Italie: le maire de Brindisi arrêté pour corruption liée à la gestion des déchets

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Le maire de Brindisi, une ville de 90.000 habitants à la pointe sud de l'Italie, a été arrêté sur des soupçons de corruption liée à la gestion des ordures © AFP/Archives CONTROLUCE

Brindisi (Italie) (AFP) – Le maire de Brindisi, une ville de 90.000 habitants à la pointe sud de l’Italie, a été arrêté samedi matin sur des soupçons de corruption liée à la gestion des ordures, a expliqué le parquet en conférence de presse.

Mimmo Consales, un journaliste de 56 ans élu en 2012 avec le soutien du centre gauche, a été placé aux arrêts domiciliaires, de même qu’un consultant, tandis qu’un entrepreneur a été incarcéré dans le cadre de cette affaire.

Les autorités, qui ont entrepris samedi matin une série de perquisitions, soupçonnent les trois hommes de corruption, d’abus de pouvoir, concussion et fraude.

L’enquête porte en particulier sur le site de compostage de la commune, que M. Consales est soupçonné d’avoir permis de continuer à fonctionner alors qu’il était devenu une « véritable décharge », a expliqué en conférence de presse le procureur de Brindisi, Marco Dinapoli.

En échange la société gestionnaire a réglé en liquide des dettes liées au maire.

C’est la deuxième fois en 13 ans que la ville de Brindisi voit son maire menottes aux poignets: en 2003, Giovanni Antonio avait été arrêté lors d’une réunion du centre gauche à Rome pour corruption et fraude. Après un accord avec le parquet, il avait reconnu une partie des faits et écopé d’une condamnation à trois ans et six mois de prison.

Et M. Consales lui-même était déjà au tribunal vendredi pour une audience dans une affaire où il est accusé d’avoir abusé de sa position pour confier la gestion de services municipaux à son ancienne société.

 

© AFP

Un commentaire

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    • Gimel

    Pour connaitre Brindisi et le sud de l’Italie, je sais que le mal vivre n’est pas le resultat de 2 maires corrompus. Qui sait si, au contraire, ils n’ont pas été écartés pour avoir essayer de changer les choses. L’éco-mafia est sujet de livre depuis des années. Les italiens sont bien plus conscients des français sur les conflits d’interets qui sclerosent l’administration des biens et services publics. Qui sait si il a voulu privilegier son entreprise, competente et prospere, aux entreprises bidons qui naissent a chaque nouvel appel d’offre et vont en banqueroute à peine l’argent public empoché et avant d’avoir fini les travaux. Disons que je veux juste appeler à demander plus d’info avant de juger les personnes censees representer l’Etat dans des lieux ou le VRAI probleme, c’est la faiblesse et l’éloignement de l’Etat, difficultés a lutter contre le travail au noir, manque d’infrastructures (la France provinciale peut dire merci au plan Marchal). Toute personne formée et intègre verra comme une faillitte ou un lourd fardeau de faire carriere là giù (en bas, le sud). Pourtant, quelle belle région, authentique et naturelle. N’hesitez pas a y faire du tourisme respectueux des locaux. Il en ont tout aussi besoin que l’Iran, mais nous avons notre passé et notre futur en commun.

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