L’Iran va construire deux réacteurs nucléaires avec la Russie

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La centrale nucléaire de Buchehr en Iran le 26 octobre 2010 construite avec l'aide des Russes © MEHR NEWS/AFP MAJID ASGARIPOUR

Téhéran (AFP) – L’Iran va construire deux nouveaux réacteurs nucléaires avec l’aide de la Russie, a annoncé le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) Ali Akbar Salehi.

« Les travaux pour la construction de deux nouveaux réacteurs nucléaires à Buchehr (sud) débuteront le 10 septembre et prendront dix ans », a-t-il affirmé mercredi tard dans la soirée selon l’agence officielle Irna.

« Nous allons économiser 22 millions de barils de pétrole par an en construisant ces deux nouveaux réacteurs », a affirmé M. Salehi, précisant que le coût du projet était estimé à 10 milliards de dollars (environ 8,9 milliards d’euros).

Le chef de l’OIEA, qui également vice-président de son pays, a mentionné un « contrat de coopération » avec la Russie pour la construction des réacteurs, sans donner plus de détails de ce partenariat.

L’Iran, riche de grandes réserves en pétrole et en gaz, souhaite diversifier ses sources d’énergie pour être moins dépendant des énergies fossiles pour sa consommation intérieure.

Le pays a conclu le 14 juillet 2015 à Vienne avec les grandes puissances un accord destiné à garantir la nature strictement pacifique de ses activités nucléaires contre une levée des sanctions internationales.

© AFP

4 commentaires

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    • Marcadet

    Et Tchernobyl aujourd’hui, qu’en est-il…?
    Il faudrait y penser avant toute autre construction nucléaire. La planète entière est concernée.

  • OUI la planète est concernée

    Examiné en ayant en tête qu’il y a une relation de cause à effet entre les émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique je me dit que la décision prise par ces deux  chefs d’etat trouve probablement son explication dans le raisonnement suivant:

    Vu l’immence étendue de son territoire la Russie, pays de technologie avancée souhaite utiliser ses connaissances du nucléaire faire oublier si faire se peut Tchernobyl et observe avec confiance ses considérables réserves naturelles en les considérant comme intarissables.

    Quant à l’Iran qui s’inquiète du niveau à la baisse de ses réserves pétrolière elle se dit:
    Voila une bonne occasion de nous rapprocher de la communauté internationale en participant à l’attenuation climatique et en faisant oublier qu’on nous a longtemps soupçonnée de vouloir associer les nucléaires civils et militaire

    Le speach d’ Idriss Aberkane que je viens d’écouter  sur la véritable économie, celle de la connaissance  et les trésors cachés du biomimétisme me permets de penser qu’en solutionnant leurs préoccupations sur le moyen terme ces deux nations ne solutionnent pas sur le fond le problème mondial de l’énergie

    Balendard septembre 2016

    • Oskar Lafontaine

    Il n’y a là qu’un simple effet d’annonce à l’intention de la population iranienne, histoire de lui donner à penser que sur le nucléaire, la négociation pour réintégrer l’Iran dans le concert des nations, ne l’empêche absolument pas de poursuivre cette voie atomique en réalité très hasardeuse et surtout coûteuse. Rien que l’extension du réseau électrique pour approvisionner les iraniens avec l’électricité des réacteurs nucléaires, doublera au moins, voyez plutôt une carte, le montant de la facture, alors que le photovoltaïque décentralisé, autonome et sur batteries, permet de réaliser cette économie. En réalité jamais ces deux réacteurs ne seront construits pour la bonne raison que l’Iran, pays largement ensoleillé, peut, et en bien moins de dix ans, produire annuellement la même quantité d’électricité que ces deux réacteurs russes et poutiniens, par le photovoltaïque et pour moins cher qu’avec ce nucléaire russes d’importation. L’Iran va vite réaliser que les usines à cellules et panneaux solaires sont parfaitement constructibles chez elle et fourniront tous les panneaux dont l’Iran a besoin et même pourra en exporter.
    Quant au pétrole et au gaz, nous approchons du jour où leur exploitation par des forages, sera interdite sous peine de lourdes sanctions économiques; alors on commencera à s’intéresser à la mer des Sargasses, en plein océan Atlantique, pour y prélever des algues, industriellement ensuite transformées en tous les produits pétroliers habituels, et pour un bilan CO² nul, puisque les algues se renouvellent en captant, par photosynthèse, le CO² atmosphérique.

  • J’espère pour l’Iran que l’analyse d’ Oskar est meilleure que la mienne.

    Dans un pays ensoleillé comme l’Iran le soleil devrait en toute logique l’emporter. Quant au stokage la chaine montagneuse caucasienne avec les monts Zagros ou le mont Elbourz (5 600m) à proximité de Téhéran sera probablement favorable à l’implantation de quelques STEP permettant de résoudre plus intelligemment le PB du stockage

    Voir
    http://www.infoenergie.eu/riv+ener/RSE.htm

    Balendard septembre 2016

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