Tewolde Berhan Gebre Egziabher

Diplomé en botanique à l'université de North Wales, il retourne en Éthiopie et dirige dans les années 1970 le département de biologie de l'université d'Addis Ababa et d'Asmara ainsi que l'herbier national. Parallèlement à sa vie universitaire. Le Dr Tewolde est le directeur de l'agence de protection de l'environnement éthiopien. Il a représenté son pays dans la conférence des Nations Unies pour l'environnement et le développement (1992) et il est également le porte-parole des pays africains contre les OGM dans la révision du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture. Il a reçu le Right Livelihood Award (Prix Nobel alternatif) en 2000.

Pour un pacte agricole
[Serge Orru, 04/04/2012]

 Pour un pacte agricole Serge Orru est le directeur général du WWF France.Photo : © AFP PHOTO FRANK PERRY Suite
Rebâtir le réseau d’irrigation de l’Afghanistan
[FAO, 14/02/2012]

Rebâtir le réseau d’irrigation de l’Afghanistan L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Le cheval de Nietzsche
[Yann Arthus-Bertrand, 12/01/2012]

Le cheval de Nietzsche Yann Arthus-Bertrand est photographe, cinéaste, et écologiste. Il s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie... Suite
Remettre les paysans au cœur du monde

[Yann Arthus-Bertrand, 30/11/2011]

Remettre les paysans au cœur du monde
 Yann Arthus-Bertrand est photographe, cinéaste, et écologiste. Il s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie... Suite
Non à la viande obligatoire dans les cantines !
[L214, 17/11/2011]

Non à la viande obligatoire dans les cantines ! L214 est une association de défense des animaux. Elle refuse le 'spécisme". Elle prône l'abolition de la production de viande. Suite
Pourquoi devrait-on aussi se méfier du mercure dans les poissons ?
[Xavier Pastor, 28/09/2011]

Pourquoi devrait-on aussi se méfier du mercure dans les poissons ? Xavier Pastor est Directeur Exécutif d'Oceana en Europe. Biologiste marin, il a commencé sa carrière professionnelle à l'Institut Océanographique Espagnol et plus tard a fondé Greenpeace Espagne en... Suite
L’eau et la sécurité alimentaire
[FAO, 23/08/2011]

L’eau et la sécurité alimentaire L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Famine et espoir dans la corne de l’Afrique
[Jeffrey David Sachs, 31/07/2011]

Famine et espoir dans la corne de l’Afrique Jeffrey David Sachs est un éminent économiste américain. Il est Directeur de l'Earth Institute, professeur de développement durable, et professeur de politique et de gestion de la santé à... Suite
Pour nourrir le monde, réduisons nos pertes alimentaires
[FAO, 11/05/2011]

Pour nourrir le monde, réduisons nos pertes alimentaires L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Combler le fossé hommes-femmes dans l’agriculture
[FAO, 07/03/2011]

Combler le fossé hommes-femmes dans l’agriculture L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Une agriculture plus intensive sauvera-t-elle les forêts tropicales ?
[Fred Pearce, New Scientist, 09/02/2011]

Une agriculture plus intensive sauvera-t-elle les forêts tropicales ? Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
Investir dans les agriculteurs plutôt que dans les terres
[iied, 20/07/2010]

Investir dans les agriculteurs plutôt que dans les terres L’International Institute for Environment and Development (iied) a été fondé en 1971. Cette organisation internationale non-lucrative conduit des activités de recherches et de lobbying sur les grands... Suite
De mystérieux produits halieutiques
[FAO, 01/02/2010]

De mystérieux produits halieutiques L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Pour sauver la biodiversité, mangez-la !
[Olivier Blond, 14/01/2010]

Pour sauver la biodiversité, mangez-la ! Le rédacteur en chef du site GoodPlanet Info a créé la page écologie de Courrier International et participé à la création de l'émission Vu du Ciel sur France2. Photo Marianne Rozier. Suite
L’essor des citadins-paysans d'Afrique
[Juliet Torome, 10/10/2009]

