Gaz de schiste: un rapport commandé par Montebourg jugeait possible son exploitation

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Arnaud Montebourg à Paris le 4 décembre 2014 © AFP/Archives Eric Piermont

Paris (AFP) – Un rapport sur le gaz de schiste en France, commandé par Arnaud Montebourg, alors ministre, conclut à la faisabilité de son exploitation sans recourir à la fracturation hydraulique polluante, mais a été enterré par le gouvernement, annonce Le Figaro mardi.

« Le rapport sur +les nouvelles technologies d’exploration et d’exploitation+ des gaz et huiles de schiste en France, que Le Figaro s’est procuré, n’a été tiré qu’en sept exemplaires et conclut à la faisabilité d’exploiter des gaz de schiste sans recourir à la fracturation hydraulique, controversée », assure le quotidien.

« Ce rapport a été commandé par Arnaud Montebourg peu après son installation comme ministre du Redressement productif mi-2012, achevé de rédiger début 2014 et consciencieusement enterré. Au grand dam de l’ex-ministre, qui refuse aujourd’hui de le commenter, mais confirme son authenticité », selon Le Figaro.

Outre la conclusion de faisabilité d’exploiter des gaz de schiste sans recourir à la fracturation hydraulique, « controversée, en tout cas interdite en France depuis la loi Jacob de 2011, il souligne, en détail, combien la France pourrait en tirer parti, en termes de croissance, d’emplois, de compétitivité industrielle, d’indépendance énergétique », explique le Figaro.

Ainsi selon le rapport, relève le journal, les gaz de schiste représenteraient « une manne d’au moins 100 milliards d’euros pour la France » et leur  exploitation « créerait entre 120.000 et 225.000 emplois. »

Ce document, détaille encore le quotidien, « préconise une première phase d’expérimentation, par micro-forages en Ile-de-France et dans le Sud-Est. »

« +C’était le premier rapport officiel qui validait la technologie de stimulation au fluoropropane+ », explique un proche du dossier au journal. Cette technologie « +présente une réelle alternative permettant de répondre aux problèmes environnementaux posés par la fracturation hydraulique+ »,conclut le rapport.

Pour Le Figaro, « la gestion politique du dossier, paralysée par le veto absolu opposé par les Verts et le ministère de l’Écologie, comme la prudence de l’Élysée et de Matignon, a tout simplement enterré » le rapport.

François Hollande avait assuré en juillet 2013 qu’il n’y aurait ni exploration ni exploitation du gaz de schiste en France sous sa présidence.

 

© AFP

2 commentaires

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    • Francis

    Injecter un combustible (le propane) dans le sous sol pour récupérer un autre combustible (le méthane) est absurde.Quand on associe un halogène (le fluor comme le chlore) a une molécule carbonée,on risque surtout de créer un produit polluant et toxique en cas de fuite inévitable.
    La seule solution acceptable serai d’injecter dans le sous sol du gaz carbonique,mais à condition de pouvoir l’extraire de l’atmosphère à bas coût,ce qui à ma connaissance n’existe pas.

    • doris buttignol

    Il est vraiment surprenant de constater que les médias relayent encore ce type d’informations: l’exploitation de gaz de schiste en France permettraient la création de 120 000 emplois alors que ce chiffre est complètement faux! Selon les données même de l’industrie pétrolière un puits d’exploitation de gaz de schiste crée environ 1,3 emploi pérenne, donc pour générer 120 000 emplois, je vous laisse calculer le nombre de puits qu’il faudrait, étant acquis en outre que les brevets qui encadrent ces techniques sont détenues par des sociétés américaines ou canadiennes qui viennent avec leur propres staff et que les emplois crées sont des emplois subalternes en général. Quand à la mann, depuis la baisse du prix du baril, il faut voir comment la spéculation autour des hydrocarbures non conventionnels s’est essoufflée et combien bon nombre de compagnies de forage ont du mettre la clé sous al porte outre atlantique car tout simplement ce n’est pas rentable!

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