Juillet a été le mois le plus chaud de l’histoire

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Juillet a été le mois le plus chaud de l'histoire moderne, établissant un record depuis le début des relevés de températures il y a 137 ans, selon les scientifiques du gouvernement américain © AFP/Archives PHILIPPE DESMAZES

Miami (AFP) – Juillet a été le mois le plus chaud de l’histoire moderne, établissant un record depuis le début des relevés de températures il y a 137 ans, selon les scientifiques du gouvernement américain mercredi.

« La température moyenne globale à la surface des terres et des océans pour juillet 2016 a été la plus chaude, tant pour le mois de juillet que pour n’importe quel mois dans les annales des relevés de températures de la NOAA, qui remontent à 1880 », a indiqué l’Agence océanique et atmosphérique américaine.

Le précédent record avait été établi en juillet de l’année dernière, ce mois étant traditionnellement le plus chaud de l’année sur Terre.

C’est également la 15e fois consécutive qu’un record mensuel de température est battu, « la plus longue série de ce type en 137 ans », a ajouté la NOAA.

En juillet la température moyenne globale au-dessus des terres et à la surface des océans a été de 16,67 degrés Celsius, soit 0,87°C au-dessus de la moyenne du XXe siècle. Le record de juillet 2015 a été battu de 0,06°C.

Autre signe du réchauffement climatique, juillet a été le 379e mois consécutif avec des températures au-dessus de la moyenne du XXe siècle. Il faut remonter à décembre 1984 pour trouver trace d’une marque un peu inférieure à cette moyenne.

Les températures ont été très hautes alors même que le phénomène du courant chaud du Pacifique El Nino est terminé, ont noté les scientifiques.

Des températures supérieures à la moyenne, voire très supérieures, ont été relevées sur les six continents. Chacun d’entre eux pris individuellement a enregistré des températures parmi les plus hautes pour un mois de juillet.

En Asie par exemple, le mois dernier a été le deuxième juillet le plus chaud de l’histoire, derrière 2010.

La NOAA souligne aussi des épisodes plus chauds que d’habitude en Indonésie, en Asie du sud-est ou en Nouvelle-Zélande. Le Golfe persique a aussi connu des épisodes de chaleur particulièrement pénibles.

« La température la plus haute enregistrée en juillet l’a été à Mitribah, au Koweït, avec une pointe à 52,5°C le 22 juillet », a encore mis en avant la NOAA.

Autre exemple, Bahreïn a enregistré une température moyenne de 36°C sur tout le mois de juillet, soit 2,1°C de plus que la moyenne, égalant le record de 2012 pour son mois de juillet le plus chaud depuis le début des relevés de températures.

Par comparaison, en Espagne la température moyenne a été de 25,5°C, mais le record reste pour ce pays celui de l’an dernier (26,5°C en juillet 2015).

D’autres régions ont connu des températures plus conformes à la moyenne, voire un peu moins chaudes, comme les Etats-Unis, l’est du Canada, le sud de l’Amérique du Sud, le sud-ouest de l’Australie, le nord de la Russie, le Kazakhstan ou l’Inde.

Pour juillet, l’étendue des glaces de l’Arctique a été 16,9% en-dessous de la moyenne établie entre 1981 et 2010, ce qui en fait la troisième plus petite étendue de glace pour un mois de juillet depuis le début des relevés en la matière, qui remontent à 1979.

De manière globale, 2016 va très probablement devenir l’année la plus chaude de l’histoire moderne. Selon la NOAA les sept premiers mois ont été les plus chauds pour cette période, 1,03°C au-dessus de la moyenne du XXe siècle.

Cette année est donc en passe de battre de 0,19°C le record tout juste établi l’année passée.

© AFP

2 commentaires

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    • schauber

    c’est toujours selon la NASA ou la NOAA ! Que disent les autres organismes qui mesurent la température moyenne ? Ils n’ont pas l’air d’être aussi alarmistes ?

  • Les experts scientifiques du GIEC ont établi, dans le cadre d’une convention entre les nations unis, la relation de cause à effet entre la quantité de gaz à effet de serre émise dans l’atmosphere et le réchauffement climatique.
    Alors que le réchauffement excède déjà les prévisions les plus alarmistes nous propulsant dans un monde où un été comme celui de 2003 sera bientôt banal en Europe l’homme n’a pas voulu comprendre que les problèmes actuels concernant le climat, la pollution de l’air dans nos villes et la pauvreté sont de toute évidence liés à la chaîne énergétique choisie par lui pour produire l’énergie de son choix, la stocker si besoin est, et la transporter avant de la consommer. Victime des lobbies, il n’a pas voulu comprendre qu’il y a urgence à supprimer autant que faire se peut la combustion dans les chaines énergétiques lui permettant de satisfaire ses besoins énergétiques.
    Il n’a toujours pas compris qu’en faisant cohabiter les fluides au sein de systèmes hybrides, il pouvait tirer profit de leur complémentarité pour le transport ainsi que pour le chauffage de l’habitat. Il n’a pas réalisé qu’en utilisant l’enthalpie des corps pour se chauffer il pouvait refroidir localement son environnement. Au train où vont les choses il va bientôt s’apercevoir que ce qu’il lui manque le plus ce n’est ni le gaz, l’eau ou l’électricite mais le temps qu’il lui reste encore pour créer les nouveaux outils lui permettant d’exploiter et de consommer ces biens précieux plus intelligemment en adaptant son modèle économique et ses comportements aux exigences de notre monde

    Balendard août 2016

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