Le démarrage de l’EPR de Flamanville reporté d’un an, à 2017

Paris (AFP) – EDF a annoncé mardi un nouveau retard dans la construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche), dont le démarrage est reporté d’un an à 2017, confirmant une information obtenue par l’AFP de sources concordantes.

« Les travaux préparatoires menés dans le cadre de la revue de projet qui se tiendra fin novembre avec l’ensemble des fournisseurs ont mis en évidence un décalage dans le planning du chantier. Le démarrage de l’installation est désormais prévu en 2017 », a indiqué EDF.

L’électricien, maître d’oeuvre, attribue ce retard notamment à des « difficultés » rencontrées par le concepteur du réacteur Areva « sur la livraison d’équipements tels que le couvercle et les structures internes de la cuve » et « la mise en place de la réglementation des équipements sous pression nucléaires (ESPN) pour laquelle Flamanville 3 est tête de série, en particulier sur un lot de montage réalisé par Areva et ses entreprises sous-traitantes ».

Areva n’a pas souhaité faire de commentaire.

« Il y a un problème à Flamanville », avait indiqué un peu plus tôt une source proche du dossier à l’AFP, précisant qu' »un défaut a été constaté dans une soudure réalisée entre un générateur de vapeur et une branche d’une boucle primaire de la centrale de Flamanville 3″.

Une autre source proche du dossier avait précisé que « ce retard » entraînerait « des surcoûts importants », ce qu’EDF n’a pas confirmé.

Le chantier de l’EPR de Flamanville a accumulé les déboires depuis 2007: sa mise en service avait déjà été retardée à 2016, contre 2012 prévu initialement, et son coût a presque triplé à 8,5 milliards d’euros.Le démarrage de l’EPR de Flamanville est reporté d’un an, à 2017.

© AFP

 

2 commentaires

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    • Minerve

    Pour le prix de l’électricité, ça va pas être donné.
    On avait déjà cette information officieuse http://energeia.voila.net/nucle/reacteurs_trop_chers.htm

    Mais maintenant, c’est sûr que ça va encore augmenter.

    • Oskar Lafontaine

    Ceci ne fait que confirmer et amplifier tout le mal qu’il convient de penser du nucléaire.
    Pendant des années e aussi des décennies, le public, en France tout spécialement, a été induit en erreur sur la réalité des coûts du nucléaire, bien plus élevés en réalité que ce qui était claironné, aux informations télévisées, notamment.
    Mais la vérité finit par se savoir et le nucléaire, modèle EPR est devenu le moyen le plus onéreux que l’on puisse utiliser pour produire de l’électricité. Il l’était déjà avec le précédent coût de construction de ce réacteur, porté en décembre 2012, à 8,5 milliards d’€, et une nouvelle augmentation vient d’être annoncée le 18 novembre 2014, compte tenu du retard supplémentaire d’un an du démarrage qu’EDF venait d’officialiser. Démarrage qui ne sera que le début des essais et de la montée en puissance, qui ne s’achèveront alors au mieux, toujours selon le communiqué d’EDF en novembre 2014, qu’en 2018, sans autre précision de mois.
    Rien que la division, que chacun peut réaliser d’un coût minimum, très probable, de 9 milliards d’€ par la puissance en mégawatts de cet EPR normand (1650) permet des comparaisons avec les énergies renouvelables et cette comparaison est claire et sans appel, l’EPR de Flamanville est bien le moyen le plus onéreux de produire de l’électricité.
    Il ne reste plus aux politiques qu’à nous annoncer clairement que le choix du nucléaire a été une monstrueuse erreur. Mais quand en auront-ils le courage ?