Paris (AFP) – Il n’y a pas de pic de pollution prévu lundi à Paris et les dernières restrictions de circulation mises en place cette semaine ont donc été suspendues pour « les deux jours à venir », alors que des niveaux « moyens » sont attendus pour le reste de la semaine.
« On ne prévoit pas de dépassement du seuil d’information (des concentrations de particules fines) pour la journée de lundi », a indiqué dimanche à l’AFP Véronique Ghersi, prévisionniste à Airparif.
« Les niveaux en particules vont rester à des niveaux moyens. On reste en anticyclone, mais il y a quand même un petit vent, et surtout la hauteur de la couche dans laquelle les polluants vont se mélanger est sensiblement plus haute qu’en début de semaine dernière », a-t-elle précisé.
« Compte tenu des perspectives favorables pour le début de semaine », les restrictions de circulation, à savoir la réduction de 20 km/h de la vitesse maximale autorisée sur les grands axes routiers d’Ile-de-France et l’obligation de contournement pour les poids-lourds en transit, sont suspendues « pour les deux jours à venir », a annoncé le préfet de police de Paris, Michel Cadot, dans un communiqué.
Le pic de pollution atteint cette semaine avait amené les autorités à mettre en place la circulation alternée de mardi à vendredi dans la capitale et 22 communes de la petite couronne.
Le préfet a toutefois ajouté que « les conditions météorologiques restent incertaines, à compter du mercredi 14 décembre, avec un vent faible ne facilitant pas la dispersion des polluants en Ile-de-France ».
Il a donc recommandé aux Franciliens de « poursuivre leurs efforts », les invitant à « privilégier le covoiturage », « réduire la vitesse de 20 km/h », « s’abstenir d’utiliser le bois de chauffage individuel » et de « brûler des déchets verts », « maintenir une température de 18°C dans les locaux », et a demandé aux poids-lourds en transit d’éviter l’agglomération parisienne.
Les particules, matières microscopiques en suspension dans l’air, sont générées par les effluents de la combustion du bois, des carburants et des vapeurs industrielles. Elles se sont accumulées depuis 10 jours dans l’air parisien, favorisées par un vaste anticyclone combiné à un ciel clair et un air froid.
La couche dans laquelle se mélangent les polluants fait couvercle sur la pollution générée au-dessus de l’agglomération parisienne. Cette couche « peut se situer à 800 m du sol, voire 1 km lorsque les conditions sont favorables à la dispersion de la pollution (vent, etc.) », a expliqué Véronique Ghersi. Elle se situe actuellement entre 300 et 500 mètres, soit « un volume raisonnable » pour disperser la pollution.
Certains jours de la semaine dernière, cette couche piégeait les polluants à 20 mètres du sol.
Le « seuil d’information » du public est fixé à 50 microgrammes/m3, le « seuil d’alerte » à 80 µg/m3.
Airparif reste « réservé » pour la semaine qui vient. « On reste dans des conditions anticycloniques avec un vent pas très fort. On pense que les concentrations vont rester à des niveaux moyens mais on attend pour le confirmer les prévisions précises de Météo France ».
© AFP
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