Élevage: le nombre de bêtes victimes du loup en hausse de 30% en 2014

victimes du loup

Un homme déguisé en loup participe à une manifestation contre la protection des loups, le 26 novembre 2014 face au siège du Parlement européen à Strasbourg © AFP/Archives Frederick Florin

Paris (AFP) – Le nombre d’animaux, principalement des ovins, victimes du loup en France a bondi d’environ 30% en 2014 pour atteindre 9.033 bêtes, selon les chiffres du ministère transmis jeudi par la Confédération paysanne.

Le nombre de victimes constatées était de 6.810 en 2013, à mettre en parallèle avec une population de loups qui augmente et dépasse désormais les 300 spécimens.

En 2014, 9.033 ovins victimes ont fait l’objet d’un constat, un chiffre multiplié par trois depuis 2009, et 8.226 ont donné lieu à une indemnisation pour un total de près de 2,5 millions d’euros (contre un peu moins de 2 millions en 2013).

Les départements les plus touchés sont dans le quart sud-est: Alpes-Maritimes (2.810 victimes), Alpes-de-Hautes-Provence (1.314), Var (1.090), Isère (1.046), Hautes-Alpes (816) et Savoie (630).

La Confédération paysanne, qui a organisé jeudi une action avec des moutons à la direction régionale de l’environnement (Dreal) à Lyon, estime que le niveau de prédation « met en danger l’existence même du métier » d’éleveurs et de bergers.

« C’est l’élevage hors-sol des ruminants, l’industrialisation de l’agriculture, que nos décideurs favorisent en refusant de questionner la légitimité du statut d’espèce protégée du loup », estime le syndicat agricole dans un communiqué.

La Confédération paysanne demande « une étude conjointe des ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie sur la possibilité et l’impact d’un changement de statut », une publication des données les plus récentes sur la population de loups et les zones de présence, et un rendez-vous avec Ségolène Royal.

Interrogé par l’AFP sur la hausse des dégâts dans l’élevage, le ministère de l’Ecologie indique que « Ségolène Royal avait anticipé cette évolution en prenant l’arrêté du 5 août qui a modifié les règles de prélèvements des loups ».

Cet arrêté a assoupli les conditions dans lesquelles les tirs peuvent avoir lieu (désormais en battue de chasse au grand gibier, après déclaration en préfecture, dans des périmètres où il y a eu des attaques).

© AFP

6 commentaires

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    • BESSE

    Certains pays parviennent à cohabiter avec le loup, sur les territoires duquel l’homme s’est étendu. Résultat conflit…. Nous avons largement de quoi nous nourrir sans multiplier les élevages ici ou là.
    je respecte les bergers, profession tout à fait honorable, mais ne crions pas quand les pertes sont indemnisées par ailleurs.
    Elever des moutons dans la nature , c’est prendre aussi des risques et accepter de partager avec les autres espèces présentes … et si les loups attaquent, c’est qu’ils ne trouvent plus d’autres animaux, autrefois inscrits à leur menu….et qui en est responsable ? nous !

      • car

      Comme vous avez raison !
      A croire qu’il n’y a qu’en France qu’il y a des loups ! je me demande comment font certains pays de l’est Croatie , Slovénie etc où non seulement il y a des loups mais aussi des ours ? et là bas les éleveurs ne sont pas indemnisés !

      • La voilà la finalité de la dictature verte, proposer aux éleveurs Français de vivre comme les bergers Croate, sans acquis sociaux, ni retraite, ni code du travail, le tout pour assurer la pérennité du loup. Voici une proposition écologiste qui, si ils prennent le pouvoir pourra s’appliquer à l’ensemble des travailleurs.
        Pourquoi la SNCF fait grève, pourquoi les infirmiers font grève, pourquoi les travailleurs revendiquent, puisque en Croatie ou en Slovénie il ne disent rien!

    • Italie, Espagne, suède, suisse, Finlande… aucun pays n’arrive a vivre avec les loups sans condamner l’agriculture familiale. La réalité est que les défenseurs du loup savent ce qui est préconisé par les organisation mondiale et européenne:
      La LCIE, le WWF, l’UICN et bien d’autre l’ont publié:
      « des réserves naturelles de faune sauvage limitées ne sont pas suffisantes pour les grands carnivores. c’est la totalité du paysage qui doit être incluse dans les plans de gestion. »
      Dans cette zone sont inclus les secteurs où doivent être établies de fortes restrictions à l’élevage, en accord avec les réalités locales, afin que l’élevage ne perturbe pas les carnivores. /… »
      alors gardez vos discours moralisateurs et idéologique pour votre propagande

      quand a la faune sauvage, elle n’a jamais été aussi abondante que aujourd’hui avec par exemple :
      L’effectif de chevreuils au niveau national est de l’ordre de 1.500.000 têtes soit une progression de 3,2 au cours des 20 dernières années (32%)!
      http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/2014/12/loup-associations-pretes-tout.html

    • derancourt

    Je regrette que GOODPLANET se fasse le relai de ce type d’info à charge contre le loup sans aucun argument de défense. On sait tous que ce dossier est sensible … et que notre Ministre de l’Ecologie, Démagolène Royal, est le porte-parole de tous les anti-loups. Il faudrait peut être rapprocher ce chiffre du nombre total de morts d’ovins en France chaque année (maladies, attaques de chiens, orages,…) et surtout du nombre de brebis « réformées » chaque année (500 000 brebis vont à l’équarrissage chaque année). Celà permet de relativiser et il ne faut pas oublier que tôt ou tard, ils finissent à l’abattoir puis dans nos assiettes …

  • A derancourt
    « chaque année (500 000 brebis vont à l’équarrissage chaque année) ».
    Evidemment c’est une des composante de l’écologie, comparer sa,ns aucune statistique officielle, le sqoit disant nombre de brebis de réforme de l’ensemble du cheptel national, avec les victimes de la prédation sur les troupeaux en estives dans les départements impacté par le loup. Un éléve de cm2 n’aurait pas osé!
    (un peu comme si on comparait le nombre d’homicides en Corse au nombre de personnes menées au cimetière ou incinérées en France pour le minimiser).
    http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/2014/01/les-ecologistes-font-parler-les-chiffres_17.html

    « il ne faut pas oublier que tôt ou tard, ils finissent à l’abattoir puis dans nos assiettes …  »
    Quel mépris pour les hommes qui ont choisi ce dur métier par passion afin de proposer des produits de qualité, dans la durabilité, le respect et la traçabilité, de laisser supposer que puisque un écologiste est capable d’élever du bétail pour nourrir le loup, cela doit s’appliquer à nos éleveurs et bergers!

Un rapport de l'ONU demande la réaffectation de 470 milliards de dollars de subventions agricoles qui nuisent aux prix des denrées et nous éloignent des objectifs environnementaux et sociaux

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