George Soros

George Soros, milliardaire et philanthrope, dirige le Fond de gestion Soros et l’Institut Open Society.

Photo : © AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

Mettre au vert la Banque Européenne d’Investissement
[Manana Kochladze, 23/12/2011]

Mettre au vert la Banque Européenne d’Investissement Manana Kochladze est ingénieure au CEE Bankwatch Network, une ONG qui contrôle les institutions financières internationales actives en Europe centrale et de l’est. Elle a reçu le prix Goldman pour... Suite
Climat : sueurs froides et accords tièdes à Durban
[Fondation pour la Nature et l'Homme, 13/12/2001]

Climat : sueurs froides et accords tièdes à Durban Créée en 1990 par Nicolas Hulot, la Fondation pour la Nature et l'Homme (FNH) a pour objectif de modifier les comportements individuels et collectifs pour préserver notre planète. Organisation non... Suite
Le pétrole fait-il de nous des esclavagistes modernes ?
[Jean François Mouhot, 06/12/2011]

Le pétrole fait-il de nous des esclavagistes modernes ? Jean François Mouhot est historien. Il est l'auteur de “Des Esclaves Energétiques. Réflexions sur le changement climatique”. Ses travaux le poussent à se spécialiser dans l'histoire de... Suite
Réduire les pollutions dues à la «suie» et au «smog» limiterait la hausse des températures
[PNUE, 14/06/2011]

Réduire les pollutions dues à la «suie» et au «smog» limiterait la hausse des températures Créé en 1972, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE ou UNEP en anglais) est la plus haute autorité environnementale au sein du système des Nations Unies. Le Programme joue le rôle... Suite
Les mesures contre le changement climatique doivent être à l’épreuve de la corruption
[Transparency International, 30/04/2011]

Les mesures contre le changement climatique doivent être à l’épreuve de la corruption Fondée en 1993 et présente dans 80 pays, Transparency International est une ONG qui lutte contre la corruption. Suite
Il est temps de débattre démocratiquement de l'avenir énergétique de notre pays
[Yann Arthus-Bertrand, 18/03/2011]

Il est temps de débattre démocratiquement de l'avenir énergétique de notre pays Yann Arthus-Bertrand est photographe, cinéaste, et écologiste. Il s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie... Suite
Sommet de Cancún : les Nations unies seraient-elles incapables de s’occuper du climat ?
[Fred Pearce, 16/12/2010]

Sommet de Cancún : les Nations unies seraient-elles incapables de s’occuper du climat ? Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
Les voyants du changement climatique sont au rouge
[George Soros, 12/12/2010]

Les voyants du changement climatique sont au rouge George Soros, milliardaire et philanthrope, dirige le Fond de gestion Soros et l’Institut Open Society. Photo : © AFP PHOTO / ERIC PIERMONT Suite
Qu’attendre de la conférence sur le climat de Cancun
[Denis Loyer, 24/11/2010]

Qu’attendre de la conférence sur le climat de Cancun Denis Loyer est conseiller climat à l’Agence française de développement, AFD. L’AFD est la banque de développement de la France. L’AFD et les principaux bailleurs de fonds bilatéraux japonais (JICA)... Suite
Agissons tous ensemble le dimanche 10 octobre pour le climat
[Yann Arthus-Bertrand, 08/10/2010]

Agissons tous ensemble le dimanche 10 octobre pour le climat Yann Arthus-Bertrand est photographe, cinéaste, et écologiste. Il s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie... Suite
Soyons ambitieux : réduisons nos émissions de gaz à effet de serre de 30% d'ici à 2020
[Jean-Louis Borloo, 15/07/2010]

Soyons ambitieux : réduisons nos émissions de gaz à effet de serre de 30% d'ici à 2020 Jean-Louis Borloo est le ministre français de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies Vertes et des Négociations sur le Climat depuis 2007. Il... Suite
Coupe du monde de foot : carton rouge écologique ?
[Nathalie Durand, 28/06/2010]

Coupe du monde de foot : carton rouge écologique ? A l’origine maître d’armes, Nathalie Durand enseigne l’escrime pour les valides et les handisports. Diplômée en management international du sport, elle mène depuis 1996 des études et des actions... Suite
Dangers et contributions potentielles de la géoingénierie
[Jeff Goodell, 01/04/2010]

