Notre-Dame-des-Landes: mobilisation des agriculteurs anti-aéroport

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"Copain 44", un collectif opposé à l'aéroport, manifeste aux Domaines près de Notre-Dame-des-Landes, le 10 novembre 2016 © AFP DAMIEN MEYER

Notre-Dame-des-Landes (France) (AFP) – Environ 400 opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) se sont rassemblés avec des tracteurs, jeudi en milieu de journée, sur le site du projet controversé pour « montrer leur détermination » à empêcher toute évacuation, a constaté une journaliste de l’AFP.

Plus de 150 tracteurs « vigilants » ont commencé à encercler en fin de matinée la ferme de Sylvain et Brigitte Fresneau, un couple de paysans expulsables de la « Zad » – la « zone d’aménagement différé » dédiée au projet, rebaptisée « zone à défendre » par les opposants -, une démonstration de force en cas de tentative d’évacuation du site.

Certains arboraient des pancartes proclamant « Des légumes, pas du bitume » ou « Moi et mes vaches on reste ici ».

Cette action est l’initiative d’un collectif d’organisations professionnelles agricoles opposées au projet, le « Copain 44 ». Elle intervient à quatre jours d’une décision de la cour administrative d’appel de Nantes sur la légalité d’arrêtés préfectoraux autorisant les travaux du futur aéroport, cruciale pour l’avenir du chantier.

« Aujourd’hui, on est plus de 150 tracteurs. C’est deux à trois fois plus qui se mobiliseront », en cas d’intervention des forces de l’ordre sur la Zad, a prévenu Vincent Delabouglise, membre de Copain 44. « On se tient prêts à toute éventualité. On va continuer à préparer leur arrivée, qui ne viendra pas », a-t-il ajouté.

Quelle que soit la décision des juges administratifs, au moins 80 agriculteurs, qui possèdent plusieurs milliers d’hectares, ont d’ores et déjà refusé de signer un contrat avec Vinci, le concessionnaire, pour mettre en place les mesures compensatoires aux destructions de zones humides et espèces protégées, prévues dans le projet.

Alors que Manuel Valls a confirmé ces dernières semaines une « évacuation progressive » des occupants du site, « nous ne laisserons pas évacuer le moindre mètre carré de la Zad et nous nous opposerons au moindre coup de pioche », a également déclaré Cyril Bouligand, au nom de Copain 44.

Fin janvier, 80 « tracteurs vigilants » s’étaient déjà rassemblés sur le site, au lendemain d’ordonnances rendues par le tribunal de grande instance de Nantes prononçant l’expulsion des habitants et paysans dits « historiques » de la Zad.

« On n’a jamais imaginé qu’on pouvait déménager la ferme. (…) On n’a pas de plan B et on veut continuer à vivre ici. De toute façon, mettre des vaches dans les cartons, ça ne s’est jamais fait », a glissé Sylvain Fresneau, né en 1962 sur la Zad, et qui y élève 250 animaux.

© AFP

2 commentaires

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    • Oskar Lafontaine

    C’est la lutte de ceux qui ont raison, les zadistes, contre ceux qui ont tort jusqu’au cou, cette trop longue cohorte honteuse et laide de bétonneurs, goudronneurs et leurs esclaves, les mercenaires d’Etat à la botte des lobbys du BTP, et autres experts achetés, élus soudoyés, juges « tenus » (en laisse), électeurs trompés, abusés par une presse servile, et des médias « aux ordres ».
    C’est la lutte de l’honneur du pays, ceux qui vivent de la terre et nous en redonnent les fruits, contre la honte du pays nourrie, gavée, d’argent sale autant que de l’esprit du mal.
    En ce 11 novembre, souvenons-nous du sacrifice de tous ceux, inspirés de l’esprit de Jeanne d’Arc, qui sauvèrent la France, et soutenons aujourd’hui ceux qui perpétuent cet exemple historique d’abnégation jusqu’à la mort, en une lutte fondamentale et séculaire contre le mal absolu, aujourd’hui devenu un molosse politico-économique, corrompu jusqu’aux os, et surgi, comme toujours, du « côté obscure de la force »,

    • Isabelle

    Vive la solidarité entre paysans! C’est trop beau!

Le plaidoyer de la bergère des collines Florence Robert pour un pacte de responsabilité avec le vivant dans le cadre d’un élevage non industriel

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