Nucléaire: l’EPR d’Areva bientôt à l’essai en Finlande après de nombreux retards

EPR

Vue en date du 28 août 2015 de la centrale d'Olkiluoto à Eurajoki en Filande © LEHTIKUVA/AFP MARTTI KAINULAINEN

Eurajoki (Finlande) (AFP) – Retards répétés, responsabilités diluées, contrôles déficients: l’interminable construction du réacteur nucléaire EPR en Finlande devrait bientôt toucher à sa fin en entrant dans sa phase d’essai.

Initialement prévue en 2009, la mise en service du réacteur EPR dans la centrale d’Olkiluoto (ouest), dont le chantier a débuté en 2005, est maintenant programmée pour 2018.

Les deux principaux protagonistes de cette affaire, Areva, qui le construit avec l’Allemand Siemens, et l’exploitant finlandais TVO, ont assuré, lors d’une visite de presse destinée à promouvoir leur entente, entamer en 2016 la phase d’essai, désireux de prouver que leur épopée prendrait bientôt fin.

Pourtant, les deux groupes se rejettent chacun la responsabilité des retards et ont porté leur différend devant un tribunal d’arbitrage. Areva réclame 3,4 milliards d’euros et TVO 2,6 milliards.

Comment en sont-ils arrivés là?

Pour le régulateur nucléaire finlandais (STUK), c’est simple. « Areva en tant qu’entreprise n’avait jamais géré un projet comme celui-ci. Il y avait un manque de savoir-faire au début », relève son directeur adjoint Tapani Virolainen, qui inspecte le chantier depuis le début.

La Finlande fut le premier pays à tester l’EPR. La France a lancé la construction du sien à Flamanville (Manche, nord-ouest) en 2007, lui aussi touché par une multitude de problèmes mais qui devrait être en service en 2017, un an avant l’EPR finlandais.

Malgré l’expérience énorme d’Areva pour équiper des réacteurs dans le monde entier, M. Virolainen a rapidement compris que la spécialité des Français était l’ingénierie, pas la gestion de projet. Ils avaient pourtant signé un contrat « clés en main », offrant à l’exploitant TVO une excuse à sa passivité.

« À nos yeux, TVO, en tant que donneur d’ordres, est responsable de la centrale, peu importe le type de contrat », souligne M. Virolainen, interrogé par l’AFP.

Il ajoute que l’électricien finlandais manquait aussi d’expertise, la dernière construction de réacteur nucléaire dans le pays remontant aux années 1970.

L’apparition de problèmes a surpris tous les acteurs au début. Lui et un ingénieur en charge du nucléaire au ministère de l’Économie, Jorma Aurela, pointent du doigt les défauts de la planification tracée à l’origine par Areva et Siemens.

Selon M. Aurela, « les plans n’étaient pas finis alors que la construction avait déjà commencé », s’avérant très loin du niveau de détail et de la qualité exigés en vue d’un produit fini sûr et du feu vert d’un régulateur.

Lors de la visite, le chef de projet pour Areva, Jean-Pierre Mouroux, a tenu à tempérer les accusations. « On a fait au mieux, les équipes ont fait au mieux les deux côtés », insiste-t-il auprès de l’AFP.

« Nul n’est parfait, on peut toujours faire mieux, ça c’est sûr. On aurait pu faire mieux. C’est (…) un grand projet, il y a des risques dans tous les projets », ajoute-t-il.

En Finlande, les critiques ont été virulentes.

En plus de ses innombrables remarques et d’une surveillance sur site permanente, STUK a lancé deux enquêtes approfondies en 2006 et 2011. Les rapports, consultés par l’AFP, sont accablants.

Le régulateur est intervenu quand l’étanchéité de la dalle de béton, sur laquelle est posé le réacteur, s’est montré inadaptée.

L’enquête a révélé que des ouvriers n’étaient pas au fait des standards de sécurité propres à la construction nucléaire.

Certains d’entre eux ne parlaient aucune langue en commun avec leurs supérieurs hiérarchiques, sur un chantier où cohabitaient des dizaines d’entreprises et une soixantaine de nationalités.

Une deuxième enquête a été déclenchée quand STUK a mis au jour la conception de mauvaise qualité des générateurs diesels qui servent en cas de perte de l’approvisionnement en énergie de la centrale. Là encore, la responsabilité incombait à une planification inadéquate et une impéritie dans la sous-traitance.

Celle-ci était faite de longues chaînes d’entreprises, qui ont constitué le coeur du problème en assurant une mauvaise transmission des normes et exigences de sûreté.