Dangers et contributions potentielles de la géoingénierie Jeff Goodell est un journaliste américain qui contribue à Rolling Stone, Wired, au Washington Post et au New York Times. Il vient de finir un livre sur la géoingénierie How to Cool the Planet:... Suite
Grenelle : Peut mieux faire…
[Sandrine Mathy, 01/06/2010]

Grenelle : Peut mieux faire… Diplômée de l’École nationale supérieure des techniques avancées de Paris puis de l’École des hautes études en sciences sociales en sciences économiques, Sandrine Mathy débute sa carrière au Centre... Suite
Agir rend heureux
[Yann Arthus-Bertrand, 03/06/2010]

Agir rend heureux Yann Arthus-Bertrand est photographe, cinéaste, et écologiste. Il s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie... Suite
Le double jeu des Etats insulaires
[Khadija Sharife, 27/02/2010]

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Pourquoi les scientifiques doivent être les nouveaux climato-sceptiques
[New Scientist, 04/03/2010]

Pourquoi les scientifiques doivent être les nouveaux climato-sceptiques New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
Copenhague : Demi succès ou catastrophe ?
[Michel Rocard, 20/12/2010]

Copenhague : Demi succès ou catastrophe ? Michel Rocard a été Premier Ministre en France de 1988 à 1991. Il a été nommé en 2009 ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique. ... Suite
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Copenhague est un échec historique qui restera marqué du sceau de l'infamie Joss Garman est un militant écologique britannique. il est chargé de campagne à Greenpeace et a aussi participé à la fondation du mouvement Plane Stupid qui s'oppose à l'extension du trafic aérien.... Suite
Copenhague n’est pas la fin d’une belle idée
[Olivier Milhomme, 21/12/2009]

Copenhague n’est pas la fin d’une belle idée a été conseiller éditorial de la fondation GoodPlanet. Suite
Copenhague : un Seattle empreint de maturité
[Naomi Klein, 13/11/2009]

Copenhague : un Seattle empreint de maturité Figure du militantisme altermondialiste et surtout anticapitaliste depuis la sortie de No Logo en 2000, Naomi Klein est une journaliste engagée. Elle concentre son travail sur les dérives du... Suite
Une étude provocatrice recommande de ne pas dépasser certaines frontières planétaires
[Carl Zimmer, 23/09/2009]

Une étude provocatrice recommande de ne pas dépasser certaines frontières planétaires Carl Zimmer travaille comme journaliste spécialiste des questions scientifiques et environnementales. Il a rédigé 6 livres et s’intéresse à des domaines aussi variés que la recherche dans les... Suite
Pourquoi il ne suffit pas de réduire les émissions de carbone
[Achim Steiner, 01/09/2009]

Pourquoi il ne suffit pas de réduire les émissions de carbone Achim Steiner est le directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE). Auparavant, il a exercé de hautes fonctions à la Commission mondiale des barrages puis à l'Union... Suite
L'urgence sur les récifs coralliens et Copenhague
[Pavan Sukhdev, 01/09/2009]

L'urgence sur les récifs coralliens et Copenhague Pavan Sukhdev est un économiste et banquier indien qui a notamment travaillé pour la banque centrale allemande en Inde. Il a été chargé par la commission européenne de diriger une étude mondiale sur... Suite
Mettre en place un budget carbone
[Claus Leggewie, 20/08/2009]

Mettre en place un budget carbone Claus Leggewie dirige l’Institute for Advanced Study in the Humanities à Essen (KWI) et est membre du Conseil allemand pour un changement global (WBGU).Photo : Stefan/wikipedia sous licence Creative... Suite
Le méthane : problème majeur et solution pratique pour le climat ?
[New Scientist, 25/06/2009]

Le méthane : problème majeur et solution pratique pour le climat ? New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
États-Unis : la politique sur le changement climatique d'un État à la dérive
[George Monbiot, The guardian, 26/06/2009]

