Center Parcs de Roybon: festival des zadistes, contre-manifestation des partisans

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Un campement dressé par les opposants au projet du Center Parcs de Roybon (Isère), le 23 décembre 2014 © AFP Jean-Pierre Clatot

Grenoble (AFP) – Les militants « zadistes » appellent à manifester et à construire des barricades ce week-end sur le site du chantier du Center Parcs de Roybon (Isère), à l’occasion d’un « festival » que les partisans du projet ont promis de bloquer.

Les opposants, installés depuis début décembre dans un maison forestière à proximité du chantier, appellent dans un communiqué à une marche en direction du chantier, samedi à 10H00, « pour renforcer notre présence sur la ZAD (zone à défendre, ndlr) en construisant de nouvelles cabanes et de nouvelles barricades ».

« Apportez du matériel pour construire: planches, palettes, marteaux, clous, scies, bâches, vis, etc. N’oubliez pas bottes et moufles, sandwichs et boissons », écrivent les zadistes. Cette manifestation s’inscrit selon eux « dans le festival Open Barricades, trois jours de constructions et de concerts sur la ZAD les 7, 8 et 9 février ».

Qualifiant ce festival de « provocation », les partisans du Center Parcs ont eux aussi appelé à manifester samedi et dimanche à Roybon. « On va être plusieurs centaines à bloquer toutes les routes qui amènent au site pour les embêter un petit peu », a expliqué à l’AFP Christian Luciani, président de l’association « Vivre en Chambaran ».

« Les riverains pourront passer mais les zadistes ne passeront pas », a-t-il ajouté.

L’association a déposé une déclaration en préfecture mais M. Luciani assure que même si la manifestation est interdite, « on le fera quand même ». La préfecture de l’Isère n’était pas joignable vendredi matin.

Du côté de la gendarmerie, « toutes les dispositions ont été prises pour que les choses se passent avec le moindre impact possible sur la tranquillité publique », a assuré à l’AFP le colonel Jean-Luc Villeminey, commandant du groupement de gendarmerie de l’Isère.

« On est particulièrement vigilants », a-t-il ajouté, sans plus de précisions sur les forces de gendarmerie mobilisées pour l’occasion.

Mardi, lors des questions au gouvernement, le député UMP Jean-Pierre Barbier avait demandé l’interdiction de ce « festival organisé par les anarchistes » et l’évacuation du site « afin de faire respecter enfin le droit à Roybon ».

« Dès lors que le projet sera redéfini, décidé, à ce moment-là, l’évacuation aura lieu pour que le bon ordre républicain reprenne ses droits », lui avait répondu la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal.

Fin décembre, le président de Pierre & Vacances s’était dit « prêt à adapter » le projet de Roybon. La justice a suspendu l’un des arrêtés qui autorise le projet, une décision contre laquelle Pierre & Vacances s’est pourvu en cassation.

 

© AFP

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    • Oskar Lafontaine

    La racaille de la pègre institutionnelle, »jujeaillons ,flics, élus, par définition même tous probablement corrompus, tente de reprendre les choses et ses intérêts en main, à Roybon comme ailleurs, mais c’est là, peine perdue, le monde a changé et le carcan institutionnel craque de tous les côtés.
    L’argent fait défaut,comme la volonté d’en découdre avec la vie, et toute entreprise commerciale s’en trouve vouée à l’échec par la misère qui s’étend sur toutes les strates sociales. De plus, créer des centres de loisirs quand, avec le chômage de masse, le temps libre ne fait que croître et embellir, c’est de la provocation.
    Ces centres de loisirs, comme ceux déjà construits, ne peuvent que perdre de l’argent, les prêts ne seront jamais remboursés et iront grossir la masse infernale des multiples impayés.
    Il ne faut plus penser à se reposer et à se divertir, mais bien à travailler, toujours plus dur, pour s’en sortir. La vie sur Terre, si courte soit-elle, ne saurai être celle d’un long fleuve tranquille, c’est au contraire un enfer d’épreuves et de désillusions, dont la souffrance, demeure le seul moyen praticable, afin d’accéder à une vérité supérieure autrement imperceptible à nos sens grossiers.
    Roybon, son projet honteux de parc de loisirs, fleure l’escroquerie intégrale, financière autant que morale, tout comme le fut, en son temps Superphénix à Creys-Malville déjà en Isère. Plus de vingt milliards d’euros déjà engloutis pour rien dans le tonneau des danaïdes nucléaire de Creys-Malville, pourquoi y rajouter Roybon et son parc d’Enfer ?

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