Incendies en Australie, suivez la situation

En août, la planète a battu un record de chaleur pour le 16e mois d’affilée

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Août 2016 a battu un record de chaleur pour le 16e mois consécutif © AFP/Archives Robyn BECK

Washington (AFP) – Le mois dernier a été le mois d’août le plus chaud depuis 137 ans sur la planète, seizième record mensuel d’affilée en la matière, ce qui est sans précédent.

La Terre n’avait jamais connu une aussi longue période de hausses mensuelles des températures depuis le début des relevés en 1880, a souligné mardi l’Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA).

Pour les huit premiers mois de 2016, la température à la surface des océans et des terres (14,1 degrés C) s’est située 1,01°C au-dessus de la moyenne du XXe siècle, surpassant le précédent record de la même période en 2015 de 0,16°C, a précisé la NOAA dans son bulletin mensuel des températures sur le globe.

L’année 2016 est ainsi bien partie pour battre un nouveau record annuel de chaleur, qui serait le troisième de suite.

Pour août, la température moyenne sur les terres et océans (15,6°C) a été 0,9°C supérieure à la moyenne du siècle dernier, ce qui en a fait le mois d’août le plus chaud dans les annales, battant le précédent record pour ce mois en 2015 de 0,05°C.

« Des températures plus élevées que la moyenne ont été enregistrées sur la vaste majorité de la planète », souligne la NOAA.

En Afrique et en Asie, août n’avait pas été aussi caniculaire depuis le commencement des relevés sur ces deux continents en 1910.

« Le mercure a aussi atteint des niveaux record pendant les huit premiers mois de 2016 sur l’ensemble de l’Alaska, dans l’Ouest du Canada, le nord de l’Amérique du Sud, en Afrique, dans le sud de l’Europe, en Indonésie, et dans plusieurs région d’Amérique Centrale, dans les Caraïbes, l’Australie et la plupart de l’Asie », a précisé l’agence.

Cette accélération du réchauffement planétaire résulte principalement de l’accumulation des gaz à effet de serre provenant de la combustion des énergies fossiles, soulignent les climatologues.

Le président américain Barack Obama a exhorté mardi les pays signataires de l’accord de Paris sur le climat à le mettre en oeuvre dès que possible pour ne pas laisser ces questions aux générations suivantes.

« Si nous n’agissons pas vigoureusement, nous aurons à payer le prix de migrations massives, de villes submergées, de personnes déplacées, de réserves alimentaires qui fondent et de conflits générés par le désespoir », a déclaré M. Obama à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies.

Cet accord, déjà ratifié par les Etats-Unis et la Chine, les deux plus grands émetteurs de gaz à effets de serre, vise à limiter le réchauffement à moins de 2°C d’ici la fin du siècle par rapport aux niveaux de l’ère pré-industrielle.

La montée record du mercure en 2016 a été en partie exacerbée par le courant équatorial chaud du Pacifique El Nino pendant les six premiers mois de l’année. Il s’est depuis dissipé.

Ce réchauffement résulte surtout d’une accumulation de chaleur au cours des décennies: avant d’être piégée dans l’atmosphère par l’accroissement des gaz à effet de serre, celle-ci est absorbée par les océans.

En août, la température moyenne à la surface des océans était ainsi 0,77°C au-dessus de la moyenne du XXe siècle, la deuxième plus élevée jamais enregistrée, souligne la NOAA.

« Nous avons eu El Nino avant et il n’a pas produit des records de température comme cela », avait déclaré le 12 septembre Gavin Schmidt, le principal climatologue de la Nasa, directeur de l’Institut Goddard pour les études spatiales.

Autre signe d’intensification du réchauffement, l’étendue des glaces arctiques a été en août 23,1% inférieur à la moyenne de 1981 à 2010, a pointé la NOAA.

Il s’agit de la quatrième plus faible superficie de la banquise pour ce mois depuis 1979, début des observations par satellite.

Les glaces arctiques ont atteint leur plus petite étendue pour l’été samedi dernier (16 septembre) avec 4,4 millions de km2 juste derrière le record de 2012 (3,39 millions de km2).

