Energie: un quart de l’électricité consommée en France au 2e trimestre venait des renouvelables

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Un parc d'éoliennes, le 18 août 2016 à Guillonville, dans le centre de la France © AFP/Archives JEAN-FRANCOIS MONIER

Paris (AFP) – L’électricité produite à partir des énergies renouvelables a représenté 26% de la consommation de courant des Français au deuxième trimestre, grâce surtout à l’hydroélectricité, selon un bilan publié jeudi.

Le parc hydraulique historique a vu sa production progresser de 15,5% par rapport à la même période de l’an dernier, grâce à une pluviométrie exceptionnelle, explique ce « Panorama de l’électricité renouvelable » réalisé par Enedis, RTE, le Syndicat des énergies renouvelables et l’Adeef (Association des distributeurs d’électricité en France).

Au total, la production hydroélectrique a couvert 18% de la consommation de courant au deuxième trimestre.

Sur cette période, 728 MW de capacités renouvelables ont été raccordées au réseau, le niveau le plus important depuis 4 ans et à 90% effectué dans l’éolien et le solaire.

Entre le 30 juin 2015 et le 30 juin 2016, les énergies renouvelables ont couvert 19,8% de la consommation électrique.

Globalement, le parc renouvelable français a atteint fin juin 44.750 mégawatts, dont 25.468 MW d’hydraulique, 10.847 MW d’éolien, 6.547 de solaire et 1.888 MW de bioénergies (biomasse).

Cela représente 87% de l’objectif que s’est fixé la France pour 2018.

Le solaire est à 64% de son objectif, l’éolien à 72% et les bioénergies ont déjà atteint leur cible.

La production d’électricité française reste aux trois quarts couverte par le parc nucléaire. La loi sur la transition énergétique vise à ramener la part du nucléaire à 50% d’ici 2025.

© AFP

2 commentaires

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    • Oskar Lafontaine

    Ces chiffres, et c’est dommage, ne font pas ressortir le montant en mégawattheures des importations en France d’énergie électrique achetée en Europe. L’Allemagne par exemple, et depuis 2012 déjà nous vend en effet chaque année davantage d’électricité que EDF par RTE, transporteur d’électricité, ne parvient à lui en écouler, et cette électricité allemande est surtout d’origine renouvelable, puisque achetée quand son prix est bas parce qu’il y a surproduction. Les opérateurs alternatifs en effet n’achètent plus à EDF de courant nucléaire, car c’est trop cher, mais ils achètent en Europe quand le prix en est bas, quand le vent souffle fort par exemple et qu’il y a alors surproduction et baisse du prix, ainsi leurs tarifs sont plus bas que ceux d’EDF pour les consommateurs.
    Il serait intéressant, car révélateur, de disposer des soldes mensuel et trimestriel, des importations-exportations d’électricité entre la France et nos voisins européens, tant en mégawattheures, qu’en valeur, en euros.

    • Oskar Lafontaine

    Parallèlement en France, en cette année 2016, c’est la production d’électricité nucléaire d’EDF qui recule enfin. Ainsi pas moins de 5 réacteurs sont à l’arrêt, et les retours en production ne sont pas attendus avant l’an prochain, en cause le vieillissement des installations, certes, mais peut-être également, une volonté dissimulée d’EDF de baisser, sans le reconnaître, sans l’avouer, la quantité d’électricité nucléaire qu’elle tente d’écouler, même à pertes sur le marché, avec de moins en moins de succès vu la concurrence des renouvelables, toujours moins chers, et la surproduction européenne. Ce retrait de production fait en effet mécaniquement remonter, par application banale de la loi de l’offre et de la demande, ou moins baisser, le cours de l’électricité coté en Bourse.
    Sont à l’arrêt Fessenheim 2 depuis mi-juin et redémarrage espéré vers fin mars 2017, sans certitude.
    A l’arrêt encore le réacteur N° 5 de Gravelines depuis avril 2016 et redémarrage pas avant fin mars 2017.
    A l’arrêt toujours le réacteur N° 2 de la centrale du Paluel, stoppé depuis mars 2015, « victime  » peut-être voulue,d’un grave accident industriel le 31 mars 2016, sans faire de victimes, aucune date encore annoncée pour sa remise en état.
    A l’arrêt encore le réacteur N°5 de la centrale du Bugey, depuis un mois et pas de redémarrage envisagé avant février 2017, centrale nucléaire dont par ailleurs la Suisse demande officiellement, diplomatiquement et juridiquement l’arrêt total et définitif de ses 4 réacteurs, depuis plus d’un an, car positionnée trop proche de son territoire.

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