Appel à « remplacer » l’ours Balou, mort dans les Pyrénées

Toulouse (AFP) – L’association de protection de l’ours Ferus a demandé mercredi à la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal « le remplacement immédiat » dans les Pyrénées de l’ours Balou, dont la mort avait été annoncée mardi par la préfecture de Haute-Garonne.

Balou, un ours brun de 11 ans, a été découvert mort lundi sur les hauteurs de Melles (Haute-Garonne). Donné par la Slovénie, il était l’un des cinq ours lâchés dans les Pyrénées centrales en 2006.

Or « la population d’ours dans les Pyrénées n’est pas encore sauvée et les hommes doivent continuer leurs efforts pour rendre aux Pyrénées une population d’ours en bon état de conservation », écrit l’association Ferus, dans un communiqué.

Elle fait valoir que « les Italiens ont réintroduit neuf ours dans le Trentin (nord-est de l’Italie) » et que « lorsqu’une des femelles lâchées est morte dans une avalanche, le gouvernement italien l’a immédiatement remplacée ». L’association dit n’en attendre pas moins de la ministre Ségolène Royal, « garante des espèces protégées ».

Selon la préfecture de Haute-Garonne, « la thèse de la chute semble la plus probable » pour expliquer la mort de Balou, qui serait survenue entre le 4 et le 6 juin. Mais Ferus « attend le résultat de l’autopsie et des analyses toxicologiques avant d’écarter toute piste de braconnage ».

Les ours ne subsistent plus en France que dans les Pyrénées où ils menaçaient de totalement disparaître dans les années 90. La population n’a été sauvée que grâce à des lâchers d’ours slovènes. Ils étaient 25 individus au minimum en 2013 côtés français et espagnol.

© AFP

Un commentaire

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    • Jean-Luc

    « Remettre des ours juste pour avoir des ours ».
    Voila qui sent un peu le slogan publicitaire.
    Ces ours n’avaient plus leur place vitale, nous l’avons occupée !
    Une première approximation a été de placer des ours carnivores,
    là où il y avait des ours végétariens-omnivores, leur adaptation était vouée à l’echec,
    leurs milieux de vie étant totalement différents.
    Encore eut-il fallu que certains choix soient faits en consultants les personnes compétantes.
    Des lointains bureaux parisiens ou bruxellois, quelle vue peut-on avoir de cela ?
    Une vue de salon probablement, là ou se prennent les décisions…
    Commençons par consulter les personnes concernées, c’est à dire sur place.
    Quelque chose me dit que les choix risquent d’être plus nuancés,
    tout simplement dans l’intérêt de la région et de ses habitants.

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