Eolien en mer: EDF change de partenaire pour construire ses parcs français

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L'accord concerne un parc d'une puissance de 498 mégawatts au large de Fécamp (Seine-Maritime), un second de 480 mégawatts au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et un troisième de 450 mégawatts dans la Manche au niveau de Courseulles-sur-Mer (Calvados) © AFP/Archives YOSHIKAZU TSUNO
L'accord concerne un parc d'une puissance de 498 mégawatts au large de Fécamp (Seine-Maritime), un second de 480 mégawatts au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et un troisième de 450 mégawatts dans la Manche au niveau de Courseulles-sur-Mer (Calvados) © AFP/Archives YOSHIKAZU TSUNO

Paris (AFP) – EDF, via sa filiale EDF Energies Nouvelles, a annoncé mardi avoir noué un partenariat avec Enbridge pour construire les trois parcs éoliens en mer remportés en 2012 lors d’un appel d’offres organisé par l’Etat français, le groupe canadien remplaçant ainsi le danois Dong Energy.

« Enbridge acquiert 50% des parts d’Eolien maritime France (EMF), société qui contrôle les trois futurs parcs éoliens en mer. EMF sera ainsi détenue à parts égales par EDF Energies Nouvelles et Enbridge », indique EDF dans un communiqué.

« Aujourd’hui, le groupe EDF passe un cap stratégique », a indiqué dans ce communiqué Antoine Cahuzac, directeur exécutif d’EDF, en charge des énergies renouvelables et directeur général d’EDF EN.

L’accord concerne un parc d’une puissance de 498 mégawatts au large de Fécamp (Seine-Maritime), un second de 480 mégawatts au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et un troisième de 450 mégawatts dans la Manche au niveau de Courseulles-sur-Mer (Calvados).

En 2012, EDF avait remporté en consortium avec Alstom et le danois Dong Energy l’appel d’offres pour la réalisation de ces trois parcs.

Ni les raisons de ce changement de partenaire au sein du consortium ni le montant de cette opération n’ont été dévoilés.

Enbridge, qui opère en Amérique du Nord, est un des principaux opérateurs canadien d’oléoducs et de gazoducs, et cherche à se développer dans les énergies renouvelables.

« Pour Enbridge, ce partenariat est une occasion unique d’accroître nos investissements sur le marché en croissance de l’éolien en mer en Europe », selon Al Monaco, PDG du groupe canadien, cité dans le communiqué.

EDF EN et Enbridge sont déjà partenaires dans des parcs éoliens terrestres au Canada.

Le « démarrage progressif » de la construction de ces parcs est prévue « à partir de 2017 », précise EDF dans un communiqué.

En janvier, les commissions d’enquêtes publiques menées en vue de la création de ces parcs ont rendu des avis favorables.

Le consortium attend désormais la délivrance des permis de construire pour prendre sa décision finale d’investissement.

© AFP

4 commentaires

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    • Rozé

    Etonnant, ce nouveau partenariat quand on sait la qualité des installations éoliennes des danois !
    N’y aurait il pas eu un accord illicite en rapport avec l’achat de gaz de schiste canadien ?

    • Oskar Lafontaine

    Il reste bien des questions en suspens avec ce nouvel accord, même si; à priori, et compte tenu de l’absence de nouveautés techniques dans cette réalisation, prix et délais devraient être tenus, sauf obstacles artificiels et de nature juridique.
    La rentabilité de cette réalisation est assurée puisque l’éolien en mer bénéficie de meilleurs disponibilités de vent que l’éolien terrestre. Le prix d’achat garanti de l’électricité produite, soit 180 euros du mégawattheure délivré au réseau, très élevé, ne le sera que 20 ans, à comparer aux 35 années du projet, très compromis, d’EPR anglais, dont le coût total devrait en plus intégrer, pour être comparable avec l’offshore, les frais énormes de démantèlements en fin de vie et de mise en sûreté des déchets radioactifs, coûts actuellement estimés à 50% du prix de la seule construction des réacteurs, pour ne citer que pour ordre en plus les risques apocalyptiques inhérents au nucléaire.et inexistants en éolien.
    Soulignons encore que les nouvelles éoliennes installées en mer en Allemagne, intègrent un système détectant les oiseaux en vol, évaluant le risque de collision et stoppant au besoin l’éolienne.
    Cet accord permet surtout d’assurer du travail, en France même, pour des milliers de personnes, ce qui diminuera d’autant le montant des diverses indemnités versées aux chômeurs. C’est donc une copie partielle de la politique allemande en ce domaine.

  • J’aborde ici le point du prix de l’énergie électrique indiqué par Oskar Lafontaine:
    180 euros le mégawattheure d’énergie électrique c’est 18 centimes d’euros le kWh. Ceci alors que le taux de facturation au particulier dans le « privatif » par Engie est de 15 cts et que celui appliqué au syndic dans le « collectif est de 5 cts. En d’autres termes pour que l’énergie électrique d’origine éolienne ne soit pas déficitaire on lui rachète l’électricité à un prix supérieur à celui payé par l’utilisateur c’est-à-dire vous et moi.
    Il y a là je pense matière à réflexion:
    1 Les inégalités sociales source de conflits: Pourquoi le tarif appliqué au kWh électrique dans le « privatif » qui concerne l’individu habitant dans sa maison individuelle devrait-il être plus élevé que dans le « collectif » concernant les appartements alors que les surfaces de déperditions d’une maison sont souvent supérieures à celle d’un appartement?
    2 Ne faudrait-il pas qu’une libre concurrence non assistée par la finance et incluant le coût du démantèlement soit instituée en ce qui concerne la production d’électricité ? Ceci de telle sorte que ce soit le meilleur qui gagne et aussi pour éviter que ce soit pour finir le citoyen qui paye le manque à gagner?

    Balendard mai 2016

  • En envoyant ma précédente petite note à Oskar je réalise que je dois faire à la fin de ce mois une petite conférence à l’UNPI sur l’individualisation des frais de chauffage. Je m’interroge à ce sujet sur le bien-fondé de cet arrêté français préconisée par le législateur et paru au journal officiel début 2012. Améliorer la justice sociale et faire en sorte que l’on paye ce l’on consomme est probablement l’idée qui a guidé le législateur à l’époque. Les cloisons et les planchers qui séparent les appartements dans les immeuble étant comme on le sait de véritables passoires thermique on peut avec le recul se demander si ce souhait d’individualisation n’a pas été une décision hâtive génératrice de déceptions amères.
    Ceci d’autant qu’en terme de justice sociale l’on est légitimement en droit de se préoccuper de cette dernière en comparant le prix de l’énergie thermique rendu dans les pièces de vie d’un appartement chauffé avec des radiateur électriques et celui du même appartement qui bénéficierait d’un chauffage collectif par pompe à chaleur.
    Le premier payant à titre « privatif » cette énergie thermique au prix fort de 15 cts le kWh et le deuxième par le jeu d’une facturation de l’électricité à un prix trois fois moindre en raison du caractère collectif et une pompe à chaleur ayant un COP modeste de 3 payant pour finir le kWh thermique 9 fois moins cher.
    On peut aussi à cette occasion se dire qu’avec un prix de l’énergie thermique revu à ce point à la baisse il n’est plus nécessaire de la compte.

    Balendard mai 2016