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Plan anti-pollution à Paris: réactions sceptiques du centre et de la droite

Paris (AFP) – « Surprenant revirement » pour le centre, « opération de communication » pour la droite: les groupes d’opposition au Conseil de Paris ont réagi avec scepticisme dimanche aux propositions anti-pollution développées par la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Qualifiant la semi-piétonisation du centre de la capitale, proposée par Mme Hidalgo dans une interview au Journal du dimanche (JDD), d' »heureuse initiative », le porte-parole du groupe UDI-MoDem au Conseil de Paris, Yann Wehrling, y voit pourtant un « beau revirement » de la part de la maire socialiste.

Dans un communiqué, M. Wehrling affirme que « la circulation à pied » était « un axe majeur » des propositions de son camp « lors des dernières élections municipales. »

« Après les zones de restriction de circulation (ZAPA) dont la maire ne voulait pas entendre [parler] et qu’elle envisage finalement aujourd’hui, voilà que la semi-piétonisation trouve enfin grâce à ses yeux… », écrit l’élu, qui ajoute que la maire « s’expose à la question de sa crédibilité. »

Le groupe UMP, lui aussi, « se félicite qu’Anne Hidalgo se rallie aujourd’hui à (ses) propositions », et annonce dans un communiqué qu’il va proposer un vœu visant à « interdire l’accès de Paris aux autocars de tourisme les plus polluants. »

« Nous ne doutons pas que Mme Hidalgo votera ce vœu, à moins que ses annonces d’aujourd’hui ne se résument à une opération de communication ? Car on peut constater depuis le mandat de la nouvelle maire de Paris que la communication prend souvent le pas sur les mesures réelles », estime le groupe dans ce communiqué. Il assure aussi qu »‘en juin 2014, près de 40% de la flotte municipale fonctionnait au diesel », contrairement à ce qu’affirme la maire.

Anne Hidalgo a annoncé dimanche son intention de rendre « semi-piétonnier » le centre de la capitale française et d’interdire d’ici à la fin de son mandat la circulation des véhicules diesel dans toute la ville.

© AFP

Un commentaire

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    • Oskar Lafontaine

    La cuisine politicienne, c’est de la pollution intellectuelle, pour dissimuler des ambitions personnelles, tout comme la danse n’est jamais que l’expression verticale de désirs horizontaux…mais c’est déjà moins critiquable…
    Plus sérieusement la lutte contre la pollution de l’air parisien et banlieusard, qui ne devrait pas néanmoins contribuer au réchauffement climatique, ne saurait en aucun cas passer par la réduction de l’utilisation du diesel. Car réduire l’usage du diesel, au profit de l’essence, en l’état actuel de la technologie, c’est automatiquement augmenter les rejets de CO².Et bien des véhicules à essence récents et turbo-compressés, rejettent énormément plus de particules fines, qu’un diesel équipé d’un filtre à particules, dans l’ignorance quasi générale de la population, soigneusement désinformée sur ce point aussi.
    Certes cette querelle d’experts sera de courte durée, quelques années tout au plus et moins de dix, car le passage des véhicules au « tout électrique », mettra tout le monde d’accord, mais ne suffira pas à améliorer grandement la qualité de l’air en région parisienne, les sources de particules autres que celles liées au diesel, étant largement majoritaires et appelées à se multiplier.
    Même les pneus des véhicules éjectent en roulant des particules. la querelle sur les feux de cheminées est révélatrice de l’importance avérée, et bien trop longtemps négligée de cette source de particules, de même que certains épandages d’engrais sur les champs à même plus de 100 kilomètres de Paris , comme lors du pic de pollution qui entraîna circulation alternée en début d’année 2014 sur Paris, lorsque le vent repousse vers la capitale les vapeurs de ces engrais.