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L’association L214 pointe du doigt deux nouveaux abattoirs dans le Sud de la France

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La marche pour la fermeture des abattoirs lancée par l'organisation L214 à Paris le 4 juin 2016 © AFP/Archives JACQUES DEMARTHON
La marche pour la fermeture des abattoirs lancée par l'organisation L214 à Paris le 4 juin 2016 © AFP/Archives JACQUES DEMARTHON

Marseille (AFP) – Pour la septième fois en quelques mois, l’association L214 a publié mercredi des vidéos de mauvais traitements commis sur des animaux dans des abattoirs, pointant du doigt cette fois-ci deux établissements du Sud de la France, à Pézenas (Hérault) et Puget-Théniers (Alpes-Maritimes).

Ces nouvelles images, filmées entre novembre 2015 et mai 2016 et commentées par l’humoriste Rémi Gaillard, montrent « des actes de maltraitance, des violations de la réglementation, et des animaux en grande souffrance au moment de leur mise à mort », décrit l’association de défense des animaux dans un communiqué.

« À l’abattoir de Pézenas, les chevaux sont parfois tirés au treuil jusque dans le box d’abattage. Les dispositifs d’étourdissement étant inadaptés ou défaillants, les cochons reçoivent des chocs électriques avant d’être vraiment insensibilisés. L’abattage rituel des bovins et des moutons donnent lieu à des images cauchemardesques », poursuit L214.

« À l’abattoir du Mercantour, les conditions d’abattages des bovins sont moyenâgeuses : la mentonnière du tonneau d’abattage est tenue par une ficelle, les employés doivent immobiliser la tête des veaux à l’aide d’une corde au moment de leur saignée », ajoute-t-elle encore.

L’association a annoncé avoir porté plainte pour maltraitance et actes de cruauté contre les deux établissements, qui n’ont pas souhaité faire de commentaire mercredi matin.

En visite « surprise » le 17 mai à l’abattoir de Pézenas, le député LR de l’Hérault Elie Aboud, membre de la commission d’enquête parlementaire sur les abattoirs, n’avait constaté « aucun dysfonctionnement ». Il n’était pas joignable dans l’immédiat mercredi matin non plus.

« Défaillance des services de l’Etat »

« Le député n’avait pas souhaité voir l’abattage sans étourdissement des moutons. Avait-il vu l’utilisation du treuil pour les chevaux? Les dispositifs d’étourdissement pour les cochons? Les pratiques d’abattage rituel des bovins? », l’interpelle l’association dans son communiqué.

Les précédentes vidéos diffusées par L214 au cours des derniers mois avaient notamment entraîné la création d’une commission d’enquête parlementaire sur « les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français ».

Les images de l’abattoir du Mercantour « où les défauts de structure sont patents ont été tournées après les audits mandatés par (le ministre de l’Agriculture) Stéphane Le Foll en avril 2016. Elles démontrent une nouvelle fois la défaillance des services de l’État dans le contrôle du respect des règles de protection animale », dénonce L214.

Après la diffusion d’images de l’abattoir intercommunal de Mauléon-Licharre (Pyrénées-Atlantique) montrant des animaux visiblement mal étourdis et brutalisés et un agneau écartelé vivant, M. Le Foll avait ordonné des inspections dans l’ensemble des abattoirs de France, puis annoncé le 5 avril un plan en faveur du bien-être animal et créé un délit de maltraitance qui peut viser les directeurs des abattoirs.

Cette inspection nationale des abattoirs avait révélé des manquements graves sur 5% des lignes d’abattage des établissements inspectés au mois d’avril, avait annoncé M. Le Foll le 18 mai. Le ministre de l’Agriculture avait alors insisté sur les investissements nécessaires dans la filière et la formation des salariés.

A coup de vidéos choc, L214 a réussi en quelques mois à imposer dans le débat public le sujet des conditions d’élevage et d’abattage. Derrière les caméras se trouvent des employés révulsés ou des membres infiltrés de l’association qui rêvent d’un monde sans viande.

Derrière son nom énigmatique – une référence à l’article L214 du code rural qui reconnut pour la première fois en 1976 que les animaux étaient doués de sensibilité – se trouve un couple: Brigitte Gothière et Sébastien Arsac. Tous deux « vegans », ils ne consomment ni viande, ni lait, ni oeufs.

© AFP

3 commentaires

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    • emile

    Les travaux effectués dans les abattoirs sont aussi des activités professionnelles qui exposent à de nombreux risques spécifiques… Le nombre de salariés exposés à ces risques dans les abattoirs et centres d’équarrissage est de 27000 environ en France avec un taux de fréquence et de gravité des accidents du travail supérieur à la moyenne des professions.
    source : La prévention des risques professionnels dans les abattoirs : http://www.officiel-prevention.com/formation/fiches-metier/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=206&dossid=276

    • c

    alors là les risques pour ceux qui travaillent dans les abattoirs ON S’EN FOUT «  » ce sont des sadiques et des pervers qui font ce travail ces animaux brutalisés au moment de la mise à mort c’est «  »INADMISSIBLE «  » pour faire ce métier et encore faire souffrir les animaux il faut avoir aucune sensibilité , et moi je n’en ai rien A FOUTRE des nombreux risques liés à leurs métiers s’ils ne sont pas heureux qu’ils en changent , pour moi ce sont des salopards , des sadiques et que s’ai je encore !!

    • Nathy78

    Bien d’accord, les pervers et les sadiques qui crèvent dans ce métier de bourreau, tant pis pour leur gueule. A force de tuer, on finit par prendre un retour de bâton mortel et ce n’est que justice !
    Rien à battre des tyrans qui crèvent !