Diesel: la Commission Royal n’exclut pas des logiciels « tricheurs »

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Une station-service le 20 janvier 2016 montrant des pompes distribuant du diesel et de l'essence © AFP/Archives ADRIAN DENNIS

Paris (AFP) – La commission technique indépendante mise en place par Ségolène Royal après l’affaire Volkswagen ne peut pas exclure que d’autres constructeurs de voitures diesel aient recours à des logiciels « tricheurs », a-t-elle indiqué vendredi dans son rapport final compilant les tests de 86 véhicules.

Pointant de « nombreux dépassements » des seuils retenus lors de ces tests, la commission affirme que certains véhicules présentent des « écarts importants » même en conditions d’homologation.

Elle appelle donc à de nouveaux tests « afin d’évaluer s’ils ne doivent pas faire l’objet d’un retrait de leur certificat d’homologation ».

Les travaux de la commission, qui se sont appuyés sur des tests effectués par l’organisme UTAC-Ceram, visaient « à faire toute la transparence sur les pratiques de l’industrie automobile et à restaurer la confiance des consommateurs », selon les mots de Mme Royal, ministre de l’Environnement.

Volkswagen a avoué en septembre 2015 avoir installé sur des véhicules diesel un logiciel destiné à tromper les tests d’homologation, en réduisant temporairement les émissions polluantes, provoquant un scandale planétaire.

Les autres constructeurs se sont défendus d’avoir recours à ce dispositif, prohibé par les réglementations européenne et américaine.

Mais les experts de la commission française, dont les travaux ont duré huit mois, ont affirmé dans leur rapport qu' »il n’a pas été possible d’avoir accès à l’ensemble des logiciels embarqués, et donc aucune analyse des logiciels n’a été effectuée ».

« La commission ne peut donc pas se prononcer définitivement sur la présence ou absence de logiciels +tricheurs+ dans les véhicules testés », selon la même source.

© AFP

Un commentaire

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    • Oskar Lafontaine

    Mais la « triche » sur les logiciels ne concerne pas, chez les constructeurs automobiles, que la partie « pollution » et ses contrôles, elle concerne aussi l’ensemble du « contrôle moteur », qui n’est plus ainsi qu’électronique et donc rend possible une nouvelle forme « d’obsolescence programmée » sans plus qu’aucune pièce ne soit devenue défectueuse, par usure savamment calculée, simplement, l’horloge interne, qui compte surtout les kilomètres parcourus, peut déclencher, selon sa programmation, sinon des pannes réelles, du moins des alertes de pannes, ce qui incite l’automobiliste à faire un tour chez le concessionnaire, qui lui apprend alors qu’il faut, le plus souvent, « changer la vanne EGR » ou un dispositif lié, ou le filtre à particules, moyennant une facture plus ou moins salée, établie alors en réalité « à la tête du client », car ne correspondant à aucune panne réelle. Et pour être gagnant à tous les coups, la vanne EGR, qui n’est pas une plaisanterie, une « vanne », se monte maintenant, même sur les véhicules à essence.
    Autre escroquerie monumentale, le « système Pantome », qui permet effectivement sur tous les véhicules essence ou diesel d’économiser du carburant, jusqu’à plus de 15% et donc aussi de polluer moins, et il n’y a aucun mystère physique dans son fonctionnement, parfaitement conforme aux lois de la thermodynamique, devrait de ce fait et depuis des années déjà, équiper d’office tous les moteurs, et tous les véhicules à carburant, dont les camions,or il n’en est rien sur pressions inavouables du lobby pétrolier d’une part et des Etats d’autre part qui y perdraient sur les taxes sur les carburants. Et comme le système Pantome, n’est pas breveté non plus, aucun constructeur automobile ne peut s’enrichir avec, donc ils sont tous contre, soutenus en plus sur ce point crucial de la consommation, par le lobby pétrolier, et le fisc.
    Ainsi va le monde;..

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