Alistair Gammell

Avant de rejoindre l’ONG Pew Trusts, Alistair Gammell a passé 40 ans à la RSPB - Royal Society of Protection of Birds (la Société Royale pour la Protection des Oiseaux), en tant que directeur international, où il a supervisé des initiatives de protection des forêts tropicales en Indonésie et au Sierra Leone, de sites et espèces en Europe, Afrique, Asie et territoires britanniques d’outre-mer. C’est un ancien membre de l’IUCN - International Union for Conservation of Nature (Union Internationale pour la Conservation de la Nature et des Ressources Naturelles). En 2007, le BBC Wildlife Magazine a mis Alistair sur la liste des 50 figures les plus influentes du Royaume-Uni dans la protection de la vie sauvage.

Rio+20 : se focaliser sur les solutions
[Julia Marton-Lefèvre, 16/05/2012]

Rio+20 : se focaliser sur les solutions Julia Marton-Lefèvre est la directrice générale de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). L'UICN publie la liste rouge des espèces menacées dans le monde. Photo: IUCN/Group... Suite
Protéger la forêt gabonaise, c'est servir le pays tout entier
[Marc Ona Essangui, 13/07/2010]

Protéger la forêt gabonaise, c'est servir le pays tout entier Marc Ona Essangui est né au Gabon. Atteint d’une poliomyélite depuis son enfance, il se déplace en fauteuil roulant, un handicap qui l’a contraint à renoncer à devenir avocat car les locaux de la... Suite
Un pas de géant dans la protection de la vie sous-marine
[Alistair Gammell, 22/04/2010]

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REDD sur l'Amazonie : une victoire pour les populations, les arbres et le climat
[Virgilio Viana, 15/03/2009]

REDD sur l'Amazonie : une victoire pour les populations, les arbres et le climat Celui qui est l'un des meilleurs spécialistes brésiliens de la protection des forêt a exercé des fonctions de secrétaire d'État de l'Environnement et du Développement Durable de l'Etat d'Amazonie. Il... Suite
Aires protégées en Amérique centrale : de la nécessité de les reconnaître comme un modèle de bonne gouvernance et d'équité
[IUCN, 06/06/2007]

Aires protégées en Amérique centrale : de la nécessité de les reconnaître comme un modèle de bonne gouvernance et d'équité IUCN: Fondée en 1948, l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), aussi appelée Union mondiale pour la nature, réunit 81 États, 120 agences gouvernementales, plus de 800 ONG et... Suite
Les espaces naturels protégés en France, une approche efficace pour ralentir l’artificialisation des paysages
[Antoine Lévêque, 16/10/2007]

Les espaces naturels protégés en France, une approche efficace pour ralentir l’artificialisation des paysages Antoine Lévêque est un étudiant en thèse de systématique animale et plus particulièrement en lépidoptérologie (étude des papillons). Il est chargé de mission "Patrimoine Naturel, Biodiversité" et il... Suite
Gestion des espaces protégés : le problème de l’intégration aux sociétés indigènes et de leur délimitation
[François Ramade, 06/06/2005]

Gestion des espaces protégés : le problème de l’intégration aux sociétés indigènes et de leur délimitation Ingénieur agronome, docteur ès sciences, François Ramade est professeur émérite de l'université Paris-Sud (Orsay). Il est ancien président de la Société nationale de protection de la nature,... Suite

Des exilés des Chagos manifestent devant le 10 Downing Street à Londres en 2007 pour obtenir leur retour au pays

Un pas de géant dans la protection de la vie sous-marine

26/05/2010 11:20 am

Le 1er avril, le gouvernement britannique a déclaré que les îles et les récifs coralliens de l’archipel des Chagos (un territoire britannique d’outre-mer situé au milieu de l’océan Indien), ainsi que les eaux avoisinantes constitueraient désormais une réserve naturelle où la pêche sera interdite. Avec 544 000 km², soit à peu près la superficie de la France, il s’agira de la réserve marine la plus étendue de la planète. Elle abritera certains des plus importants récifs coralliens et sites de nidification des oiseaux marins et des tortues et contribuera à l’indispensable protection des requins, des thons et des grands fonds.

Les eaux qui entourent les Chagos sont parmi les plus pures du monde et hébergent la moitié de ce qu’il reste de récifs coralliens sains dans l’océan Indien, ce qui en fait un des systèmes coralliens les plus purs qui soient sur le plan écologique. C’est dans cet environnement que prospèrent plusieurs espèces de coraux et de poissons, ainsi que plus de 76 autres espèces figurant sur la liste Rouge des espèces en danger de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Tout autour des récifs, on trouve une exceptionnelle diversité d’habitats des grands fonds tels que des fosses de presque 6000 mètres de profondeur. Ces îles constituent également un site de reproduction sans danger pour les populations de tortues marines, qui sont en baisse, et pour des centaines de milliers d’oiseaux marins.

