeur général de l’Irena, Adnan Amin.

« Nous continuons à nous acheminer vers des (augmentations de températures) de 2 à 3°C », a-t-il souligné.

La part des énergies renouvelables dans le mix énergétique s’élève aujourd’hui à 18%. Pour limiter la hausse des températures à 2°C, elle devrait doubler d’ici 2030, selon un rapport de l’Irena.

Les énergies renouvelables et l’amélioration de l’efficacité énergétique permettent de réduire de moitié les émissions de CO2 et de respecter l’objectif de 2°C, note le rapport.

« Les investissements dans les énergies renouvelables doivent passer de quelque 305 milliards de dollars (286 milliards d’euros) en 2015 à environ 900 milliards de dollars (845 milliards d’euros) par an entre 2016 et 2030 », a précisé M. Amin.

Selon lui, le récent développement de nouvelles technologies a permis une baisse drastique du coût des énergies renouvelables, leur permettant de passer « du statut de niche au statut de solution préférée » comme source d’énergie, malgré la baisse des prix des énergies fossiles.

« Les panneaux solaires sont le meilleur exemple. Leur coût a baissé de moitié depuis 2010 et devrait baisser encore de 60% dans les dix prochaines années », projette le rapport.

« Les énergies renouvelables fournissent de l’électricité à 90 millions de personnes dans le monde » et s’imposent notamment dans les régions où il est difficile de déployer les réseaux classiques, a ajouté M. Amin.

« Au Mali, nous avons besoin d’électrifier 10.000 villages », a indiqué à l’AFP Souleyman Berthe, le directeur général de l’agence des énergies renouvelables dans ce pays.

« Les énergies renouvelables avec les technologies hors réseau nous ont permis de passer de 1% de villages électrifiés en 2004 à 17% aujourd’hui », a-t-il souligné.

© AFP

3 commentaires

Ecrire un commentaire

    • Julien Delalande

    Merci pour tout ce que vous faites et notamment pour ces informations qui confirment la thèse de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon :

    le manque d’investissements dans les énergies renouvelables, le fait que nous ne pilotions pas une trajectoire ZÉRO FOSSILES au niveau international pour laisser dans le sol les réserves de charbon, pétrole et gaz, font que l’humanité se met en danger d’extinction.

    C’est pourquoi nous devons donner les moyens à ONU d’y parvenir, seule instance universelle. Et que chaque acteur (individus, familles, entreprises, Etats…) doit contribuer à la convergence de ce but qui devient premier.

    Tout cela est prévu dans le programme de Jean-Luc Mélenchon « L’AVENIR EN COMMUN » (livre qui coûte 3€ que tout le monde doit avoir lu 🙂

    L’écosocialisme (écologie + socialisme) est la doctrine qui donne un cadre : le protectionnisme solidaire, la règle verte. Quiconque pourra en bénéficier, les africains comme les auvergnats, pour collaborer dans une approche duale conjugant le local et le global.

    Ainsi, Mr Adnan Amin,mandaté par l’ONU, aurait un grand nombre d’acteurs pour aider son Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) à agir avec un pouvoir contraignant sur tous les récalcitrants.

  • Les tuyauteries ce n’est pas données, mais sur le moyen terme ça coûte moins cher que l’inaction

    http://www.infoenergie.eu/riv+ener/source-energie/Complementarite%20des%20reseaux%20ENP.pdf

    Balendard janvier 2017

    • Rozé

    Il faut investir dans le renouvelable à fond pour la survie de l’humanité. Même si le retour économique sur investissement n’est pas idéal ! En effet, c’est le retour sur investissement environnemental qui compte, celui qui évite la pollution et tous ces déchets qui empoissent notre vie et surtout celle de nos enfants et survivants.

Californie : les célèbres vignobles de la Napa Valley en proie aux flammes

Lire l'article