L’écologiste Paul Watson ne fera pas campagne contre les baleiniers cet hiver

Paul Watson

Paul Watson, le 25 mars 2010 à Paris © AFP/Archives Francois Guillot

Los Angeles (AFP) – Le militant écologiste canadien Paul Watson, qui défendra mercredi devant la justice américaine sa cause et celle des opposants à la chasse à la baleine, ne compte pas participer à la prochaine campagne contre les baleiniers japonais, a-t-il déclaré dans un entretien à l’AFP.

Visé par une demande d’arrestation d’Interpol depuis 2012 et arrivé aux Etats-Unis cette semaine, Paul Watson, fondateur de l’ONG Sea Shepherd, se présentera mercredi devant la justice à Seattle (nord-ouest des Etats-Unis).

L’écologiste de 62 ans fait l’objet d’une injonction des autorités japonaises lui interdisant de perturber la campagne d’hiver des baleiniers. C’est cette injonction qu’il va tenter de combattre à Seattle, sans grand espoir.

« Je ne pense pas que l’injonction sera levée, donc je ne prévois pas de participer à la campagne », a-t-il déclaré à l’AFP.

« Mais je ne suis pas particulièrement inquiet car Sea Shepherd Australia est tout à fait capable, comme ils l’ont déjà prouvé, de mener cette campagne », a-t-il ajouté.

La branche australienne de l’ONG doit prendre la mer le 1er décembre pour rejoindre les lignes de pêche à la baleine japonaises.

Sea Shepherd, créée en 1977, poursuit sans relâche les baleiniers japonais dans l’espoir de faire cesser le massacre.

Recherché par le Costa Rica, Paul Watson avait été arrêté à l’aéroport de Francfort en mai 2012. Remis en liberté et assigné à résidence, il s’était enfui fin juillet 2012. En août et septembre 2012, Interpol avait demandé son arrestation en relayant des mandats d’arrêt émis par le Costa Rica, à la suite d’une action en mer contre la chasse au requin, et le Japon, à la suite d’une action contre des baleiniers.

Selon Sea Shepherd, il est resté depuis sa fuite d’Allemagne en haute mer, participant l’hiver dernier à une nouvelle campagne en Antarctique.

© AFP

 

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