États-Unis : la politique sur le changement climatique d'un État à la dérive Célèbre journaliste d’investigation et éditorialiste au quotidien anglais The Guardian. George Monbiot est conseiller auprès de la BBC Wildlife magazine. Il est également l'auteur de best sellers... Suite
La déforestation au coeur des négociations climat-énergie
[Olivier BOUYER, 31/12/2008]

La déforestation au coeur des négociations climat-énergie Olivier BOUYER est Ingénieur du Génie Rural, des Eaux et Forêts. Il a participé à la conférence de Poznan (en 2008) avec la délégation française comme chargé de mission “effet de serre et forêt””... Suite
L’autre économie du carbone
[Vandana Shiva, Resurgence, 01/05/2008]

L’autre économie du carbone Médecin, écologiste et militante féministe indienne, elle a fondé “Navdanya,” une association qui protège la biodiversité et les droits des fermiers. Elle dirige également le Research Foundation for... Suite
Les compensations carbone agissent là où il le faut
[Martin Wright, BBC, 23/07/2007]

Les compensations carbone agissent là où il le faut Martin Wright est l’éditeur de Green Future Magazine, et juge occasionel pour les Ashden Awards pour l’Energie Durable. Suite
Regardez, il n’y a pas de trace de carbone.
[Fred Pearce, New Scientist, 09/03/2007]

Regardez, il n’y a pas de trace de carbone. Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
Les Ambiguités du Carbone
[Adam Ma’anit, 30/07/2006]

Les Ambiguités du Carbone Adam Ma’anit est co-éditeur du magazine anglais The New Internationalist. Il est l’auteur engagé d’un grand nombre de publications sur la politique sociale, économique et environnementale en Europe... Suite
Les cultures d'OGM pourraient réduire les émissions de gaz à effet de serre
[New Scientist, 29/01/2007]

Les cultures d'OGM pourraient réduire les émissions de gaz à effet de serre New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite

Les voyants du changement climatique sont au rouge

22/12/2010 10:54 am

Le communiqué officiel de la conférence de Cancun sur le changement climatique ne peut masquer le fait qu’il n’y aura pas de successeur au protocole de Kyoto à son expiration fin 2012. Le Japon, entre autres, s’est soustrait des efforts visant à reconduire le traité de Kyoto.

Cela pourrait sembler une mauvaise nouvelle, car cela signifie qu’un prix international du carbone ne sera pas fixé, et, sans un prix du marché, il sera difficile d’organiser efficacement la réduction des émissions de carbone. Mais les apparences sont parfois trompeuses.

L’approche globale pour s’attaquer au changement climatique est brisée mais semble laisser place à une nouvelle approche ascendante, porteuse de meilleures perspectives de succès que les pesantes négociations onusiennes.

Plutôt qu’un prix unique du carbone, cette approche ascendante devrait probablement entrainer une multiplicité de prix pour les émissions de carbone. Cette multiplicité de prix est plus appropriée à la réduction des émissions de carbone qu’un prix unique parce qu’il y a une multiplicité de secteurs et de méthodes qui produisent des courbes de coûts différentes.

Le prix du marché de quoi que se soit est toujours égal au coût marginal. Lorsqu’il y a un prix unique, les différentes courbes de coûts fusionnent en une et les projets à bas coûts ont une meilleure rentabilité. Cela rend le coût de la réduction des émissions de carbone bien plus élevé que nécessaire.

Ceci fut amplement démontré par le fonctionnement du protocole de Kyoto dans la pratique. Le système de marché du carbone qu’il a établi a généré de nombreux abus. Les anciens pays communistes, par exemple, ont gagné leurs crédits d’émissions à zéro coût pour les industries lourdes qu’ils ont du fermer et dont la vente leur a permis de récolter une moisson de bénéfices. La disparition du protocole de Kyoto ne sera donc pas une grande perte.

La même chose s’applique aux négociations prolongées entre les pays développés et ceux en développement. Les pays développés avaient promis de payer réparation pour leurs péchés passés lors du sommet de Rio en 1992 mais n’ont cessé de reporter leurs obligations en faisant durer les négociations. Les conditions cependant ont changé avec le temps : après des décennies de croissance explosive, la Chine est devenue le plus grand émetteur de carbone devant les Etats-Unis.

