Les réflexes à avoir en cas d’alerte nucléaire, selon l’ASN

alerte nucleaire

La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, dans l'Aube, le 5 décembre 2011 © AFP FRANCOIS NASCIMBENI

Paris (AFP) – Que faire en cas d’alerte nucléaire? Les six réflexes à connaître pour « bien réagir », selon l’Autorité de sûreté nucléaire.

Une alerte nucléaire est déclenchée lorsqu’un événement dans une centrale nucléaire est susceptible d’entraîner des rejets radioactifs et d’avoir des conséquences sur la population voisine.

1/ Se mettre rapidement à l’abri dans un bâtiment:

Rejoindre sans délai un bâtiment en dur. Puis s’isoler à l’intérieur en fermant portes et fenêtres et en coupant la ventilation.

2/ Se tenir informé:

Avoir chez soi une radio à pile et des piles de rechange.

En cas d’alerte, écouter la radio, regarder la télévision, consulter le site internet de la préfecture.

Respecter les consignes des pouvoirs publics diffusées par ces médias.

3/ Ne pas aller chercher ses enfants à l’école:

A l’école, les enfants seraient pris en charge par les enseignants.

« Les jeunes sont les plus sensibles sur le plan de la thyroïde. Il vaut mieux qu’ils restent à l’abri dans l’école », explique Alain Delmestre, directeur général adjoint de l’ASN.

4/ Limiter ses communications téléphoniques:

Il est important de ne pas saturer les réseaux de communication car ils sont nécessaires à l’organisation des secours et à la transmission d’informations, souligne l’ASN.

5/ Prendre de l’iode dès que l’instruction est donnée:

La dose d’iode stable doit être prise uniquement et immédiatement à la demande du préfet.

« Si vous prenez les comprimés d’iode trop tôt, cela ne sert à rien. Si vous les prenez trop tard, cela ne sert à rien non plus », déclare M. Delmestre.

6/ Se préparer à une éventuelle évacuation:

Préparer à l’avance un kit d’urgence. Il doit comprendre en particulier les papiers personnels, les éventuels traitements médicaux, des vêtements, de la nourriture et de la boisson.

Lors de l’évacuation qui sera demandée par le préfet, respecter les consignes de circulation.

Avec cette campagne d’information, « il ne s’agit pas de créer des peurs ou des angoisses mais d’informer les gens sur ce qu’on attend d’eux en cas d’alerte nucléaire », explique M. Delmestre.

« Le but, c’est de faire en sorte que les gens intègrent les bons réflexes et qu’en cas d’alerte, ils ne cèdent pas à la panique qui serait dangereuse pour eux et l’ensemble des acteurs concernés », ajoute-t-il.

 

© AFP

Un commentaire

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    • Oskar Lafontaine

    C’est du n’importe quoi ! Et voilà où on en est aujourd’hui réduit en France, à ces enfantillages désuets et pathétiques, après des décennies de délires nucléaristes totalement irresponsables, des réacteurs nucléaires bien trop nombreux, maintenant vieux et affligés de pannes multiples, disséminés au petit bonheur la chance dans le pays énarquien, en plein milieu des populations désinformées à mort sur les réalités apocalyptiques du nucléaire, avec ces monstres atomiques jetés en plaine au lieu d’avoir été enfouis, ainsi qu’il convenait, et c’était un minimum, sous des collines et des centaines de mètres de rochers.
    Cette réaction ridicule et bien trop tardive de nos lamentables « autorités » en est pathétique !
    Retenons pourtant que ces nullités intégrales « d’autorités » à base d’énarques, nos « princes » d’aujourd’hui, déjà de super tares de formation, réalisent enfin qu’il y aurait là comme un petit problème, après des années d’indifférence et des tonnes de rapports d’alerte enfouis par l’indifférence sous la poussière du temps qui passe, sans même avoir jamais été lus, sinon par les rats et souris au fond des caves où ils étaient relégués, et elles gambergeaient ces « autorités », depuis la nuit des temps atomiques, ne croyant pas à l’approche de ce qui va nous tomber pourtant prochainement dessus, en conséquence du « tout nucléaire » qu’elles nous ont imposé par leur gabegie, incompétence et incapacité surtout à anticiper sainement…

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