Le Royaume-Uni donne son feu vert à un énorme projet éolien en mer du Nord

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Le gouvernement britannique a donné mardi son feu vert à la construction d'un double parc d'éoliennes en mer du Nord © AFP/Archives Jean-Sebastien Evrard

Londres (AFP) – Le gouvernement britannique a donné mardi son feu vert à la construction d’un double parc d’éoliennes en mer du Nord, au large de la côte nord-est de l’Angleterre, qui pourra alimenter simultanément 1,8 million de foyers.

Ce projet, baptisé « Dogger Bank Creyke Beck », comprendra jusqu’à 400 éoliennes, capables de produire 2,4 gigawatts d’électricité lorsqu’elles tourneront à plein régime, a souligné le ministère de l’Energie dans un communiqué. Cette puissance totale équivaut à trois réacteurs nucléaires de taille moyenne.

C’est le plus important chantier en matière d’énergies renouvelables autorisé à ce jour au Royaume-Uni, a indiqué de son côté son promoteur, le consortium Forewind qui regroupe le groupe d’énergie allemand RWE, le britannique SSE, et les norvégiens Statkraft et Statoil.

De son côté, le Crown Estate, organisme gestionnaire du « domaine royal » et qui détient notamment l’essentiel des fonds marins britanniques, a précisé qu’il s’agissait du plus grand projet du genre autorisé dans le monde.

Les deux parcs seront érigés à environ 130 km des côtes anglaises, sur une surface totale d’environ 500 km2 et en eaux peu profondes, dans une zone qui plus est très venteuse et donc particulièrement propice à l’installation d’éoliennes. Une fois mis en service, Dogger Bank Creyke Beck constituera le deuxième site de production d’électricité le plus puissant du pays.

Cet ensemble est le premier d’une série de parcs éoliens marins dont la construction est envisagée dans la zone du Dogger Bank, un vaste banc de sable situé au coeur de la mer du Nord, dans le cadre d’un ambitieux plan de développement des énergies renouvelables au Royaume-Uni, pays déjà très en pointe dans le domaine des éoliennes marines.

 

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2 commentaires

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    • Oskar Lafontaine

    Les nucléaristes français, du moins ce qu’il en reste, de pauvres types déconnectés des réalités, en sont pour leurs frais, soit plus d’un milliard d’euros déversés en vain, aux frais d’EDF, donc des français, sur les décideurs britanniques depuis six ans au moins, dont 400 millions rien que pour le JO de Londres en 2012, pour obtenir un feu vert du gouvernement britannique au projet absurde et devenu hors de prix, 32 milliards d’euros, d’EDF de construire deux EPR à Hinkley Point en Cornouailles.
    Un projet éolien offshore,par contre, d’une puissance comparable, obtient lui, et bien plus vite, l’autorisation. En effet, aucun risque apocalyptique, aucun déchet radioactifs hors de frais à enfouir, à la charge des contribuables et clients français d’EDF. et une quasi certitude de respect des délais, alors que pour les EPR….on en est, et c’est pas fini, à plus de neuf années de retard en Finlande et cinq ans au minimum en France, et par pure pitié on ne commentera pas l’explosion du montant des factures !
    L’éolien en mer c’est du solide, du crédible, c’est sans surprise désagréable, ça marche et en plus 400 grosses éoliennes tueront toujours moins d’oiseaux de mer chaque année, qu’un seul phare en six mois….
    Surtout, l’éolien en mer, c’est devenu moins cher, au mégawattheure d’électricité effectivement produit, que ce même mégawattheure obtenu en nucléaire avec uranium importé et frais monstrueux et qui n’en finissent pas de s’additionner.