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Afrique: les investisseurs internationaux tablent sur l’énergie renouvelable

Afrique

3.300 panneaux solaires forment le plus grand parking couvert solaire d'Afrique au centre commercial Garden City à Nairobi (Kenya), générant 1.256 MWh par an. Vue de ce parking le 26 octobre 2015 © AFP/Archives SIMON MAINA

Paris (AFP) – Les investisseurs internationaux considèrent le secteur de l’énergie renouvelable comme le plus prometteur en Afrique à l’horizon 2020 et sont prêts à y renforcer leurs participations, selon une enquête diffusée mardi par Havas Horizons.

« Les investisseurs croient en la capacité du continent africain à devenir une référence mondiale pour les énergies renouvelables, activité d’ores et déjà privilégiée dans leurs investissements », souligne Havas Horizons, service dédié aux pays émergents lancé par l’agence Havas et l’institut Choiseul.

« Longtemps considéré comme risqué, l’investissement dans les projets énergétiques semble représenter aujourd’hui un potentiel de retour sur investissement très significatif », souligne l’enquête menée auprès de 55 institutions financières et bancaires du 14 janvier au 29 février.

Selon l’étude, l’énergie solaire est « la solution énergétique jugée la plus prometteuse d’ici 2020 », l’Afrique s’inscrivant désormais « dans une tendance globale de développement des énergies renouvelables au détriment des énergies fossiles ».

Malgré la chute des cours des matières premières et du pétrole en particulier, les investisseurs interrogés restent d’ailleurs « confiants » pour le continent et confirment « leur volonté d’y maintenir voire d’y renforcer leurs investissements ».

Pour les investisseurs, cinq pays affichent des « perspectives économiques intéressantes »: l’Ethiopie, le Nigeria, le Maroc, le Ghana et le Sénégal.

Ils perçoivent toutefois des freins aux investissements, notamment dans le secteur de l’énergie, principalement « les risques juridiques et ceux liés à la gouvernance ».

© AFP

4 commentaires

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    • Oskar Lafontaine

    Les évidences finissent toujours par s’imposer, même en Afrique, et donc le recours à l’énergie solaire y a plus d’avenir que les formes classiques d’énergies utilisées encore massivement ailleurs.

  • OUI !
    Hélas, ce ne sont probablement pas les pays de l’OCDE qui vont montrer l’exemple de la voie à suivre. Celle qui consiste à abandonner la combustion et le nucléaire pour satisfaire ses besoins énergétique en solutionnant du même coup le problème planétaire de l’énergie.

    Voir la 4ème révolution industrielle décrite dans le livre « La chaleur renouvelable et la rivière »
    http://www.infoenergie.eu/riv+ener/LCU_fichiers/G-TRI.pdf

    Balendard aout 2016

    • Rozé

    Que les africains utilisent et bénéficient des énergies renouvelables de leur continent, parfait.
    Mais attention ! Qu’ils ne se fassent pas confisquer les bénéfices de ces énergies par des investisseurs rapaces. Le soleil, le vent, la biomasse africaines sont disponibles partout ou presque et doivent profiter aux africains. S’il s’agit de vendre aux Européens par exemple, de la chaleur ou de l’électricité d’origine africaine, le scénario n’est pas bon pour les africains. S’il s’agit de payer une rente aux investisseurs avant même de récolter les bénéfices des installations de récupération d’énergie renouvelable, le scénario n’est pas bon pour les africains. S’il s’agit de construire de gigantesques centrales solaires, le scénario n’est pas bon. Les énergies renouvelables sont bien réparties et les installations de récupération de ces énergies doivent d’abord être locales. Pourquoi ? pour bénéficier à l’africain des campagnes autant qu’à l’africain des villes, pour éviter le transport à longue distance de l’électricité, pour éviter la main mise de gros investisseurs avides de revenus et confisquant cette autre richesse de l’Afrique.

      • nicolas

      je suis bien d’accord !