Panasonic et Telsa vont fabriquer ensemble des modules solaires

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Selon le contrat passé, Panasonic va prendre en charge des investissements requis à Buffalo © AFP/Archives KAZUHIRO NOGI

Tokyo (AFP) – Les groupes japonais Panasonic et américain Tesla ont annoncé mardi qu’ils allaient commencer l’été prochain à produire ensemble des cellules et modules photovoltaïques dans une usine à Buffalo, dans l’Etat de New York.

Les cellules et modules photovoltaïques sont les pièces maîtresses pour les divers systèmes de panneaux solaires.

Ils visent un volume de production équivalent à 1 Gigawatt d’ici à 2019.

Cette collaboration entre Panasonic et Tesla, envisagée depuis plusieurs semaines, était conditionnée au rapprochement entre Tesla et le producteur d’énergie solaire SolarCity.

Ce dernier et Tesla ont finalement obtenu en novembre le feu vert de leurs actionnaires respectifs à leur fusion.

Tesla, qui va utiliser ces composants photovoltaïques en combinaison avec ses dispositifs de stockage d’électricité, a promis la création de 1.400 emplois à Buffalo.

En outre, Tesla et Panasonic vont travailler conjointement au développement de technologies avancées pour une autre usine de Solarcity, en Californie.

Selon le contrat passé, Panasonic va prendre en charge des investissements requis à Buffalo, soit un montant évalué à plusieurs centaines de millions de dollars et, en échange, Tesla s’engage sur le long terme à acheter les produits fabriqués sur place.

Panasonic et Tesla se connaissent bien pour travailler déjà ensemble sur les batteries lithium-ion destinées aux véhicules.

Panasonic a hérité de technologies photovoltaïques de pointe, qu’il améliore depuis, avec l’absorption de son compatriote Sanyo il y a quelques années.

AFP

3 commentaires

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    • Robert BIGEAT

    Cet accord entre Panasonic et Tesla va dans le bon sens puisque les technologies du photovoltaïque d’une part et du stockage en accumulateurs performants d’autre part, sont destinées à fonctionner de concert puisque fournissant enfin de l’électricité hors réseau et centrales, individuelle, en autonomie intégrale, et donc au final bien moins onéreuse.
    Car ce qui revient cher avec l’électricité, c’est d’abord de la produire, c’est ensuite de la transporter et distribuer par un réseau au maillage dense et performant, c’est enfin qu’elle soit soumise à taxation. Or de ces trois fonctions, l’autonomie permet d’emblée de supprimer la troisième, la taxation, puisque le courant produit et consommé en autonomie, ne peut plus être soumis à taxation, seul le matériel nécessaire y reste soumis à taxation lors de l’achat, mais ce matériel est de plus en plus vite amorti puisque son coût ne cesse de baisser. Ainsi une installation photovoltaïque s’amortit en une dizaine d’années alors que pour un réacteur nucléaire une durée de 40 à 60 ans est la norme.Mais surtout le non recours au réseau permet d’épargner pour un particulier, 50% du montant de la facture actuelle et pour un industriel gros consommateur 30%, et le remplacement du réseau par des accumulateurs pour un service identique, compte tenu de la baisse continue et accélérée du prix des accus et systèmes liés, sera moins cher que la distribution par réseau, avant 3 ans même en France,et l’est déjà en Allemagne où l’électricité, distribuée par le réseau, est plus chère.
    Enfin la production d’électricité par des panneaux solaires, hormis encore pour les zones très au nord dans notre hémisphère et très au sud dans l’hémisphère sud, revient moins cher que cette production en centrales, thermiques d’abord, qu’il s’agisse de recourir au gaz, au fioul ou au nucléaire, et même que l’hydraulique, un renouvelable pourtant, handicapé par un investissement initial, la construction du barrage, trop élevé. Seul le charbon tient encore, mais plus pour longtemps, et de peu la comparaison, mais seulement dans le cas de la comparaison avec des fermes solaires, or les fermes solaires, en Europe du moins, sont peu judicieuses, compte tenu du prix des terrains et de l’obligation de recourir au réseau.
    Cet accord entre Panasonic et Tesla pour la production d’électricité en autonomie et avec stockage individuel, préfigure donc l’avenir.

