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« Usine à végétaux » en milieu urbain: un prototype dévoilé à Lyon

fermes urbaines

Dans une ferme urbaine lyonnaise, le 20 octobre 2016 à Villeurbanne, près de Lyon © AFP JEFF PACHOUD

Villeurbanne (AFP) – Produire des végétaux en ville dans des espaces confinés et en intérieur, même dans une cave ou des parkings, c’est le projet de la Ful (Ferme urbaine lyonnaise), présentée vendredi.

Il existe déjà de nombreuses initiatives d’agriculture urbaine. Les géants japonais Toshiba, Panasonic ou Fujitsu ont déjà leurs « usines à légumes ».

Ful est donc un prototype de plus, mais qui présente, selon ses fondateurs, de nombreux avantages: la possibilité de casser le cycle semis/récolte en produisant en continu sur l’année et la possibilité de reproduire tous les climats dans ce milieu clos et stérile. Un élément déterminant dans la production de plantes à haute valeur ajoutée servant par exemple en cosmétologie ou en pharmacie.

C’est sur le site de l’Insa Lyon, à Villeurbanne, que l’équipe a installé son site pilote. Sur 25 mètres carrés, elle fait pousser des salades, des plantes aromatiques ou des fraises. Les pots sur étagères sont amenés par charriots automatiques à l’arrosage.

« Notre obsession, c’est la préservation des ressources », insiste Didier Gaydou, cofondateur et directeur technique. Ainsi, presque pas de pesticides puisque l’environnement, stérile, est préservé de tout nuisible et une utilisation de l’eau maîtrisée en circuit fermé.

Évidemment, un tel dispositif reste énergivore. L’objectif est de réussir à avoir suffisamment de synergies avec l’environnement urbain autour pour réduire cette facture, souligne Didier Gaydou.

Une telle installation pourrait permettre de faire pousser des salades dans le désert, mais aussi de casser la saisonnalité de certains produits en les récoltant toute l’année.

Le projet, soutenu par de grands groupes comme le 4e semencier mondial, Vilmorin, ou l’Etat, a besoin désormais de lever entre un et deux millions d’euros pour passer à l’étape supérieure et conquérir ses premiers clients.

© AFP

2 commentaires

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    • MARIE

    Et si nous arrêtions de polluer notre planète?
    L’eau serait propre naturellement , l’air sain , des températures idéales , et la permaculture et le bio ne demanderaient pas ces solutions énergivores et n’augmenteraient pas la température de notre planète.
    On prend le problème à l’envers.

      • Georges

      Tout à fait Marie, encore une fois on s’en va chercher le diable pour produire fou et toujours et encore avec les grands semé cires qui comme tout le monde le sait, ne sont pas les plus propres.