Mais désormais, STUK et le gouvernement d’Helsinki que la Finlande finira avec un réacteur sûr et performant.

« Vers 2012, 2013, j’ai commencé à percevoir que nos messages passaient. Les documents de planification sont devenus meilleurs et aujourd’hui tout paraît aller bien pour l’équipement en systèmes automatisés », estime M. Virolainen.

Cette phase est la dernière de la construction, avant celle des tests de production d’électricité.

« Je regarde devant moi », a conclu M. Mouroux.

© AFP

 

9 commentaires

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    • Robert BIGEAT

    Contrairement à ce qui est écrit dans cet article, l’EPR de Flamanville n’entrera pas en service en 2017, mais bien en 2018 et si et seulement si, ses essais, qui commenceront en octobre 2017 seulement, et dureront de six mois à un an, au moins, se révèlent concluants.
    Les finlandais vont donc devoir essuyer les plâtres, en 2016 sans plus de précision, du premier EPR à faire démarrer et il est assez probable que des « problèmes  » surgiront très vite, limitant la montée en puissance, qui restera limitée, à moins de 10%, comme ce fut déjà le cas pour Superphénix, et qui conduiront à de nouveaux délais et surcoûts, tant à Olkiluoto qu’à Flamanville, sinon en Chine également. si l’on en tire pas alors argument, pour abandonner tout le projet.
    Donc un échec total ainsi que je l’avais prévu et annoncé, dès 2007.
    Pire que tout, s’il fonctionne finalement, l’électricité qui en sortira alors, ne sera pas du tout concurrentielle par rapport à la concurrence des renouvelables, et donc il sera vite stoppé définitivement.

    • Oskar Lafontaine

    Ces prétendues « explications » ne sont fournies que pour mieux dissimuler la cause profonde de l’énorme retard, et n’expliquent rien du tout.
    L’EPR devait fonctionner avec du plutonium, mélangé à de l’uranium, en un mélange nommé « mox » pour « oxyde mixte », mais pas du « mox » ordinaire, déjà servi et de longe date à des réacteurs de seconde génération en France, avec un résultat discutable, puisque de multiples pannes en ont résulté. C’était un « mox » renforcé en plutonium, les EPR étant calculés à l’origine pour être « moxables » à 100%. Le retard provient de ce qu’il a fallu, en 2011, mais l’information était connue dès février 2010, renoncer au « mox » et n’utiliser que de l’uranium ordinaire, la probabilité d’un « accident de criticité » qui détruirait totalement le réacteur, s’étant révélée bien trop élevée, après simulation de fonctionnement sur de puissants ordinateurs, indisponibles lors de la conception de l’EPR, par le CEA et non Framatome, à l’origine.
    Les modifications sur la cuve notamment, sont la cause principale des retards par tous les changements qui en découlèrent. Et cette cause, vite classée « secret défense », ne fut jamais révélée aux populations, finlandaises et françaises, maintenues ainsi dans l’ignorance complète des risques apocalyptiques auxquels elles auraient été exposées si l’utilisation du » mox », à quelque degré de concentration que ce soit, avait été maintenue pour l’EPR.
    De ce fait, du renoncement au « mox », l’EPR n’atteindra jamais la puissance annoncée de 1650 MW et en restera à 1500 MW. Financièrement sa construction est une aberration car son « super blindage » fort coûteux, n’était là qu’en raison de l’emploi de plutonium, et qu’il ne se justifie donc plus du tout. En tout état de cause les calculs démontrèrent surtout que même ce « super-blindage » était encore insuffisant en cas « d’événement de criticité », terme pudique et dissimulateur pour « explosion ».

    • Noks

    @Oskar il faut arrêter de fumer la moquette complotiste. Vous dites n’importe quoi.
    Le mox est utilisé sur le parc depuis belle lurette, certes pas à 100%. De la même façon, l’EPR pourra être moxé – j’avoue ne pas savoir s’il est moxable à 100%, mais en aucun cas les codes de calculs n’étaient pas disponibles en 2010. Les codes de criticité utilisés par le CEA (et AREVA puis EDF par extension) , à savoir TRIPOLI et MCNP notamment, tournent avec précision depuis plusieurs décennies sur des supercalculateurs, permettant d’obtenir des incertitudes infimes sur la répartition des flux neutroniques du coeur… Par ailleurs, si les ordinateurs n’étaient pas assez puissants pour obtenir un résultat significatif sur l’événement de criticité relatif au mox, on n’aurait certainement pas moxé 40% du parc actuel « à l’aveugle ».
    Quant aux 1500 MW, encore une fois c’est une intox bidon, vous réaliserez par vous même lorsque vous verrez les premiers kWh sortir de l’EPR. En interne on parle même de monter à 1750.

