Incendie à la centrale de Paluel, « sans risque lié à de la radioactivité »

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Des gendarmes du PSPG (Peloton spécialisé de protection de la gendarmerie) le 19 juin 2013 devant la centrale nucléaire de Paluel © AFP/Archives Kenzo Tribouillard

Rouen (AFP) – Un incendie est survenu dans la nuit de jeudi à vendredi à la centrale nucléaire de Paluel (Seine-Maritime) « sans risque lié à de la radioactivité », le feu touchant la salle des machines d’une des unités de production du site, à l’arrêt, a-t-on appris auprès de la centrale.

Ce feu s’est déclaré sur l’unité de production numéro 2 jeudi vers 22H30. Il a été maîtrisé par les pompiers vendredi à 04H45, a annoncé la centrale dans un communiqué.

Soixante et onze pompiers ont été mobilisés pour maîtriser cet incendie de métal « qui a demandé une expertise spécifique », indique la centrale. Ils restaient sur place pour assurer la surveillance.

Le feu était localisé dans la salle des machines, dans la partie non nucléaire des installation.

Par ailleurs, l’unité de production numéro 2 « est à l’arrêt », dans le cadre du programme de maintenance, a-t-on ajouté à la direction de la centrale selon laquelle « il n’y a aucun risque lié à de la radioactivité ».

Le feu a touché un condenseur, matériel dont la fonction est de condenser la vapeur qui sort de la turbine. Son rôle est de refroidir la vapeur. Il est composé de milliers de tubes, a-t-on expliqué.

Ce condenseur fait l’objet d’une rénovation complète, consistant à remplacer tous les tubes en titane qui le composent.

Le départ de feu aurait pour origine les travaux en cours sur ce condenseur et est resté limité à cette partie de l’installation, précise le communiqué de la centrale.

Dès l’alerte, l’ensemble du personnel présent a été évacué. « Il n’y a pas eu de blessé et pas de conséquence sur la sûreté de l’installation », assure la centrale.

L’Autorité de Sûreté Nucléaire, la préfecture, la Commission locale d’information nucléaire (CLIN) et les maires des communes avoisinantes ont été informés de l’incendie.

La centrale nucléaire de Paluel, située entre Le Havre et Dieppe, est composée de quatre unités de production de 1.300 MGW chacune, les trois autres fonctionnant normalement.

© AFP

Un commentaire

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    • Paul Sven

    « Incendie de métal », visiblement nous avons affaire à une surchauffe qui dépasse et de loin l’incendie qui peut être provoqué par une allumette; de quelle manière cela s’est-il produit ? Qu’arriverait-il si soudain, lors des opérations normales, la vapeur n’était plus refroidie, quelle pression cela donnerait sur les turbines et quel serait alors l’effet domino sur le réacteur ?
    Rappelons qu’un « accident » de réacteur à Paluel forcerait l’évacuation d’une bonne partie de la Normandie pour une durée qui dépasserait largement la durée de vie des habitants. Soyons sérieux et expliquons les choses comme elles sont, ne laissons pas Areva ne considérer que ses intérêts financiers — comme cela semble être le cas à Flamanville, et comme cela a été le cas à Fukushima en réussissant à convaincre de prolonger la vie de la centrale pour brûler des matériaux fissibles recyclés par leurs soins.
    Curieux de voir comme la dette des états grossit en parallèle du vieillissement de ces centrales qui, toutes, coûtent au public ce qu’elle rapportent au privé pour donner au final l’électricité la plus chère qui soit avec en prime le risque (tout arrive) d’y perdre à jamais notre propre territoire.

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