ND-des-Landes: le site de la région Pays de la Loire piraté

notre dame des landes

Des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes manifestent à Nantes, le 13 janvier 2016 © AFP/Archives JEAN-SEBASTIEN EVRARD

Nantes (AFP) – Le site internet de la région Pays de la Loire, ainsi que celui sur lequel elle a mis en ligne une pétition pour l’évacuation de la Zad de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, ont été piratés, une action soutenue par les « zadistes » opposants à l’aéroport mais dénoncée par la région qui envisage de porter plainte.

« Le site paysdelaloire.fr et la page dédiée petitionzad.paysdelaloire.fr ont été la cible d’un piratage le 8 février entre 5h et 8h15 », explique la région dans un communiqué.

Le texte de la pétition réclame l’évacuation de la Zad, la Zone d’aménagement différé (Zad) rebaptisée « Zone à défendre » par les opposants à l’aéroport, ainsi que « le respect de la loi, la fin des occupations illégales de terrains et la fin des violences à Notre-Dame-des-Landes

Le piratage a été revendiqué par un groupe « Opération GPII » qui milite contre les grands projets inutiles et dénonce une « campagne truquée » du président de la région Bruno Retailleau contre la ZAD.

« Nous ne pouvons qu’apporter notre soutien à OpGPII et à son action », ont assuré les zadistes sur leur site internet, qualifiant la pétition de « délibérément falsifiable et falsifiée », et assurant qu’il existe des « doublons » parmi les signataires de cette pétition dont ils revendiquent avoir piraté la liste.

« Contrairement à ce qui a été affirmé, l’ensemble de la liste des signataires de la pétition fait l’objet d’un examen attentif afin de garantir la véracité du nombre total de signataires (…). Cette procédure sera contrôlée par huissier afin d’en garantir la fiabilité et la sincérité », assure la région.

Elle précise que « la pétition a déjà recueilli près de 15.000 signatures en quelques jours ».

« Quant à son coût, il est parfaitement dérisoire comparé aux millions d’euros que coûtent au contribuable et à l’économie locale les opérations de maintien de l’ordre lors des manifestation d’opposants ou la réparation des dégâts comme à Rennes ce weekend ou à plusieurs reprises à Nantes », considère la région dans ce communiqué.

« Avec ce piratage, les zadistes ont encore franchi une nouvelle ligne jaune, une plainte sera donc déposée très rapidement », assure la région.

Le juge de l’expropriation du TGI de Nantes a ordonné le 25 janvier l’expulsion des derniers habitants, dont quatre agriculteurs, installés sur le périmètre de construction de l’aéroport. 200 « zadistes » anti-capitalistes sont également installés sur place dans des logements de fortune.

Les travaux de construction de l’aéroport qui devaient débuter en 2012 sont à l’arrêt depuis. Il aurait dû être inauguré en 2017.

 

© AFP

3 commentaires

Ecrire un commentaire

    • Inserm

    Il y a une nouveauté à NDDL: la certitude que les chiffres ayant determiné l’ enquéte publique, précisément ceux comparatifs qui donnaient l’ avantage à NDDL , ces chiffres ont été trafiqués …La preuve est faite .(voir site de l ‘ ACIPA), Car , apres avoir refusé de donner ces chiffres pendant plusieurs années , la Direction Générale de l ‘ Aviation Civile -DGAC-vient de céder à la Commission Acces aux Documents Administratif(CADA) et vient de communiquer ces chiffres….ILS SONT BIDOUILLES , trafiqués…. Une plainte est en cours … La HONTE pour l’HONORABLE D.G.A.C….

    • Mona

    Nous ne voulons de ce nouvel aéroport.
    C’est clair et net…!!
    Bien sûr que tout est bidouillé… comme toujours, lorsque l’on veut imposer la loi du business… stoppons toutes ces dérives gouvernentales… Qui détruisent notre agriculture qui, elle, nous nourrit.
    Arrêtons la pollution aérienne. Le trafic augmente de plus en plus et nous rend malades.. nous respirons un air pollué en permanence.
    Il paraît que l’on pousse l’hypocrisie jusqu’à prendre de grandes décisions pour sauver la planète…. commençons par ne plus polluer davantage.