    Dernier point que je viens de remarquer : bon courage pour votre « explosion » de l’EPR. D’une part les grappes de controle REP ont toujours fait leur preuves jusqu’à présent, mais d’autre part avec des coefficients de vide et de température négatifs, j’ai du mal à imaginer un quelconque emballement du réacteur. Ce sont pourtant des notions simples de physique que vous ne semblez pas maitriser.

    @Robert : vous avez des notions de mathématiques ? allez, c’est parti.
    Un EPR : 1650 MW. Coefficient de disponibilité (= temps passé en foncitonnement net) : 90% annoncé, on retient 80% car on sait d’avance que c’est surréaliste. Ca fait 1300 MW (1,3 GW) net et continus.
    Pour une durée d’une heure, l’EPR produira donc 1,3 GWh.
    Pour une durée d’un jour, l’EPR produira 31 GWh.
    Pour une durée d’un an, l’EPR produira 11,3 TWh.
    Pour une durée d’exploitation totale de 60 ans…. allez disons 40, je suis super généreux aujourd’hui. L’EPR produira 452 TWh.

    Prix de l’EPR FA3 : 10 milliards. Je suis encore plus généreux, je postule qu’il coutera autant à entretenir. Ca me parait bien large comme hypothèse mais ainsi soit il. 20 milliard au total donc.

    452 TWh 20 milliards d’euros (20 G€)
    1 kWh ???

    Un produit en croix complexe et fastidieux nous indique un cout net du kWh produit par l’EPR de 0,04 euros. C’est 3 fois moins que le cout du kWh vendu au particulier, et [compléter par le chiffre désiré] fois moins que le coût de production de l’électricité par les renouvelables.

    La prochaine fois, avancez vos sources ou détaillez vos calculs, aussi basiques soient ils.

    • Oskar Lafontaine

    Première réponse à Noks :
    D’abord, Bonjour. Je vois que certains, sinon en haut lieu, du moins à des étages inférieurs de la pyramide du lobby nucléariste, commencent à s’inquiéter de ce que j’écris et tentent même de me faire passer pour un malade. Pourtant je n’ai jamais fumé de toute ma vie, même une seule cigarette, alors la moquette ! ! ! Jeune je faisais de l’athlétisme, 5000 m et cross, et ceci explique cela.
    Les chiffres de prix que vous avancez pour l’EPR sont faux. D’abord en coût du mégawatt de puissance installé pour l’EPR d’abord. Il s’agit de réaliser l’élémentaire division du prix de l’EPR, soit 10 milliards d’euros, par sa puissance en MW, (1650) prix encore non officiel mais, selon Bruxelles, qui a eu à se pencher sur le dossier en raison de l’aide publique que Londres accorderait pendant 35 ans à l’électricité ainsi produite le prix pour 2 EPR à livrer en Angleterre, (projet Hinkley Point)serait de 32 milliards d’euros. Le projet, selon le journal économique les Echos d’ il y a moins de 3 ou 4 mois, serait assez compromis.
    Vous verrez alors qu’on arrive, pour 10 milliards d’euros à plus de 50 euros du mégawatt, c’est élémentaire. Or le prix depuis plus de 18 mois a du watt-crête photovoltaÏque sur panneau solaire sorti d’usine et non installé, s’établit à 44 centimes d’euros, soit, ramené au MW, au moins 11 fois moins cher, ce qui compense largement une production annuelle de 6 à 7 fois plus faible de mégawattheures en photovoltaïque.
    Enfin les frais de fonctionnement en photovoltaïque, individuel ou en ferme solaire sont aussi bien plus faible, dans un rapport de 1 à 4 ce qui retire tout intérêt à construire du nucléaire modèle EPR, plutôt que du photovoltaïque.
    Je poursuivrai plus tard si vous le voulez bien.