Selon des chercheurs, l’océan Arctique pourrait être libéré des glaces durant l’été d’ici 2030 ce qui pourrait affecter le « jet stream » et avoir un impact sur la météorologie plus au sud.

© AFP

4 commentaires

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  • Les Lutins thermiques préoccupés par les actions qu’il va falloir entreprendre après la conférence de Paris sur le climat se sont réunis pour en discuter.

    Balendard
    Je m’inquiète de savoir comment le préfet, placé par l’état au sommet de la hiérarchie pour la rénovation thermique de l’habitat, va s’organiser pour faire avancer les choses. Ne pourrait-il pas profiter de la complémentarité entre les géothermies profonde et superficielle en région parisienne.

    Les LT
    Ne vous sentez pas à ce point responsable de la transition énergétique. Si le comportement de tous nos citoyens était comparable au vôtre, les Préfets, qui interdisent encore trop souvent pour assurer leur tranquillité se trouveraient dans l’obligation d’agir et de proposer. Rassurez-vous, ceux-ci sont avant tout des financiers ayant le sens de l’intérêt général et il ne devraient pas, pour cette raison, rester insensible au fait que les solutions que vous proposez réduisent notre dépendance aux énergies fossiles ainsi que notre besoin en électricité.

    Balendard
    Oui vu sous cet angle vous avez probablement raison. Ceci d’autant que le prix de l’électricité augmentant, ils devraient subir une pression accrue du médiateur de l’énergie préoccupé par la précarité énergetique.
    Ce qui m’inquiète dans le cadre de la région IDF est le fait que les hautes températures du dogger sont excentrées par rapport à Paris de quelque 40 km vers le Sud Est

    Les LT
    C’est précisément cela qui rend votre proposition de fusion entre les deux réseaux extrêmement attractive. Certes la température de l’eau contenue dans le dogger est moindre dans la banlieue Nord Ouest de Paris mais vous devez prendre en compte que les forages moins profonds à cet endroit, seront plus économiques.
    Épris de justice sociale comme vous l’êtes vous devez aussi considérer qu’il y a là une opportunité de réduire les inégalités en faisant bénéficier la région Nord Est d’avantages comparables voire mêmes plus attractifs que les nombreux forages de la région Sud Est.

    Balendard
    Oui, mais le préfet n’est pas thermicien de formation. Je crains que ne percevant pas les bénefices que les franciliens peuvent retirer de la complémentarité des deux géothermies, il soit plutôt passif et ne joue pas le rôle moteur que l’on est en droit d’attendre de lui dans le cadre de la préservation de notre environnement et du PREH.
    Ce qui serait regrettable vu ses qualités d’administrateur.

    Les LT
    Nous allons nous employer à lever l’important obstacle que vous venez de soulever. En vous écoutant nous prenons en effet conscience que rien ne se fera de valable si le Préfet ne perçoit pas l’intérêt qu’il y a de faire transiter l’énergie de la géothermie profonde dite de « première importance » vers celle de « moindre importance ». Ceci afin d’améliorer les performances de cette dernière. N’avez-vous pas dans votre livre en parlant du diagramme de Mollier évoqué l’avantage qu’il y a de rapprocher les températures des deux sources froide et chaude d’une pompe à chaleur pour améliorer ses performances?

    Balendard
    Effectivement mais votre proposition d’augmenter la température à la source froide plutôt que de la baisser à la source chaude me parait être à la réflexion une meilleure orientation technique que les radiateurs basse température. Elle me semble aussi mieux répondre à nos préoccupations financières que l’isolation vu les retours sur investissement souvent excessifs de cette dernière.

