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Fos-sur-Mer: lancement d’une étude sur les polluants dans les organismes des habitants

fos sur mer

Un bateau pétrolier vogue au large de Fos-sur-mer, le 30 mai 2016 © AFP/Archives BORIS HORVAT

Marseille (AFP) – Un institut scientifique a lancé vendredi une étude des polluants présents dans le sang et les urines des riverains de la zone industrielle de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) pour tenter de mesurer l’impact de la pollution industrielle sur les habitants.

Henri Wortham, président de l’Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions (IECP) et directeur du Laboratoire de chimie environnementale de l’Université d’Aix-Marseille, souhaite « répondre aux questionnements des populations du territoire » avec le lancement de l’étude Index, a-t-il annoncé vendredi.

Les pourtours de l’Etang de Berre, près de Marseille, sont occupés par l’une des plus importantes zones industrielles d’Europe. Les habitants du Golfe de Fos sont particulièrement exposés à la pollution générée par ses activités, entre la zone industrielle de Fos et celle de Lavera.

L’étude Index vise à savoir « si la population vivant à Fos-sur-Mer présente des niveaux d’imprégnation aux polluants anthropiques (créés par l’activité humaine, ndlr) significativement différents par rapport à un groupe témoin », explique l’IECP dans un communiqué.

L’Institut espère recruter jusqu’à 200 volontaires, âgés entre 30 et 65 ans, « résidant depuis plus de 3 ans à Fos-sur-Mer et exerçant leur activité principale actuellement sur cette commune ».

Le groupe témoin sera composé d’habitants de la même fourchette d’âges, des communes de Saint-Martin-de-Crau et Mouriès, situées plus loin de la zone industrielle mais connaissant un trafic routier similaire à Fos-sur-Mer.

Le maire de Fos-sur-Mer, René Raimondi, dont la commune subventionne l’IECP, se félicite « qu’une étude sur l’humain, indépendante, soit enfin menée ». « On l’a longtemps réclamée aux services de l’Etat, mais on ne nous a répondu qu’avec des statistiques, pas par du concret », constate l’élu PS.

Dans le passé, des études menées dans la région de l’Etang de Berre ont montré une surmortalité liée aux maladies respiratoires. Une étude menée par l’InVS entre 2004 et 2007 a notamment révélé que les pathologies cardiovasculaires, les cancers des poumons, de la plèvre, et de la vessie comme les leucémies aiguës sont significativement élevés chez les hommes vivant autour de l’étang de Berre.

© AFP

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