Le guépard court tout droit vers son extinction

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Six petits guépards en captivité au Burgers' zoo de Arnhem, aux Pays-Bas, le 30 septembre 2016 © ANP/AFP/Archives Piroschka van de Wouw

Londres (AFP) – Le guépard, l’animal terrestre le plus rapide au monde, « court tout droit » vers son extinction, selon une étude publiée dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Moins de 7.100 guépards subsistent actuellement en liberté dans le monde, à 99% en Afrique, n’occupant plus que 9% de la surface qu’ils ont un temps occupé.

Selon de précédentes estimations, non citées dans l’étude menée par la Société zoologique de Londres (ZSL) et l’organisation de défense de l’environnement Wildlife Conservation Society (WCS), la population mondiale de guépards se montait à environ 100.000 individus au début du XXe siècle.

« Le guépard court tout droit vers l’extinction, et pourrait disparaître rapidement à moins que des mesures (…) urgentes ne soient prises », indique la Société zoologique de Londres dans un communiqué.

Quant au guépard asiatique, seuls 43 individus ont été recensés en Iran. Au Zimbabwe, sa population est elle passée de 1.200 à 170 animaux en 16 ans, une chute de 85%.

« Nos conclusions (…) sont que l’espèce est bien plus vulnérable à l’extinction que nous le pensions auparavant », explique le Dr Sarah Durant, qui a dirigé l’étude, précisant que le recensement des guépards est rendu difficile par la « nature discrète » de l’espèce.

Considéré comme le plus faible des prédateurs, malgré ses pointes de vitesse à 120 km/h, le guépard a besoin de grands espaces à faible densité de carnivores pour ne pas avoir à subir la concurrence de plus redoutables chasseurs tels que les lions et les léopards.

Ainsi, quelque 77% d’entre eux vivent hors des zones protégées, les rendant particulièrement vulnérables vis-à-vis des braconniers et des activités humaines menaçant leur habitat.

Les auteurs souhaitent que le guépard passe de la catégorie espèces « vulnérables » sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), à espèces « en danger » pour qu’il soit mieux protégé.

© AFP

4 commentaires

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    • Chapet

    C’est pas le guépard qui cour à son extinction, c’est l’homme qui le détruit nuance !!!

    • Austrasia

    oui c’est l’Homme qui détruit le monde animal. Il en va de même pour les requins où tout le monde s’offusque de ses attaques…Il attaque parce qu’il a faim et parce que l’Homme vide les océans de nourriture avec les bateaux-usines qui nettoient tout sur leurs passages. ! Stop, arrêtez le massacre et ne donnez pas la faute aux animaux mais bien à l’Homme !!!

    • SEGAIN

    Lorsque nous aurons tout détruit , nous finirons de nous exterminer!!!!! C’est à peu près la seule chose qui n’ aie jamais progressé….

    • Certes…mais ce ne sont pas seulement « les autres » qui mettent en danger la biodiversité de la faune et de la flore. Ce serait trop facile comme raisonnement de Ponce Pilate. Surtout en cette période de folie consommatrice.

Tony Rinaudo, l’agronome « faiseur de forêts » qui a restauré plus de 5 millions d’hectares de végétation en Afrique grâce à la régénération naturelle assistée : « une des premières choses que nous avons demandée aux gens était de croire dans la valeur des arbres »

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