    Les LT
    Votre intuition est la bonne, les échanges thermiques entre l’eau et l’air au niveau des radiateurs hydrauliques basse température sont en effet plus complexes que vous ne l’avez expliqué dans votre livre au chapitre sur les émetteurs thermiques. Ceci dans la mesure où ils font intervenir à la fois la convection et le rayonnement avec une répartition variable entre ces deux formes de transmission thermique assez difficile à appréhender. De plus on les considère comme des organes privatifs ce qui va inévitablement freiner leur remplacement. Vous venez aussi de soulever un point d’une extrême importance pour nos investisseurs. Celui du retour de la dépense initiale. Bien que les investissements de chauffage urbain haute température soient amortis dans des périodes relativement courtes par rapport à la pose d’un double vitrage, l’avantage principal que peut retirer l’investisseur d’augmenter la température à la source froide de la géothermie de surface est la diminution du coût des raccordements hydrauliques constituant le réseau d’ENP.
    Ce poste est d’une importance primordiale.
    Une température à la source froide de 30°C au lieu de 10 avec une chute de température 5 fois plus importante dans l’échangeur de température constituant l’évaporateur c’est, à puissance équivalente, un réseau d’eau non potable parcouru par un débit 5 fois plus faible.

    Balendard
    Je réalise en vous entendant qu’au lieu des 25 m3/h devant éventuellement être pompés dans l’aquifère libre pour alimenter l’évaporateur de la PAC aquathermique objet du cas pratique de mon livre, 5 m3/h et une tuyauterie en polyéthylène de 40 mm de diamètre intérieur suffisent!
    J’ai toutefois conscience que les débits globaux requis peuvent être très importants si l’on souhaite généraliser ce réseau.

    Les LT
    Oui, ils le sont. Dans la mesure où vous êtes environ une centaine d’occupants dans l’immeuble objet du « cas pratique » de votre livre un doublet ayant un débit de 200 m3/h ne pourra assurer que le besoin de 40 immeubles comme le vôtre. Cela revient à dire qu’il faudrait un bon millier de puits comme celui-ci pour chauffer les 5 millions d’habitants correspondant au Paris intra-muros et sa proche banlieue. Cela correspondrait à un débit total de quelque 70 m3/s qui malgré son importance reste très inférieur au débit moyen de la Seine à Paris de quelque 200 m3/s.
    Ne perdez toutefois pas de vu que vous avez choisi l’option d’isoler votre immeuble avec balcons seulement après avoir mis en place votre complément ENR. En choisissant cette option l’énergie requise pour le chauffage est sensiblement deux fois plus importante que celle nécessaire pour l’ECS. Cela alors que dans l’étude que vous avez faite à l’occasion de l’immeuble de Mr tout le monde c’est l’inverse, à savoir qu’en isolant au préalable, c’est cette fois la quantité d’énergie pour assurer le chauffage qui se trouve être deux fois plus faible. De ce fait l’immeuble de Mr tout le monde requérant sensiblement deux fois moins d’énergie par habitant que celui du cas pratique de votre livre les débits requis dans les réseaux hydrauliques seront très sensiblement inférieurs et le besoin en NB de puits probablement plus proche de 500 que de 1000.
    Mais les actions pour développer ce réseau ne relève pas de vos actions mais de celle du préfet et de la quirielle d’organismes mis à sa disposition. Pour ce qui vous concerne ne perdez pas toutefois de vue que si votre préfet ne souhaite pas mutualiser le chauffage urbain en délivrant directement de l’eau chaude aux immeubles avec un réseau de chaleur constitué de grosse pompes à chaleur collectives, vous allez devoir demander aux constructeurs de pompes à chaleur de dimensionner l’évaporateur de votre pompe à chaleur de telle sorte que la chute de température dans le primaire de l’évaporateur soit sensiblement 5 fois supérieure à celle d’une PAC sur nappe libre conventionnelle. Les échangeurs à plaques étant des organes performants et évolutifs cela me paraît être heureusement un problème mineur dans un pays de technologie comme le nôtre.

    Balendard
    Puissiez vous avoir raison.
    L’inondation début juin 2016 de ma maison suite à une crue qui aurait pu être plus grave pour Paris que celle de 1910 est pour moi un signal.Ceci d’autant plus qu’elle est en principe protégée par le canal du Loing . De nombreux experts économiques estiment que l’inaction a un coût. Un coût plus important que les dépenses qu’il nous va falloir dès à présent engager pour limiter les conscéquences du réchauffement climatique et de la pollution de l’air. En d’autre terme le coût de l’inaction pourrait bien être plus important que celui de l’action.