Mais malgré toute cette richesse biologique, tout ne va pas pour le mieux dans ce petit paradis. C'est en effet dans la partie occidentale de l'océan Indien qu'on trouve certaines des zones de pêche les plus exploitées, les plus mal étudiées et les plus anarchiques du monde. La gestion actuelle du thon dans l'océan Indien, placée sous la houlette de l'Indian Ocean Tuna Commission, présente d'énormes points faibles sur le plan légal et technique. Dans les Chagos, les navires possédant un permis pour la pêche à la palangre et pour la pêche à la senne coulissante prennent entre 700 et 25 000 tonnes de thon par an.

Il y a également un nombre important de prises accessoires dues à la pêche au thon : on estime par exemple que 60 000 requins ont été tués en toute légalité sur une période de cinq ans par les palangriers qui pêchaient le thon dans les eaux des Chagos. Parmi eux, il y avait plus de 30 000 requins bleus, une espèce quasi menacée. Et, en plus de tous ces requins, on pense qu'environ 60 000 raies ont également été capturées. Et ces chiffres ne tiennent pas compte de toutes les autres espèces, déjà mortes ou sur le point de l’être, qui ont été rejetées à la mer, ni de celles qui sont attrapées illégalement ou du fait d'une pêche non régulée. Heureusement, la réserve naturelle des îles Chagos constituera un refuge temporaire qui permettra aux espèces migratrices telles que les tortues, les thons et les requins de reconstituer leurs populations.

Lors de la consultation publique qui a été organisée au sujet des îles Chagos, plus de 250 000 personnes ont exprimé leur point de vue et, parmi elles, une écrasante majorité – largement plus de 90 % des sondés – s'est clairement prononcée en faveur d'une plus grande protection marine de ce territoire. Près de 17 000 d’entre elles étaient françaises, ce qui montre bien l'importance que ce pays accorde à la conservation des milieux marins. En juillet 2009, le président Sarkozy a envoyé un signal fort au reste du monde en annonçant des objectifs ambitieux concernant la protection du territoire maritime français : 10 % de celui-ci devrait être protégé d’ici 2010 et 20 % d’ici 2020. La France contrôle le deuxième plus grand domaine maritime du monde, un domaine qui est par endroits l’un des plus importants sur le plan biologique. Le Pew Environment Group encourage le gouvernement français à établir de vastes réserves marines naturelles où la pêche serait interdite dans les eaux qui bordent la métropole, en Polynésie et ailleurs. C’est l’ensemble de la planète qui devrait s’attacher à être à la hauteur de la France en tant que nation maritime de premier plan et prendre des mesures pendant qu’il est encore temps de préserver l’avenir de nos océans.

En décidant de protéger les Chagos, le gouvernement britannique a montré qu'il entendait être parmi les pays leaders en matière de protection des ressources marines et il garantit par là même un héritage d'une ampleur et d'une importance sans précédent dont pourront jouir les générations futures. Avec cette réserve, il ne s'agit plus seulement des intérêts d'un petit nombre en matière de pêche commerciale, car tout le monde sera gagnant. Cela inclut tous ceux qui ont intérêt à ce que les ressources marines de l'océan Indien occidental se reconstituent et à ce que les conditions pour mener des recherches sur la vie sous-marine s’améliorent.

Puisque les gouvernements du monde entier affirment vouloir protéger les ressources de la planète, exhortons-les à imiter le Royaume-Uni et à établir de larges réserves naturelles avec interdiction de la pêche. S'ils ne le font pas, nos océans continueront à se vider de leurs populations de poissons, qu'il sera devenu impossible de reconstituer, et leur avenir sera alors bien sombre.

Si vous voulez en savoir plus sur la campagne de protection des îles Chagos, rendez-vous sur www.protectchagos.org. Pour en savoir plus sur l'initiative du Pew Environment Group qui vise à instaurer des réserves marines naturelles : www.globaloceanlegacy.org. Enfin, pour en savoir plus sur les îles Chagos : www.chagos-trust.org.

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Un pas de géant dans la protection de la vie sous-marine
par Alistair Gammell du Pew Environment Group

texte courtoisie de l'auteur

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Vos commentaires
cats Reserve marine aux Chagos

Avec un bémol tout de même car il faut savoir que le problème des Chagos est complexe. Les Chagossiens eux même ont été chassés de leurs Iles et ne peuvent toujours pas y retourner. La base militaire américaine en place la bas depuis y aurait effectué des essais nucléaires!!!!!!!!!!Revendiquer aujourd'hui la création d'un parc marin par les britanniques sur un territoire qui ne leur appartient pas est une vaste blague surtout a l'heure du très prisé développement durable qui voudrait que les chagossiens puissent réintégrer leur ile et être partenaires de ce programme de conservation. CC LANGLOIS PRESIDENTE DE FOREVER BLUE ONG ENVIRONNEMENT MARIN

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