Fukushima: le traitement de l’eau contaminée ne sera pas achevé à la date prévue


Des employés travaillent sur une citerne contenant de l'eau contaminée à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi au Japon, le 12 novembre 2014 © Pool/AFP/Archives Shizuo Kambayashi

Tokyo (AFP) – L’opérateur de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi a annoncé vendredi qu’il ne parviendrait pas à achever comme souhaité à la fin mars le traitement de l’eau contaminée conservée sur le site mis en péril par le tsunami du 11 mars 2011.

« A peu près la moitié de la quantité de liquide radioactif stocké a été en partie expurgé, mais le travail va se poursuivre au-delà de la date limite prévue », a expliqué Tokyo Electric Power (Tepco).

Au moins deux mois supplémentaires seront nécessaires, selon les estimations de la compagnie qui souligne que les équipements employés ont mieux fonctionné ces derniers mois après des débuts très difficiles, et que « si le rythme actuel est maintenu cette tâche sera terminée courant mai ».

Le patron de Tepco, Naomi Hirose, a assuré que les efforts allaient se poursuivre pour améliorer les performances des moyens de décontamination.

Actuellement, Tepco peut filtrer environ 2.000 tonnes par jour. Cette eau est ensuite conservée dans des réservoirs dédiés installés spécialement sur le site.

Selon le dernier rapport en date, il reste encore 286.000 tonnes de liquide non traité également stocké dans des citernes dans la centrale.

Les flux d’eau continuent cependant et Tepco prévoit de construire de nouveaux réservoirs de sorte que la capacité totale sur le site puisse atteindre 800.000 tonnes l’année prochaine.

D’ores et déjà cependant, des experts, dont ceux de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), conseillent d’étudier la possibilité de rejeter en mer l’eau qui aura été débarrassée de l’essentiel des radionucléides, tout en sachant qu’il restera encore du tritium que l’on ne peut pour le moment extraire.

 

© AFP

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