    Les LT
    Je vous suit sur ces points.
    Pour limiter la pollution de l’air dans Paris intramuro il nous semble préférable d’y favoriser l’implantation de système hybrides. Plutôt que d’interdir par exemple la circulation des voitures conventionnelles dans les voies sur berge peut-être serait-il préférable de n’y autoriser que les voitures hybrides. De même que nous devrions pour le chauffage de l’habitat dans Paris intra-muros et sa proche banlieue développer l’implantation de chaufferie hybrides comparables à celle que vous avez imaginées dans votre livre à cela près que votre complément ENR serait alimentée par de l’eau non potable à quelque 30°C profitant directement de l’energie issue du dogger.
    L’amélioration des performances qui en résulte permettrait de limiter la puissance électrique de pointe sur le réseau à moins de 60 000 GW

    Ce texte pourrait être la conclusion du livre de Balendard sur « La chaleur renouvelable et la rivière »

  • Notre constitution, considérant que la préservation de l’environnement doit être recherchée au même titre que les autres intérêts fondamentaux de la Nation, a élaborée une « Charte de l’environnement » qui stipule en préliminaire que chacun d’entre nous a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de sa santé.

    Les Lutins thermiques observant avec Goodplanet que nous ne sommes pas dans cette situation attirent notamment l’attention de nos responsables politiques sur l’article 6 de cette charte qui stipule mot pour mot :

    LES POLITIQUES PUBLIQUES DOIVENT PROMOUVOIR UN DÉVELOPPEMENT DURABLE. A CET EFFET, ELLES CONCILIENT LA PROTECTION ET LA MISE EN VALEUR DE L’ENVIRONNEMENT, LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET LE PROGRÈS SOCIAL

    En conscéquence les Lutins thermiques considérant que les actions proposées ci-dessus pour assurer le chauffage urbain concilient ces 3 facteurs demandent par égard à Jacques Chirac aux politiques publiques de prendre les actions proposées ci-dessus pour assurer le chauffage de l’habitat urbain.

  • Le dictateur impose
    Le démocrate propose
    L’élu dispose

    Balendard est un électeur qui s’oppose
    Il a un grave problème: il en a assez de proposer sans être entendu. De prêcher dans le désert. Il s’inquiète de constater que pour assurer le chauffage de l’habitat nos élus font l’opposé de ce qu’ils devraient FAIRE. Ceci pour la simple raison qu’au lieu de préserver nos ressources naturelles ils les dilapident avec insouciance et irresponsabilité.

    Il sait que la dictature c’est « ferme ta gueule » et il est désolé de constater que la démocratie « c’est cause toujours » ce qui est encore pire puisque dans le premier cas il y a au moins un échange.

    Il savait que le chemin qui mène à la transition énergétique serait long et semé d’embuche mais il a visiblement sous-estimé le conservatisme, les idées fausses, le mensonge, l’obscurantisme des normes,
    l’ignorance voire la bêtise.

    – Il souhaite se faire entendre
    – Il n’a jamais été condamné et
    son casier judiciaire est vierge
    – Il est ingénieur hydraulicien
    – Il aime l’eau, le canoë et la nature.
    – il a un coup de blouze
    – Il est actuellement en vacances

    Balendard septembre 2016

  • Notre premier Ministre a déclaré:

    Je présenterai dans les prochaines semaines, un plan d’accélération de la rénovation urbaine. Nous y travaillons avec Patrick Kanner le ministre de la Ville et la secrétaire d’Etat à la Ville Hélène Geoffroy », a-t-il annoncé.

    Les Lutins thermique espère que plan de rénovation concerne le grave problème du chauffage de l’habitat en ville et particulièrement de Paris. Dans la mesure ou il prouvé qu’il avait autorité sur notre Ministre de l’écologie à l’occasion de l’autorisation de pollution au large des calanques marseillaise il pourrait faire usage de cette dernière en donnant instruction à notre Ministre de se préoccuper PRIORITAIREMENT de nos problèmes urbain actuels.
    Ne serait-ce que pour respecter notre propre constitution et l’article 6 de notre charte de l’environnement

    Balendard bientôt octobre 2016