    • Rozé

    Non à ce projet inutile, concocté par quelques affairistes et des politiques qui les ont écouté sans vérifier les arguments. Nantes Atlantique suffit bien et peut même être rénové pour bien moins cher sur tous les plans: écologique, financier, humain ! Faut il être bigleux pour ne pas voir cela ?
    Pendant la deuxième guerre mondiale
    Les Allemands utilisèrent le camp d’aviation
    Qui plus tard sera nommé Château Bougon.
    C’était alors leur base aérienne principale.

    En 1970 se posa une question importante:
    La Concorde oiselle rapide et tonitruante
    Pouvait-elle atterrir si près de Nantes
    Sur une piste de longueur insuffisante ?

    De leurs intérêts conscients, de bons esprits
    Imaginèrent derechef de construire plus grand
    Plus loin, un nouvel aéroport comportant
    Aussi drugstores, boutiques, épiceries.

    Ils jetèrent leur dévolu sur Notre Dame des Landes
    Petite commune et drôle de nom pour un aéroport.
    Est-ce là, déjà, un signe du report
    De ce sinistre projet aux grecques calendes ?

    Rebaptisé en 1988, Nantes-Atlantique
    L’aéroport reçut en 2011, le trophée ERA Award
    Du meilleur aéroport européen, un avatar
    Sans doute, accroissant la polémique.

    Car depuis l’an 2000, le nombre des mouvements
    Générés par cet aéroport, de décroitre n’a cessé,
    Par les nuées de touristes à peine compensé,
    Faisant douter de l’urgence d’un agrandissement.

    Jusqu’en 2010 le gestionnaire de l’aéroport
    Etait La chambre d’industrie et de commerce locale.
    Depuis 2011, le gestionnaire est une filiale
    De la CCI, de ETPO, de Vinci et consorts.

    Du coup, comme par miracle, le nombre des gens
    Remonte un peu mais reste très inférieur
    Aux chiffres de l’an 2000, si prometteurs.
    Soyons clairs, en 2012, c’est plutôt l’affalement !

    Dans ses statistiques, le nouveau gestionnaire
    Voudrait faire croire à une continue croissance
    Alors que la tendance vraie est la décroissance,
    Inexorable, du trafic aéroportuaire.

    Ils étaient dix, ils étaient cent
    A rétablir la vérité sur l’obsolescence
    D’un trafic aérien en déliquescence
    A cause de la crise et du prix du carburant.

    Ils étaient cent, ils étaient mille
    A protester contre l’Ayrport construction
    A vouloir éviter à tout prix la destruction
    De la lande au profit des plus mercantiles.

    Ils sont tous là jeunes et moins jeunes
    Pour préserver ce coin de nature marécageux
    Qui scintille et miroite sous le ciel nuageux.
    Ils sont ensemble réunis tranquillement qui déjeunent.

    Et ce ne sont pas les bulldozers ou les CRS
    Qui vont les déloger de cette lande humide.
    Ils n’hésitent pas à mouiller leur chemise
    Car ils ont la foi et la force de la jeunesse.

    Ils sont venus de Nantes, Lille, Toulouse ou Lyon
    Et ce ne sont pas quelques décrets scélérats,
    Obtenus par le lobby des puissants malfrats
    Qui peuvent casser leur profonde détermination.

    Ils manifestent dans la lande ou à Paris
    Ils disent combien l’Ayrport est hérétique
    Qu’il est l’entêtement de néo-libéraux frénétiques
    Qui bafouent la volonté du peuple et la vie.

    Ils ont le cran, ils ont la force souveraine
    Du peuple qui défend son essence de vie, à l’envi,
    Qui ose défier les puissants pour sa survie,
    Qui sait comment se construire une existence sereine.

    Non, il ne faut pas couler encore et encore du béton,
    Non, il ne faut pas déplacer des populations,
    Non, il ne faut pas dépenser d’inutiles millions
    Pour un projet mégalo, obsolète et très con.

    Oui, laissons vivre Notre Dame des landes
    Oui, laissons pousser la butome à ombrelle
    Oui, gardons une nature luxuriante et belle
    Comme les sages et les enfants nous le demandent.

Dorothée Moisan, auteure des Plastiqueurs, enquête sur les industriels qui nous empoissonnent : « Je dénonce le discours de l’industrie du plastique qui affirme que le recyclage fonctionne »

Lire l'article