Les négociations prennent un ton de plus en plus irréel. Actuellement, les interrogations sur la façon dont les 100 milliards de dollars annuels seront mobilisés d’ici à 2020 par les gouvernements pour aider les pays en développement à s’attaquer au changement climatique concentrent les débats ; surtout lorsque l’on sait que même 10 milliards de dollars de fonds d’urgence ne peuvent être réunis à la hâte sans recourir à des artifices. En ne parvenant pas à progresser au delà du simple maintien du dialogue, le sommet de Cancun semble avoir laissé une impression d’inertie teintée d’une note de désespoir.

Ce n’est pas le cas. Certains pays et de manière individuelle, comme l’Allemagne, sont en train de formuler des engagements contraignants qui ne sont pas conditionnés à ce que les autres pays font, et des « coalitions de volontaires » se forment pour s’attaquer à certains secteurs spécifiques. Le partenariat REDD+ (Réduction des émissions liées la déforestation et à la dégradation des forêts), une tentative pour donner une valeur financière au carbone stocké dans les forêts, est exemplaire en la matière. Les progrès les plus importants sont maintenant réalisés là où le problème est le plus urgent : il est plus facile de préserver les forêts que de les reconstituer.

Le cas de l’Indonésie mérite une attention particulière. L’Indonésie est devenue le troisième plus important pollueur du monde, après la Chine et les Etats-Unis, parce qu’une grande part de sa forêt pousse sur des tourbières. Lorsque les arbres sont coupés et que les tourbières sont drainées, le carbone accumulé depuis des millénaires est exposé et oxydé – souvent sous la forme de feux qui enveloppent Singapour et la Malaisie dans les fumées.

Aujourd’hui, la moitié des tourbières indonésiennes sont encore intactes ; leur exposition doublerait les émissions. Le président Susilo Bambang Yudhoyono est déterminé à éviter cela et a reçu un soutien financier pour ses efforts de la part de la Norvège. L’Australie a déjà rejoint leur partenariat et d’autres devraient rapidement suivre.

Ce partenariat est révolutionnaire à plus d’un titre. Yudhoyono a mis en place un moratoire sur l’exploitation des tourbières et des forêts vierges. Une agence REDD+ sera chargée de traiter les forêts tropicales comme une ressource naturelle qui doit être préservée et reconstituée plutôt qu’exploitée et détruite. La gouvernance et la remise de l’Assistance Officielle pour le Développement (AOD) devraient aussi s’en trouver transformées.

L’agence REDD+ aura un conseil administratif national qui coordonnera les activités de toutes les unités gouvernementales concernées par les forêts tropicales, et un bureau international en charge d’autoriser et de superviser les dépenses des fonds AOD. Cela signifie que l’AOD soutiendra les institutions locales plutôt que d’administrer des projets apportés de l’extérieur.

Ces efforts peuvent servir de prototype pour assister d’autres pays comme le Guyana, où les projets de préservation forestière ne fonctionnent pas très bien. A terme, cela mènera à l’établissement d’un fonds global pour les forêts tropicales et l’aménagement agricole parce que les bénéfices de la lutte contre les émissions de carbone profitent à l’humanité dans son ensemble, pas aux pays individuellement. Ce fonds global établirait deux prix : l’un pour les économies de carbone obtenues par la reforestation et l’un pour les émissions évitées par la préservation des forêts.

Cela constituera un exemple pour les autres secteurs. De cette manière, le prix du carbone sera déterminé et la coopération internationale établie du bas vers le haut, sur une base sectorielle fondée sur des résultats démontrés.

Donc, malgré l’idée répandue à propos de l’agenda du changement climatique qui serait à l’arrêt, il subsiste encore un espoir. Mais réaliser cet espoir nécessite de garder le rythme avec le réchauffement de la planète, et cela signifie d’agir plus rapidement pour établir ce prix – ou ces prix – pou les émissions de carbone.

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Les voyants du changement climatique sont au rouge

par George Soros

Copyright: Project Syndicate, 2010.
www.project-syndicate.org
Traduit de l’anglais par Frédérique Destribats

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