    • Oskar Lafontaine

    Réponse à Noks N° 2
    Je reviens sur l’un de vos chiffres, le dernier, qui fixe à 0,04 euros le kilowattheure qui sortirait, un jour, commercialement et sur la durée, de l’EPR de Flamanville.(pure hypothèse)
    La comparaison avec un mégawattheure me semblant plus pertinente qu’avec des kilowattheures et sachant qu’il y a 1000 kilowattheures dans un mégawattheure j’ai fait la multiplication de 0,04 euros par 1000, ce qui me donne 400 euros du mégawattheure produit par l’EPR. selon vous, mais vous êtes bien le seul à être aussi pessimiste. Or, et selon la Cour des comptes elle-même le mégawattheure issu du nucléaire français d’EDF amorti, (les 58 réacteurs) dans un rapport officiel de mai 2014, serait selon ces hauts magistrats, de 59,80 euros seulement, donc si je retiens votre chiffre celui de l ‘EPR de Flamanville serait de 400 euros, donc plus de six fois plus. Et pour info le mégawattheure en zone solaire ensoleillée, se négocie, depuis quelques mois, pour livraison de fermes solaires dans 18 mois à 2 ans, aux USA par exemple, donc toujours avant mise en service de l’EPR de Flamanville (après ses essais, donc en 2018 selon EDF) à moins de 40 euros, soit dix fois moins, en France vers, Avignon, moins ensoleillé, ce serait donc un peu plus de 55 euros. Je vous invite à consulter les chiffres pour la ferme solaire de Cestas en construction près de Bordeaux et qui doit être livrée le mois prochain en octobre après seulement 11 mois de travaux, contre 11 ans pour Flamanville, et bonjour le retour sur investissement ! Ce chiffre du mégawattheure Cestas est annoncé à moins de 110 euros et moins cher aussi que celui, dans trois ans ou jamais, de l’EPR de Flamanville. Le constructeur de Cestas a d’ailleurs annoncé que dans trois ans, donc fin 2018, il sera même moins cher que le nucléaire amorti d’EDF, et dont les coûts de démantèlements des vieux réacteur et d’enfouissement des déchets, sont pourtant scandaleusement minorés en comparaison de ce que retiennent, et provisionnent les allemands, ce qui d’ailleurs gonfle les factures d’électricité allemandes au même titre et impôts que les énergies renouvelables, bientôt en Allemagne plus subventionnées du tout, sauf encore l’éolien offshore.
    Je vous suggère donc de vérifier vos calculs avant de les publier. Pour ma part je sais ce que j’ai déjà écris et je vous attends au tournant.
    Au plaisir de vous lire.

      • Calculateur

      0,04 x 1000 ca fait 40, pas 400… C’est à toi de vérifier tes calculs.

    • Francis

    450 TWh = 20 milliards E
    en supprimant 9 zéros de chaque coté:
    450 KWh =20 E
    20 E /450 KWh = 0.04 E/KWh
    Par contre il faut tenir compte de la mauvaise qualité de l’inox du fond et du couvercle de la cuve qui réduira forcément la puissance maximale et la durée de vie du réacteur.

    • Noks

    Bonjour,
    Oskar, je ne pense pas avoir besoin de répondre à vos messages tant vos erreurs de calculs décrédibilisent votre discours… Vous divisez par ailleurs des euros par des MW, tandis que l’on parle ici de MWh…
    Mon calcul est bien simple et fournit un prix de l’électricité net sortant de l’EPR. On peut éventuellement tenir compte du démantèlement que j’avoue avoir négligé dans mes hypothèses en rajoutant quelques milliards qui ne changeront pas la stabilité économique du kWh fourni.
    Vous me parlez de frais de fonctionnement, de rendement, disponibilité…. pour vos calculs de prix du renouvelable mais ces frais sont déjà couverts dans mon calcul enveloppe pour l’EPR. Faites donc un calcul global pour le renouvelable et comparons les deux.
    Enfin, ne me dites pas que le renouvelable n’est pas cher en France : j’espère que vous vous rendez tout de même compte de tout l’argent qui est dépensé en taxe CSPE pour financer cette énergie.

    @Francis : je ne me fais pas de soucis pour la cuve EPR. Les soucis dont il est sujet dans l’actualité ne sont que d’ordre juridique et règlementaire et n’impactent pas la résistance ni la résilience de la cuve. En revanche, c’est déjà un point plus pertinent que ceux soulevés par vos voisins du dessus.

