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Référendum sur ND-des-Landes: quatre départements veulent être consultés

referendum

Manifestation contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le 13 janvier 2016 à Nantes © AFP/Archives JEAN-SEBASTIEN EVRARD

Nantes (AFP) – Les présidents des départements de la Mayenne, du Maine-et-Loire, du Morbihan et de la Vendée ont dénoncé vendredi « l’amateurisme gouvernemental » sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) et réclamé d’être consultés lors du référendum local annoncé le 11 février par François Hollande.

Alors que Matignon a suggéré que le périmètre de cette consultation locale soit celui de la Loire-Atlantique, les présidents de droite de quatre départements limitrophes ont annoncé faire « front face à l’amateurisme gouvernemental dans la gestion » de ce dossier, qui empoisonne le quinquennat de François Hollande.

« Les départements limitrophes devront être consultés dans l’hypothèse d’un référendum », exigent les co-signataires de cette tribune, Olivier Richefou (UDI, Mayenne), Christian Gillet (UDI, Maine-et-Loire), François Goulard (Les Républicains, Morbihan), et Yves Auvinet, (DVD, Vendée).

Favorables au transfert de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes, et opposés à un référendum, ils entendent cependant « y exercer leur droit de regard », les conseils départementaux de Mayenne, du Maine-et-Loire et du Morbihan étant membres du syndicat mixte aéroportuaire, tout comme les régions Bretagne et Pays de la Loire, qui participent au financement du projet.

« Si une consultation locale devait être organisée, ce qui me paraît pour le moins hypothétique, il conviendra alors obligatoirement que les départements limitrophes soient intégrés dans son périmètre », demande ainsi François Goulard, qui dit trouver « scandaleux qu’elle soit limitée à la seule Loire-Atlantique ».

« Oser proposer un référendum, alors même que les conditions juridiques de sa faisabilité ne sont pas réunies, c’est la négation du droit et des décisions de justice et c’est un déni qui bafoue les décisions démocratiques portées par les élus locaux », ajoute Christian Gillet.

Le chef de l’Etat avait annoncé la tenue de ce référendum local quelques heures après le retour d’écologistes au gouvernement, pour permettre de sortir du « blocage » sur ce projet, vivement contesté sur le terrain et en justice depuis une quinzaine d’années, notamment par EELV.

Le Premier ministre Manuel Valls a réaffirmé que les travaux du futur aéroport, suspendus depuis 2012, commenceront en octobre « si le oui l’emporte ».

 

© AFP

4 commentaires

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  • Le problème ? C’est que ces messieurs Hollande et Valls sont là, dans le paysage, pour un peu plus de un an encore. Si cet aéroport se construit, ce sera pour des décennies à venir. Avec ce que celà induit de pollution sur des habitants, des sols déjà très affectés. On parle de la pollution de voitures, mais celle des avions est beaucoup plus insidieuse. Les réacteurs, que ce soit en surface au sol, au moment des atterrissages ou décollages à pleine puissance ou, en vol en allure de croisière, émettent bien plus de particules qui filtrent les effets des rayons solaires comme la photosynthèse par exemple. Car, malheureusement, il y a de plus en plus de vols de ces boîtes de conserve à bas coût. Le prix d’un billet d’avion inclue le salaire de navigants, l’entretien des flottes et devraient refléter ces charges. Or, les gens veulent se prendre pour des quéqués qui veulent se la péter. En allant à Rio ou Végas. Et, quand ils sont revenus, ils sont aussi couillons qu’avant et ont pollué comme personne. Bien triste tout çà !

  • Organiser un référendum « local » peut être utile s’il s’agit d’un projet proposé par une collectivité locale, dont l’impact économique et/ou environnemental prévisible est bien local. Le cas de Notre Dame des Landes (NDDL) est bien différent, limiter la consultation au seul département de la Loire-Atlantique serait aberrant.
    En effet, l’impact économique de NDDL s’étendrait sur les deux régions Pays de la Loire et Bretagne : 20 % des passagers actuels de Nantes sont originaires des autres départements des Pays de la Loire et 25 % de la Bretagne. Et l’aéroport de Rennes serait affecté.
    Bien que le projet NDDL ne s’inscrive dans le cadre d’aucune politique aéroportuaire nationale cohérente, il s’agit cependant d’un projet national, relancé par le gouvernement Jospin (qui poussait aussi le dossier du 3ème aéroport parisien) et plus récemment soutenu par les gouvernements Fillon, Ayrault et Valls. 
    La Direction Générale de l’Aviation Civile en est le maître d’ouvrage, et l’Etat s’est engagé financièrement aux côtés des collectivités territoriales : il apportera 125 millions d’euros (les collectivités 115 millions). Le gouvernement doit assumer ses responsabilités : la décision relève de sa seule compétence.

  • […] Référendum sur ND-des-Landes: quatre départements veulent être consultés […]

    • mona

    Les conditions juridiques de la faisabilité ne sont pas établies…!!
    Mettons les choses dans le bon ordre…!!
    Les départements limitrophes sont favorables au transfert de l’aéroport de Nantes….?
    Encore une manipulation..
    La pollution, la ruine sanitaire des habitants et pécuniaire des exploitants que cette construction engagera doit faire annuler ce projet….!!
    Révoltons-nous face aux assassins qui ne pensent qu’à s’en « mettre plein leurs comptes en banques »….!!