Grande Bretagne: EDF va prolonger la vie de 4 centrales nucléaires

centrales nucléaires

La centrale nucléaire Heysham 2 vue de la plage, le 24 septembre 2008, dans le nord-est de l'Angleterre © AFP/Archives Paul Ellis

Londres (AFP) – EDF Energy, la filiale britannique du géant français EDF, a annoncé mardi la prolongation de la vie pendant plusieurs années de quatre centrales nucléaires au Royaume-Uni, alors que la décision d’investir dans une nouvelle centrale, celle d’Hinkley Point C, se fait toujours attendre.

La date de fermeture prévue des sites de Heysham 1 (nord-ouest de l’Angleterre) et Hartlepool (nord-est) a été étendue de cinq ans, jusqu’en 2024. Celle de Heysham 2 et Torness (sud-est de l’Écosse) l’a été de sept ans, jusqu’en 2030.

Ces quatre centrales fournissent l’électricité d’environ un quart des foyers britanniques et emploient 2.000 salariés permanents ainsi que 1.000 sous-traitants.

« Nos investissements continus, notre expertise et les relations professionnelles que nous entretenons avec le régulateur de la sécurité signifient que nous pouvons prolonger la vie opérationnelle de nos centrale nucléaires », a expliqué Vincent de Rivaz, le directeur général d’EDF Energy.

« Dans les conditions de marché extrêmement difficiles d’aujourd’hui, nous pensons que la politique du gouvernement (britannique) sera maintenue et renforcée (ce qui) nous donne confiance pour investir dans nos centrales nucléaires », a-t-il ajouté.

Le gouvernement britannique est fermement engagé en faveur du nucléaire et souhaite renouveler le parc vieillissant du pays.

Mais EDF n’a toujours pas pris sa décision finale d’investir dans le projet de nouvelle centrale à Hinkley Point C, dans l’ouest de l’Angleterre.

« Je crois que la décision d’investissement se rapproche », a assuré le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy mardi matin.

« Nous sommes en train de regarder l’équation financière d’EDF avec l’ensemble des investissements qui sont devant nous, de façon à trouver les meilleures solutions de financement pour prononcer la décision finale d’investissement », a-t-il ajouté.

© AFP

2 commentaires

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    • Oskar Lafontaine

    Ce n’est évidemment pas à EDF de décider de l’arrêt ou non de réacteurs nucléaires en Angleterre, c’est au gouvernement anglais. EDF a simplement fait savoir que, et dans l’hypothèse où le gouvernement anglais ne serait pas d’un avis contraire, il était d’accord pour poursuivre, sauf ordre contraire et à tout moment venant des autorités anglaises, pour une ou toutes les centrales, de poursuivre l’exploitation de ces vieux réacteurs, ayant certainement déjà reçu auparavant un avis favorable de l’autorité britannique qui contrôle les activités nucléaires sur le sol britannique.
    Par ailleurs le texte de l’article expose que ces quatre centrales fourniraient, et à elles seules, de quoi alimenter le quart de la population britannique. C’est évidemment une erreur, en France, et pour une population comparable, il faut déjà 19 centrales pour fournir seulement 75% de la production électrique, le reste, soit 25% n’étant pas nucléaire. D’autant que les réacteurs anglais, plus anciens, n’atteignent pas la puissance de 1300 MW des plus gros réacteurs français et que l’éolien au Royaume Uni représente déjà un pourcentage dans le « mix » anglais, supérieur à celui du « mix » français.
    Par ailleurs attendez vous à savoir, que le projet de réacteurs EPR (European Pathetic Reactor) à Hinkley Point en Cornouailles, tombe à l’eau, EDF n’ayant pas les reins assez solides financièrement pour financer le projet, mais ce ne sera qu’un prétexte, la véritable raison étant que même EDF, après d’autres entreprises, aux Etats-Unis, en Allemagne, au Japon et ailleurs et pas mal d’experts, ne croit plus, ni aux EPR en particulier ni au nucléaire en général pour l’approvisionnement futur en électricité.
    Enfin et plus fondamentalement, ce n’est pas à la France d’assurer l’alimentation électrique de la population anglaise, sur le dos financier des quelques français encore clients-escroqués du nucléaire, mais de moins en moins nombreux, les fournisseurs alternatifs, fournissant maintenant et sans nucléaire, l’électricité pour moins cher en France et à un nombre grandissant de consommateurs. Le montage financier imaginé pour la construction de ces EPR en Cornouailles est de plus proprement aberrant, il relève carrément du conte pour enfants, puisqu’il prévoit que c’est EDF, associé à un chinois minoritaire, qui finance et construit les réacteurs et qu’ils seront remboursés, une fois construits et fonctionnels, donc pas avant dix à douze ans au mieux, sinon même jamais, par la vente, à un prix garanti, par le gouvernement anglais, de leur électricité pendant 35 ans !!! Mais qui peut croire sérieusement à un tel roman, style « histoire à dormir debout » ? Quelques vieux nucléocrateux rancis, au mieux, et encore !

    • Si ce que dit Oskar Lafontaine est le reflet exact de la situation actuelle nous allons devoir reconsidérer l’énergie thermique et la mette au-devant de la scène. Ceci puisqu’il est prouvé qu’il est possible de diviser par 2 la consommation électrique pour chauffer l’habitat avec la chaufferie hybride. C’est du moins la conclusion du livre « La chaleur renouvelable et la rivière »

      Voir http://www.infoenergie.eu/riv+ener/LCU_fichiers/CONCLUSION.pdf

      Ce poste est en effet un des plus lourd en terme de consommation d’énergie dans le monde et il va devenir urgent que chacun d’entre nous ait un peu plus la « fibre thermique » Nous ne l’avons pas eu à des moments importants de notre histoire, ceci par exemple à l’occasion des 300 décisions pour la France et cela est bien regrettable quand on observe ce qu’il en a résulté avec l’effet joule et la prolifération du nucléaire en France.
      Voir
      http://www.infoenergie.eu/riv+ener/energie-sans-riviere/lutins-mecontents.htm
      et
      http://www.infoenergie.eu/riv+ener/LCU_fichiers/G-homme-energie.pdf
      Concernant le nucléaire je n’ai pas l’expérience de Monsieur Laponche à ce sujet mais ne serait-il pas souhaitable et urgent de sécuriser toutes les centrales nucléaires françaises existantes avec le circuit de refroidissement en circuit fermé.
      Voir
      http://www.infoenergie.eu/riv+ener/LCU_fichiers/ESR-stockage-dechet-radioactif.pdf
      et
      http://www.infoenergie.eu/riv+ener/LCU_fichiers/LT-Areva-pompier-du-nucleaire.pdf
      Ceci ne serait-ce que pour nous laisser le temps de mettre en place les nouvelles chaînes énergétiques permettant de satisfaire notre besoin en énergie thermique en minimisant notre consommation en énergie primaire et à terme en supprimant la combustion pour le chauffage de l’habitat. Voire même compte tenu de notre niveau technique actuel en se satisfaisant du voltaïque avec l’assistance des STEP pour alimenter en électricité le chauffage thermodynamique.

      Balendard 1er Mars 2016

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