Thaïlande: saisie de plus de 3 tonnes d’ivoire africain

ivoire thailande

Des officiers de la douane présentent leur nouvelle saisie d'ivoire africain, le 27 avril 2015 à Bangkok © AFP PORNCHAI KITTIWONGSAKUL

Bangkok (AFP) – Une semaine seulement après une saisie record, la Thaïlande a de nouveau découvert plus de trois tonnes d’ivoire en provenance du Kenya, cachés cette fois-ci dans des conteneurs prévus pour du thé.

Le navire contrôlé contenait les 511 pièces, d’une valeur totale de près 200 millions de bahts, soit 6 millions de dollars. Le chargement était à destination du Laos, ont indiqué les douanes thaïlandaises lors d’une conférence de presse lundi.

A l’intérieur des conteneurs, les douanes ont découvert des défenses entières — certaines de près de deux mètres de long.

Comme lors de la saisie de 4 tonnes de la semaine passée, les autorités thaïlandaises estiment que l’ivoire était probablement destiné à être revendu à des acheteurs de Chine ou du Vietnam. Mais il aurait aussi pu revenir en Thaïlande, pays où les ornements d’ivoire restent très prisés, malgré les restrictions.

Le Laos « est de plus en plus utilisé comme un point de transit important pour les grands volumes d’ivoire illicite et d’autres produits de la faune », a dénoncé auprès de l’AFP Chris Shepherd de l’association TRAFFIC, spécialisée dans la traque des exportations illégales d’espèces menacées.

Ce pays n’a jamais fait état d’une saisie, a-t-il noté, se disant « très préoccupé » par l’augmentation des saisies à grande échelle. « Il faut enquêter pour savoir si l’ivoire provient d’éléphants fraîchement tués ou de stocks plus anciens », a-t-il estimé.

Les autorités thaïlandaises affirment avoir récemment intensifié les contrôles dans ce domaine après les remarques du Comité permanent de la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), qui avait donné jusqu’en août 2015 au pays pour lutter sérieusement contre le trafic d’ivoire.

Selon les experts, l’éléphant d’Afrique pourrait à court terme disparaître à l’état sauvage, victime du braconnage pour l’ivoire. Au rythme de 25 à 30.000 animaux abattus par an, la mortalité surpasse désormais le taux de natalité de cet animal qui n’a qu’un petit à la fois, après une gestation de 21 mois.

C’est par les ports ou aéroports kényans et tanzaniens que la plus grande partie de l’ivoire de contrebande quitte l’Afrique. Puis « l’or blanc » transite généralement par la Malaisie, le Vietnam, les Philippines ou Hong-Kong, avant de gagner ses destinations finales, la Chine, et pour une moindre part la Thaïlande.

 

© AFP

Un commentaire

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    • c

    Mon Dieu , cela représente combien d’éléphants abattus ? quand on sait combien d’années il faut à un éléphant pour arriver à maturité à ce rythme là , bientôt les générations futures ne connaîtront ces animaux que sur des photos ou dans des zoos !
    il faut faire quelque chose pour arrêter ces carnages avant qu’il ne soit trop tard et aussi INTERDIRE tous ces safaris où des personnes fortunées viennent tuer un éléphant ou une girafe ou encore un grand singe RIEN QUE POUR LE PLAISIR DE TUER !
    Il faut que tout cela cesse , Déjà que les lieux où ils pouvaient évoluer tranquillement se réduisent de jour en jour , il faut arrêter de massacrer tous ces animaux !

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