Frontex: 710.000 migrants sont entrés dans l’Union européenne en neuf mois

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Des migrants débarquent sur l'île grecque de Lesbos en provenance de Turquie le 12 octobre 2015 © AFP DIMITAR DILKOFF

Varsovie (AFP) – Plus de 710.000 migrants sont entrés dans l’Union européenne entre le 1er janvier et le 30 septembre de cette année, contre un total de 282.000 pour toute l’année dernière, a annoncé mardi l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex.

« Le nombre total des migrants qui ont franchi les frontières extérieures de l’UE au cours des neuf premiers mois de l’année a dépassé 710.000, les îles grecques de la mer Égée ayant été les plus affectées par une pression migratoire massive », a indiqué Frontex dans un communiqué.

Cependant, le nombre d’entrées a légèrement baissé en septembre par rapport à août, à 170.000 contre 190.000 un mois plus tôt, précise l’agence.

« Les îles grecques, en particulier Lesbos, continuent a subir une pression migratoire massive, avec 350.000 entrées détectées sur janvier-septembre », ajoute le communiqué en précisant que les réfugiés syriens constituent le groupe principal.

Ces chiffres diffèrent de ceux du Haut commissariat des nations unies pour les réfugiés (UNHCR) qui estime à près de 600.000 le nombre de migrants entrés depuis le début de l’année dans l’UE par la Méditerranée, dont 450.000 à travers la Grèce. Le nombre de migrants morts ou disparus s’élève à 3.095, ajoute l’UNHCR. Pour l’Organisation internationale pour les Migrations, ce bilan atteint « au moins 3.103 » personnes.

La semaine dernière, Frontex avait appelé les pays membres de l’UE à mettre à sa disposition 775 garde-frontières supplémentaires pour « gérer la pression migratoire ».

A l’approche du Conseil européen des 15 et 16 octobre, Frontex plaide pour davantage de coopération au sein de l’UE, car « les États-membres doivent comprendre qu’au lieu de déployer des centaines de policiers à leurs frontières nationales, il serait plus utile de les envoyer à la frontière extérieure », selon le patron de l’agence, Fabrice Leggeri.

 

© AFP

3 commentaires

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    • Paul Sven

    L’Europe s’est entendue (ou presque) pour se partager 160 000 réfugiés, que se passe-t-il avec le reste?
    Quant tout à coup la température va descendre à – 20, que va-t-il se passer pour tous ceux qui traversent actuellement par le nord de la Russie pour passer en Suède ou en Norvège ?
    Aussi, l’on nous parle de « migrants ». Pourquoi ne pas utiliser les termes appropriés? Soit ces personnes immigrent, soit elles se réfugient. Si elles immigrent, elles doivent au préalable obtenir un visa d’immigration. Faut-il en conclure qu’elle immigrent sans visa en se faisant passer pour des réfugiés? Par contre, si elles se réfugient, ce n’est que pour le temps que la situation se stabilise dans leurs pays d’origine, ce ne sont donc pas des immigrants.
    Enfin si réellement ce sont des réfugiés, ne devrait-on pas envoyer en force nos armées en Syrie et ailleurs, installer des camps de réfugiés, les protéger et faire en sorte, par tous les moyens dont nous disposons, d’empêcher définitivement de nuire tous ceux qui obligent leurs populations à fuir pour se réfugier?
    Il semble évident que les Syriens seront beaucoup plus heureux dans une Syrie libérée de ses monstres que dans des ghettos de grandes banlieues à attendre l’aumône publique et à enfanter des générations qui en voudront à ceux qui auront accueillis leurs parents pour ne pas avoir su les intégrer — comme si une intégration était possible alors que toutes ces personnes vont se retrouver entre-elles au milieu des communautés d’accueil.
    En voulant jouer les samaritains planétaires, ceux et celles comme Hollande, Merkel ou Stefan Löfven qui tentent de nous faire croire que tout va bien ont totalement oubliés leurs responsabilités envers leurs peuples respectifs, lesquels les ont élus pour gérer leur nation et non pour en miner l’avenir au nom de « grands sentiments » qui ne sont que la couverture d’une incapacité à réagir imputable à la lâcheté.
    Lorsque des assassins sont à l’oeuvre quelque part, le principe à suivre n’est pas d’attendre que cela rejaillisse sur tous, mais de les mettre hors d’état de nuire dans les plus brefs délais. Nous entretenons des armées de métier à grands frais, c’est à cela qu’elles doivent servir!
    La guerre est détestable lorsqu’elle bouscule la paix, mais elle devient un devoir quand il n’y a qu’elle pour rétablir la paix!
    Que les susnommés mettent « le paquet » et les choses seront réglées en trois semaines. Poutine se trouvera un autre tyran à cajoler, ce n’est pas ce qui manque, et chaque réfugié rentrera chez lui, heureux de retrouver sa terre natale, sa langue, sa culture et son soleil.
    Qui ose prétendre le contraire?

    • pierre d'argentine

    en EUROPE on construit surdu flou, tout est ambigu, eh oui!!!
    Comment fairait la france des droits de l’homme, sans les colonies, sans les ventes d’armes, sans le traitement de déchets nucléaires, sans les mines d’uranium qui massacrent les touaregs,
    sans…
    sans…
    c’est vraiment honteux, le silence.

      • Paul Sven

      ET allez ! Dites-en du mal à tort et à travers, il finira bien par en résulter une culpabilité bonne à exploiter. La recette a été bonne pour rendre Israël responsable de tous les malheurs du monde, utilisons-la de nouveau pour l’Europe.
      Parce qu’ailleurs qu’en Europe, c’est connu, tout est clair et limpide : pas de violence, pas de corruption, pas de pollution, tout le monde y est beau et gentil !
      Ah ces méchants Européens ! Faisons-nous un devoir de nous installer chez eux pour les punir d’être ce qu’ils sont ! La colonisation à l’envers, quoi !