L’essor des citadins-paysans d'Afrique Juliet Torome est auteur de livres et réalisatrice de documentaires. Elle a été la première récipiendaire du prix annuel Flaherty pour le meilleur documentaire, attribué par le magazine Ciné-source. ... Suite
Lutter contre la biopiraterie
[Silvia Ribeiro et Kathy Jo Wetter, 01/09/2009]

Lutter contre la biopiraterie Silvia Ribeiro et Kathy Jo Wetter travaillent toutes deux en tant que chercheuses pour l'Action Group on Erosion, Technology and Concentration (ETC Group). Suite
Trésors alimentaires en péril
[FAO, 07/09/2009]

Trésors alimentaires en péril L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Le thon peut rester au menu… pour l'instant
[New Scientist, 19/07/2009]

Le thon peut rester au menu… pour l'instant New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
Les chercheurs qui travaillent sur l'obésité doivent comprendre le fonctionnement du capitalisme.
[Sci-dev.net, 23/07/2008]

Les chercheurs qui travaillent sur l'obésité doivent comprendre le fonctionnement du capitalisme. Le réseau Science et Développement est une organisation à but non lucratif reconnue œuvre de bienfaisance à but éducatif au Royaume-Uni . Sa mission est d’aider les acteurs économiques des pays en... Suite
Un maïs OGM autorisé mais impropre à la consommation
[Gilles-Eric Séralini, 01/01/2006]

Un maïs OGM autorisé mais impropre à la consommation Ce professeur de biologie moléculaire est directeur du conseil scientifique CRII-GEN (Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le génie Génétique), le principal laboratoiore indépendant... Suite
Quand la FAO voit l’avenir en bio
[Nature & Progrès, 01/07/2007]

Quand la FAO voit l’avenir en bio Magazine bimestriel, créé en 1964, il aborde l’actualité de l’agriculture et de l’alimentation bio. Reportages, interviews, dossiers sensibles (OGM, nucléaire,incinération...), bio-construction, et... Suite
Conclusions du rapport Agriculture biologique et sécurité alimentaire
[FAO, 01/05/2007]

Conclusions du rapport Agriculture biologique et sécurité alimentaire L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Pourquoi l’agriculture biologique doit remplacer l’agriculture industrielle
[Tewolde Berhan Gebre Egziabher, 01/12/2005]

Pourquoi l’agriculture biologique doit remplacer l’agriculture industrielle Diplomé en botanique à l'université de North Wales, il retourne en Éthiopie et dirige dans les années 1970 le département de biologie de l'université d'Addis Ababa et d'Asmara ainsi que l'herbier... Suite
Nourrir 7 milliards d'humains en quantité suffisante
[Lester Brown, Worldwatch Institute, 01/01/2006]

Nourrir 7 milliards d'humains en quantité suffisante Analyste environnemental de reconnaissance mondiale, il a écrit une vingtaine d’ouvrages, traduits dans environ 40 langues qui traitent de sujets d’économie et d’environnement global. Il est le... Suite
L’agroécologie, l’être humain dans sa responsabilité à l’égard du vivant
[Pierre Rabhi, 10/05/2007]

L’agroécologie, l’être humain dans sa responsabilité à l’égard du vivant Ouvrier agricole dans les années 60, Pierre Rabhi est très tôt confronté à la problématique de l’agriculture intensive et consterné par les impacts de cette pratique sur les écosystèmes. Dans les... Suite

Pourquoi l’agriculture biologique doit remplacer l’agriculture industrielle

31/08/2008 2:06 pm

Depuis un an, les gouvernements du G8 ont été fortement incités à abolir la pauvreté (avec la campagne Make Poverty History) en garantissant un commerce plus équitable, des aides plus importantes et l’annulation des dettes. Si ces objectifs sont tout à fait louables, peu de réflexion a été apportée sur la forme que devraient revêtir ces aides et sur le modèle de développement économique et agricole à adopter pour les pays d’Afrique.