    • Oskar Lafontaine

    Effectivement, et je reconnais m’être trompé dans la multiplication par 1000. Il n’en demeure pas moins que le prix du MWh de l’EPR, tel qu’on peut le trouver dans la presse, surtout depuis les annonces catastrophiques du Directeur d’EDF concernant le prix de l’EPR dans sa conférence de presse du 3 septembre, n’a jamais été évalué à 40 euros, mais bien toujours, depuis trois ans, à plus de 90 ou même 110 euros et on s’oriente plutôt vers 120.En aucun cas, jamais, à 40 euros comme vous l’écrivez bien légèrement.
    Quant à prétendre que c’est parce que avec Flamanville il s’agit d’une tête de série, on doit en rire, Okliluoto étant la vraie tête de série et le prix du mégawattheure négocié par EDF sur 35 ans avec le gouvernement anglais pour un projet improbable à Hinkley Point, pas en service avant 10 ans au moins, est de plus de 110 euros, mais comme il a été fixé en livres sterling et non en euros, les chiffres ici et là diffèrent, d’autant que la livre a pas mal monté face à l’euro depuis janvier 2015. On doit plutôt en être aujourd’hui à 125-130 euros.Puisqu’une livre Sterling s’achète actuellement, pour 1 euro 40 environ.
    D’ailleurs le gouvernement anglais a lancé, tout récemment, preuve qu’il n’attend plus rien du projet EPR d’Hinkley Point, des projets éoliens en offshore comparables, avec des échéances bien, plus rapprochées et réalistes.
    Quant au solaire, les prix de celui de 300MW qui sera inauguré à Cestas, près de Bordeaux, dans un mois ressortent à moins cher que ceux de l’EPR, même d’avant la dernière augmentation annoncée, c’était connu dès mars ou avril 2015. Et les prix du photovoltaïque dans trois ans, selon les professionnels, seront inférieurs à ceux du nucléaire ancien et amorti d’EDF mais qu’il faut rafistoler à grands frais , de 1 à 2 milliards par réacteur pour les faire durer, péniblement, dix ans de plus seulement. Le jeu n’en vaut pas la chandelle et EDF diffère d’ailleurs les travaux depuis deux ans, le premier chantier, et qui risque bien d’être le seul, Paluel ,ne devant commencer, peut-être que d’ici la fin de l’année au mieux.
    Vous n’avez par ailleurs relevé aucune des deux erreurs de chiffres que j’avais intentionnellement placées dans mon premier texte en réponse, preuve que vous ne l’avez pas lu. Mais c’était intentionnel justement pour voir votre réaction. Dans un autre fil, très long, qui a duré et toujours sur Good News, du 6 juillet, et que j’ai eu avec un contradicteur, je faisais figurer les bon chiffres et vous pouvez aller le vérifier.
    Le nucléaire c’est fini, et il n’y a plus même simplement l’ébauche d’un projet de construction d’un nouveau réacteur en France, le photovoltaïque rafle la mise et le tandem photovoltaïque+ accumulateurs en individuel et hors réseau fournira d’ici cinq ans de l’électricité moitié moins onéreuse, pour ceux qui s’équieront, que celle délivrée par le réseau, dont les tarifs, à cause du nucléaire vieillissant, ne cessent de grimper. En appartements l’électricité individuelle sera probablement produite, le reste en photovoltaïque, en partie au moins par des chaudières à gaz, qui rajouteront simplement un moteur pour produire l’électricité, la chaleur dégagée étant alors récupérée, au lieu d’être perdue actuellement dans les centrales thermiques au gaz, pour l’eau chaude sanitaire ou, et, le chauffage individuel, et bien entendu, stockage de l’électricité en accus individuels quand le moteur tourne. Tous les calculs démontrent la supériorité incontestable de ce couple solaire+accumulateurs, puisque le stockage n’augmentera le coût de l’électricité produite que de 15 à 25% alors que l’actuel transport par le réseau représente, pour un particulier, 50 % au moins du montant de sa facture et les taxes, 20 %. Quant à la production d’électricité, elle représente aujourd’hui 30% seulement de la facture, venant à 75% du nucléaire. En photovoltaïque individuel, où il n’y aura plus de factures, sauf si l’installation est louée, le prix de production, division du prix du panneau par sa production sur 20 ans, est bien plus faible et cet avantage du photovoltaïque, s’accroît encore d’année en année. Dans la majorité des cas, depuis cette année 2015, le solaire devient même moins onéreux que l’éolien, qui doit, en plus, obligatoirement recourir à un réseau, onéreux, à construire, entretenir, réparer et gérer administrativement. Sans oublier qu’un réseau est, et c’est assez connu mais étouffé, dissimulé, médicalement problématique et pas seulement auprès des électrosensibles, à cause des champs électromagnétiques, réseau pourtant obligatoire, pour écouler sa production.

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