Fermeture de Fessenheim: « la seule hypothèse sur la table », réaffirme Royal

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La centrale nucléaire Fessenheim, le 9 avril 2013 © AFP/Archives SEBASTIEN BOZON

Paris (AFP) – La ministre de l’Energie Ségolène Royal a réaffirmé dimanche que la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) était « la seule hypothèse sur la table ».

« Fessenheim est la seule hypothèse qui est sur la table, il y a même un délégué interministériel qui travaille à la mutation du territoire », a-t-elle déclaré dimanche interrogée sur RTL.

« Pour fermer deux réacteurs comme ceux de Fessenheim, il ne suffit pas de tourner un bouton. Pour que ce soit effectif en 2018, le processus doit démarrer là, en 2016, parce que juridiquement pour que Flamanville puisse ouvrir, il faut que je prolonge par arrêté ministériel l’autorisation de fonctionnement dans le même temps », a-t-elle expliqué.

Mme Royal avait déjà assuré mercredi qu' »à partir du moment où deux nouveaux réacteurs vont ouvrir, deux vieux réacteurs devront fermer à l’échéance butoir de 2018, ce qui veut bien dire qu’il faudra dès l’année prochaine engager ce processus en respect des personnes, en respect des territoires ».

C’est en fait un seul réacteur qui sera mis en service en 2018, l’EPR de Flamanville, l’un des plus puissants au monde avec 1.650 mégawatts, ce qui demandera l’arrêt de deux réacteurs de 900 MW pour retirer du réseau une puissance équivalente, en conformité avec le plafonnement de la production nucléaire française instauré par la loi sur la transition énergétique.

EDF, exploitant des 19 centrales nucléaires françaises, a repoussé jeudi à la fin 2018 l’ouverture de l’EPR, relançant les spéculations sur la date de fermeture de Fessenheim, plus vieille centrale nucléaire française en activité.

© AFP

Un commentaire

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    • Oskar Lafontaine

    Un calcul simple, du niveau du Primaire, nous enseigne pourtant que 2 fois 900 font 1800 et non pas 1650. Donc l’arrêt de Fessenheim, indispensable pour limiter les pertes financières en croissance forte d’EDF, puisque la production électrique de cette centrale doit être bradée à vil prix les trois quart du temps, en raison de la concurrence de l’électricité allemande bien moins chère à l’achat de gros, ce remplacement par Flamanville donc, ne suffira pas, d’autant qu’il est très vraisemblable en plus que la puissance réelle de l’EPR de Flamanville sera limitée à 1500 MW et n’atteindra jamais les 1650MW claironnés depuis 23 ans déjà.
    Mme Royal, qui ne sera alors très vraisemblablement plus en fonction d’ici 2019, date effective du très éventuel et hypothétique raccordement au réseau, et à sa pleine puissance limitée, de l’EPR de Flamanville, devra alors apprendre que d’autres centrales nucléaires sont programmées à l’arrêt définitif par EDF ou une autre autorité, en France, et que Fessenheim n’est donc pas la seule qui passera à la trappe des illusions nucléaires perdues.
    Fin 1918, je le rappelle une fois de plus, n’est jamais, et selon EDF, que la date envisagée avec optimisme, non pas du raccordement au réseau, mais bien du simple démarrage, et à faible puissance, des essais de l’EPR de Flamanville…et tous les essais ne sont pas toujours concluants, ceux de Superphénix, même en cinq ans, ne l’ont jamais été, et il a fallu « jeter l’éponge » en 1997.

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