Véhicules électriques et hybrides: entre 20 et 30% du marché européen dans 15 ans

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Une voiture hybride de luxe garée dans une rue de Bordeaux, le 21 septembre 2015 © AFP/Archives NICOLAS TUCAT

Paris (AFP) – Les véhicules électriques ou hybrides (carburant-électricité) pourraient représenter entre 20 et 30% du marché européen des voitures neuves à l’horizon 2030, selon une étude publiée mardi.

Coordonnée par l’institut « IFP Energies nouvelles » (IFPEN), cette étude conclut que « la part des véhicules électrifiés pourrait atteindre jusqu’à 30% du marché automobile européen dans le scénario le plus optimiste, et 20% dans le scénario le plus réaliste ».

Dans ce dernier cas, les hybrides rechargeables détiendraient 10% du marché et les voitures purement électriques 10%, selon la même source.

La part des voitures électriques dans les ventes de voitures neuves reste pour l’instant inférieure à 1% dans l’UE, tandis que celle des hybrides s’établissait à moins de 2% en 2013. En France, les hybrides ont capté 3,1% du marché depuis le début 2015, selon les derniers chiffres disponibles.

Alors que les aides gouvernementales à l’achat d’un véhicule électrique diffèrent nettement selon les pays – la France a mis en place un « superbonus » de 10.000 euros sous condition en début d’année – l’IFPEN affirme aussi que « l’étude des outils de politiques publiques a montré que les programmes de mise à la casse et les aides à l’achat de véhicules électrifiés sont plus efficaces que les actions sur les taxes de carburants » pour développer la mobilité électrique.

 

© AFP

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    • Oskar Lafontaine

    Ce qui revient cher dans un véhicule électrique intégral, (pas un hybride, plus complexe), c’est d’abord le pack d’accumulateurs, qui représente plus de la moitié du prix. Or justement le prix des accumulateurs est orienté à la baisse et, selon les prévisionnistes, ce coût, exprimé généralement en dollars par kilowattheure d’électricité stockée, s’établit en cette fin d’année 2015 autour de 450 dollars, contre autour de 600 en début d’année. Elon Musk de Tesla avance même pouvoir fournir à 350 dollars seulement ses clients, pour ce mois d’octobre. D’ici 2020 ce prix est attendu autour de 200 dollars seulement, ou même un peu moins, compte tenu d’améliorations techniques d’une part, de constructions en série plus importantes d’autre part, effet d’échelle.
    Seule la construction en grandes séries du reste du véhicule, en fera chuter le coût. Et c’est là que les aides publiques, les primes, sont susceptibles de faire croître le volume des ventes, comme ce fut déjà le cas pour les panneaux photovoltaïques, qui maintenant peuvent se passer de subventions publiques et se contenter, même en zones moyennement ensoleillées comme dans une bonne partie de l’Europe, du prix de marché de l’électricité.
    J’estime pour ma part que l’estimation ici fournie, quinze années pour atteindre 20 à 30 % du marché, est un peu trop pessimiste et doit surtout viser, par sa publication, à tenter de faire remonter un peu, les cours du baril de pétrole, en donnant à penser( à tort) qu’il y a encore quelques bonnes années pour les voitures à carburant pétrolier, ce dont je doute. Le coût d’usage du véhicule électrique, comparé au coût d’usage du véhicule à carburant, sera ici décisif, bien plus que leur prix d’achat.
    Tesla justement, associé à Panasonic construit justement une gigantesque usine dans le Nevada pour produire des accumulateurs ce qui devrait encore plus en faire chuter le prix.

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