La moitié des jeunes Noirs américains pense qu’ils n’atteindront pas les 35 ans

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A woman wears a shirt with 'Black Lives Matter' during a memorial service for slain 18 year-old Michael Brown Jr. on August 9, 2015 at the Canfield Apartments in Ferguson, Missouri. Several hundred demonstrators stood in silence Sunday at the spot where an unarmed black teen was shot and killed by a white police officer one year ago, throwing America's troubled race relations into harsh relief. Two white doves were released over the crowd that gathered to mark the anniversary of 18-year-old Michael Brown's death in a fateful encounter August 9, 2014 with white police officer Darren Wilson. The crowd, about 300 strong, observed four and a half minutes of silence, one minute for each of the four and a half hours that Brown's body lay face down in the street before being taken away. AFP PHOTO / MICHAEL B. THOMAS

Miami (AFP) – Seul un jeune Afro-Américain sur deux estime qu’il atteindra l’âge de 35 ans, selon une étude publiée mercredi qui met en lumière la fracture raciale aux Etats-Unis.

Ce chiffre est encore plus faible pour les jeunes Américains d’origine mexicaine qui sont seulement 38% à penser qu’ils dépasseront les 35 ans, souligne l’étude publiée dans l’édition de décembre du Journal of Health and Social Behavior

En revanche, 66% des jeunes Blancs se disent « presque certains » de vivre au delà des 35 ans.

Les Blancs et les Américains d’origine cubaine sont de loin les plus optimistes quant à leur espérance de vie, souligne les auteurs de l’étude.

« Les Blancs ne sont pas confrontés au racisme et à la discrimination, au niveau institutionnel ou individuel, dont sont victimes les immigrants et les Américains issus des minorités ethniques ou raciales, et qui menacent leur santé, leur bien-être et leur espérance de vie réelle ou pressentie », a commenté l’une des auteurs de l’enquête, Tara Warner, sociologue de l’Université du Nebraska-Lincoln.

« Des expériences telles que la peur de la persécution et/ou de l’expulsion peuvent être sources de stress chronique pour les personnes issues des minorités ethniques ou raciales, comme pour les immigrants, qui menacent leur bien-être y compris parmi les jeunes », ajoute Mme Warner dans un communiqué.

L’étude intitulée « Espérance de vie des adolescents: variations selon la race, l’ethnicité, et l’origine », est décrite par ses auteurs comme le premier document sur la perception de l’espérance de vie en fonction de la race, l’ethnie ou l’origine.

Tara Warner et Raymond Swisher, professeur de sociologie à l’université Bowling Green, se sont basés sur une enquête nationale réalisée auprès de  17.100 personnes âgées de 12 à 25 ans, mais ont limité leur étude aux jeunes s’identifiant comme blanc, noir, mexicain, porto-ricain, cubain ou asiatique.

« Notre plus grande surprise a été de découvrir que les jeunes d’origine mexicaine étaient les plus pessimistes sur leur espérance de vie — encore plus pessimistes que les jeunes noirs », selon Tara Warner.

Et les jeunes Américains d’origine cubaine sont plus optimistes que les jeunes blancs, ce qui, selon la sociologue, pourrait être lié à leur situation économique relativement avantagée par rapport aux autres minorités, selon Tara Warner.

Pour les chercheurs, il est essentiel de comprendre comment les jeunes perçoivent leur espérance de vie, car cela a un impact sur la manière dont ils envisagent leur avenir et risque de conduire à la violence ceux qui « n’espèrent pas vivre longtemps ».

 

© AFP

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