    • Lesouef

    Analyse pertinente …; ns allons enfin etre libérés de nos » chers » X- Mines … qu on ne voient plus beaucoup dans les médias mais qui marquent encore aujourd hui leur -notre – territoire par leur empreinte ‘ d assurance et de science infuse … ce vieux monde meurt donc doucement dans la douleur de nos portefeuilles essorés et de notre mental lobotomisé ;

    Vive Panasonic et Tesla !
    Laissons enfin X- mines aux poubelles de l Histoire .

  • OUI nous somme en effet à un tournant de notre histoire de l’energie

    Pour se concaincre de la capacité du voltaïque à assurer nos besoins en électricité, il suffit de comparer 2 chiffres:
    – celui de la déperdition annuelle par m² habitable de 50 kWh d’un logement respectant la RT2012
    – avec celui de la production annuelle par m² d’un panneau solaire voltaïque ou d’une route solaire de 100 kWh. Deux fois plus pour la même période de une année.

    Puis d’obsever que le premier chiffre concerne de l’énergie thermique et le second de l’énergie électrique.

    Ceci alors que l’on sait maintenant que le chauffage thermodynamique avec l’eau c’est un COP voisin de 5. Un COP qui signifie que 100 kWh électrique c’est avec la pompe à chaleur à compresseur 500 kWh thermique de fournis à la source chaude, soit 10 fois le besoin, pardon, seulement deux fois le besoin avec des immeubles à 5 étages et l’empilage des surfaces habitables. Ceci laissant une quantité d’énergie électrique disponible conscéquente pour la batterie des voitures électriques.

    Ce ne sont bien sur que des ordres de grandeur mais au travers de ces chiffres prouvés par l’expérience, il ne fait pas de doute, que progressivement et grâce au progrès technique la « Solar Water Economy » pourra, en liaison avec le stockage et l’autoconsommation de l’énergie electrique permettre à la société d’assurer localement ses besoins énergétiques pour les deux postes les plus énergivores du ménage.
    A savoir la chaufferie et la voiture électrique. Et ceci en diminuant notablement l’utilisation des énergies fossiles, voire en la supprimant.
    Ce qui compte en effet ce n’est pas de produire toujours plus pour vendre coute que coute afin de rester compétitif par rapport aux énergies renouvelables. Ceci en espérant rentabiliser l’investissement de départ au détriment de notre pouvoir d’achat mais bien au contraire de satisfaire notre confort de vie et nos besoins sur le long terme avec moins.

    La « Solar Water Economy » décrite par Balendard dans son livre est une opportunité pour la société de sortir du pétrole, du charbon, et du nucléaire en produisant et en consommant intelligement l’électricité ce qu’elle n’a pas su faire avec le effet joule.
    Rien ne s’oppose à cette mutation si ce n’est la remise en cause de notre modèle économique et notre volonté d’innover. Ul faudra le faire sans se tromper sur la méthode et en progressant comme pour le « cas pratique » en étapes successives.

    – Dans un premier temps en
    prélevant l’énergie thermique naturelle dans la nappe libre. En refroidissant 30 m3/h d’eau de 6°C on prélève 180 kW dans l’environnement et avec un COP de 4 on récupère 240 kW thermique à la source chaude en ne fournissant que 60kW électrique.

    – Dans un 2ème temps en prélevant au fin de généralisation l’énergie thermique dans le fleuve et non dans sa nappe libre. L’expérience aidant on s’apercevra que les 2600 MW de la centrale nucléaire de Nogent sur Seine réchauffe suffisamment la Seine pour que la température de cette dernière ne descende pas longtemps en dessous de 8°C. Ceci de telle sorte que la marche de la chaufferie hybride en mode combustion n’assure le relais afin de soulager le réseau électrique que pendant une courte periode.

    – Dans un 3ème temps alors le dispositif commence à se généraliser pour l’habitat parisien proche du fleuve en prenant la décision de prélever l’énergie dans l’eau géothermale et non dans le fleuve. Ceci afin d’alléger la taille du réseau et d’améliorer norablement le COP en augmentant la température à la source froide conjointement avec la diminution que la température à la source chaude procurée par les radiateurs basse température

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