Chasse à la baleine: une société japonaise condamnée à un million de dollars australiens d’amende

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L'équipage d'un baleinier vérifie son harpon avant son départ en mer du port d'Ayukawa, à Ishinomaki, au Japon, le 26 avril 2014 © AFP/Archives Kazuhiro Nogi

Sydney (AFP) – Une entreprise japonaise a été condamnée mercredi par la justice australienne à un million de dollars australiens d’amende (666.000 euros) pour avoir tué des petits rorquals de l’Antarctique dans un sanctuaire australien de l’océan Austral.

La Cour fédérale a estimé que la société Kyodo Senpaku Kaisha avait violé plusieurs dispositions de la loi sur la protection de l’environnement et de la biodiversité pendant quatre campagnes de pêche au petit rorqual de l’Antarctique, également appelé baleine de Minke, entre 2008 et 2013.

L’entreprise a été condamnée à quatre amendes de 250.000 pour chacune de ces campagnes en violation d’une interdiction de pêche à la baleine dans cette zone datant de 2008.

« Aux termes de la loi australienne, les baleines présentes dans le sanctuaire baleinier australien des eaux australiennes de l’Antarctique bénéficient d’une protection totale », a commenté Michael Kennedy, directeur de l’ONG Humane Society International (HSI) à l’origine du recours en justice.

Il a précisé que la Cour fédérale a estimé que Kyodo avait violé l’interdiction de pêche de manière « délibérée, systématique et durable » et tué des dizaines, voire des centaines, de baleines.

La consommation de viande de baleine a une longue histoire au Japon, pays de pêcheurs où le cétacé a été chassé pendant des siècles mais où l’industrie baleinière n’a connu son essor qu’après la Seconde guerre mondiale, pour nourrir un pays affamé.

Au cours des récentes décennies, le Japon a contourné l’interdiction de la chasse en utilisant l’exception qui autorise les prises à des fins scientifiques.

Le Japon avait été contraint de renoncer à chasser la baleine en Antarctique pour la saison 2014-2015 suite à un arrêt de la Cour internationale de Justice (CIJ).

L’association HSI appelé le gouvernement australien a saisir l’occasion pour redoubler d’efforts diplomatiques afin de s’assurer que Tokyo est bien conscient des condamnations qui ne manqueraient pas de tomber en cas de reprise de cette chasse dans l’océan Austral.

 

© AFP

6 commentaires

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    • de LA PANOUSE

    Ces amendes sont trop faibles pour être dissuasives. Les autorités australiennes auront-elles le pouvoir de les faire exécuter par les autorités japonaises ou de saisir les bateaux japonais si ceux-ci passent à porter de leur marine militaire ?

  • Je pense moi aussi que les l’amandes sont dérisoires pour êtres dissuasives pour ces prédateurs…

    • Marie

    Vous oubliez que SEA SHEPHERD défend depuis des décennies les baleines et que son combat est soutenu par des milliers de personnes

    • Jean Bosco

    Que prévoit la loi en cas de récidivisme ? S’il faudra faire comme en France, le gouvernement australien peut réviser la loi et proposer des amendes plus élevées jusqu’à provoquer la faillite des sociétés braconnières.

      • HERBINIERE

      Oui, il faut l’espérer, qu’ils modifient la loi si elle n’est pas assez précise et sévère, sans tarder, avant qu’il n’y ait plus de cétacés !

    • Martial

    il faut être réaliste la vente des baleines tuées rapporte plus que l’amende
    c’est donc un cailloux dans la mare voir même une connivence pour donner l’impression que le gouvernement fait quelque chose

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