Une distribution des ressources plus équitable et plus équilibrée n’est pas suffisante, si nous ne remettons pas complètement en question notre mode d’agriculture, dans les pays riches comme dans les pays pauvres. Notre culture, à travers laquelle s’est développée l’agriculture industrielle, modifie profondément le climat mondial et déstabilise ce qui reste des écosystèmes naturels de notre biosphère. Si cette tendance n’est pas corrigée, les chances de réémergence d’une agriculture durable pouvant subvenir indéfiniment aux besoins de la population mondiale seront radicalement revues à la baisse.

Le protocole de Kyoto n’est qu’un timide effort visant à limiter les effets du réchauffement climatique. Mais même ces efforts ont été rejetés par les États-Unis d’Amérique, pays qui est à l’origine de près du quart du réchauffement climatique à lui seul. La vie telle que nous la connaissons risque fort de disparaître.

En supposant que nous pouvons infléchir le changement climatique, nous pourrions résoudre le problème de la production alimentaire durable en adoptant des modes d’agricultures permettant d’optimiser la biomasse nécessaire, tout en renforçant l’équilibre de l’écosystème agricole. L’agriculture biologique est-elle la réponse ?

Elle pourrait bien l’être, à condition que celle-ci soit prise au sérieux et que soient entrepris la recherche et le développement nécessaires à soutenir plutôt que contourner les cycles naturels, qui sont à la base du bon fonctionnement de l’écosystème global, comprenant également les terres non cultivées.

Est-ce possible? Pourquoi pas! Certaines communautés agricoles pratiquent ce mode d’agriculture depuis des milliers d’années. Avec nos connaissances actuelles, nous devrions pouvoir faire encore mieux.

Dans le Tigré, au nord de l’Éthiopie, certaines communautés agricoles pratiquent une agriculture biologique durable et obtiennent des résultats encourageants. Ces communautés, qui ont commencé à travailler sur des terres complètement dégradées, ont d’abord entrepris des activités de lutte contre l’érosion du sol (par le biais de gradins, barrages de correction de ravines et fossés d’écoulement). Ils ont également limité à de petites zones la paissance de leurs troupeaux, qu’ils ont nourris d’herbes et de feuilles coupées. Le manteau végétal a ainsi pu reprendre pleinement ses droits.

Mais depuis l’effondrement des organisations communautaires locales, ces pratiques traditionnelles n’ont pu être collectivement appliquées. Décidés à raviver ces organisations, ces communautés se sont alors imposé un certains nombres de règles; elles ont ainsi appris à préparer et utiliser le compost, puis à repiquer leurs récoltes annuelles (éleusine, sorgo et maïs) afin de garantir une saison de croissance suffisamment longue pour pallier le raccourcissement de la saison des pluies, toujours plus courte et instable du fait du réchauffement climatique.

Malheureusement, durant ces cinquante dernières années, la recherche s’est uniquement concentrée sur la sélection de variétés végétales à haut rendement, mais nécessitant une irrigation importante et l’utilisation d’engrais chimiques. Si autant d’énergie était consacrée à la sélection de variétés à haut rendement grâce à une fertilisation biologique des sols, je suis persuadé que les résultats seraient équivalents. Mais bien entendu, contrairement à l’agriculture industrielle, ces résultats seraient durables.

L’agriculture biologique permettra de nourrir toute la planète, j’en suis sûr. Je suis également sûr que l’être humain est en danger si l’agriculture biologique ne s’étend pas. Et si le réchauffement climatique n’est pas freiné, la biosphère telle que nous la connaissons aura complètement disparu, sans parler de la nourriture.

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Cet article est extrait d’un discours donné à la Soil Association.

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