Emma Young

Emma Young est journaliste scientifique et écrivain. Déjà primée au cours de sa carrière, elle est actuellement rédactrice en chef du magazine New Scientist à Sydney. Anciennement journaliste au Guardian et à BBC News Online (site d’information en ligne de la BBC), elle a également participé à la rédaction de plusieurs livres et magazines, dont Rough Guides (guides touristiques) et le magazine Tomorrow’s World.

Pourquoi il ne suffit pas de réduire les émissions de carbone
[Achim Steiner, 01/09/2009]

Pourquoi il ne suffit pas de réduire les émissions de carbone Achim Steiner est le directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE). Auparavant, il a exercé de hautes fonctions à la Commission mondiale des barrages puis à l'Union... Suite
L'appauvrissement de la couche d'ozone est-il le principal responsable du changement climatique ?
[David Fahey, 06/06/2006]

L'appauvrissement de la couche d'ozone est-il le principal responsable du changement climatique ? David Fahey est physicien au sein du Groupe de Chimie Météorologique de la National Oceanic and Atmospheric Administration (Agence américaine responsable de l'étude de l'océan et de l'atmosphère), à... Suite
Le trou d’ozone sévit sur l’écosystème marin de l’Antarctique
[Emma Young, New Scientist, 22/07/2006]

Le trou d’ozone sévit sur l’écosystème marin de l’Antarctique Emma Young est journaliste scientifique et écrivain. Déjà primée au cours de sa carrière, elle est actuellement rédactrice en chef du magazine New Scientist à Sydney. Anciennement journaliste au... Suite
Des chimistes font des trous dans la théorie de l’ozone
[Quirin Schiermeier, Nature, 06/06/2007]

Des chimistes font des trous dans la théorie de l’ozone Quirin Schiermeier est diplômé de géographie, économie et statistique de l'Université de Munich. Après avoir exercé le métier de cartographe, Quirin a rejoint l'équipe de journalistes scientifiques... Suite
Le trou de la couche d’ozone bat deux nouveaux records
[Antarctic Sun, 30/10/2006]
 
Antarctic Sun est un journal en ligne, fondé par la National Sciences Foundation ou NSF (Fondation nationale des sciences) aux États-Unis. Il informe sur l'actualité de la recherche polaire et sur... Suite
Trafic illégal de substances appauvrissant la couche d'ozone
[PNUE, Vital graphics, 01/01/2007]

Trafic illégal de substances appauvrissant la couche d'ozone Créé en 1972, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE ou UNEP en anglais) est la plus haute autorité environnementale au sein du système des Nations Unies. Le Programme joue le rôle... Suite
Pression atmosphérique
[Scott Barrett, The Economist, 17/03/2003]

Pression atmosphérique Professeur d'économie de l'environnement et d'économie politique des relations internationales, il dirige le programme de Politique Internationale et l'Iniative de Politique Extérieure et de Santé... Suite
L'ozone est-il responsable du changement climatique ?
[David Fahey, Scientific Assessment of Ozone Depletion: 2006, 01/01/2006]

L'ozone est-il responsable du changement climatique ? David Fahey est physicien au sein du Groupe de Chimie Météorologique de la National Oceanic and Atmospheric Administration (Agence américaine responsable de l'étude de l'océan et de l'atmosphère), à... Suite

Le trou d’ozone sévit sur l’écosystème marin de l’Antarctique

05/09/2008 12:33 pm

Les conséquences du trou de la couche d’ozone Antarctique pour les êtres vivants de cette région pourraient se révéler plus graves que prévu. En été et sous un ciel dégagé, les niveaux d’ozone troposphériques, plus faibles, laissent passer davantage de rayons ultraviolets qui atteignent l’océan et endommagent ainsi l’ADN.

Une analyse récente portant sur les eaux de l’Antarctique estime qu’une quantité plus importante d’ultraviolets peut réduire considérablement les floraisons de phytoplancton. Selon Andrew Davidson du département australien pour l’Antarctique à Kingston (Tasmanie), "Si la matière végétale diminue de manière significative, cela aura diverses répercussions sur le reste de la chaîne alimentaire".

Son équipe a effectué une étude sur la zone marginale de glace. Ces régions produisent environ entre un quart et deux tiers du phytoplancton de l’Océan Antarctique. Les chercheurs ont utilisé les données satellites de cinq zones, enregistrées entre les mois de novembre et décembre 1997 à 2000, afin de déterminer les niveaux d’ozone et de chlorophylle, ces derniers constituant un indicateur des quantités de phytoplancton. Pour cela, ils ont uniquement tenu compte les données incluant des périodes où le ciel était dégagé 6 jours sur 10.

Comme l’on pouvait s’y attendre au cours d’une floraison estivale de phytoplancton, la quantité totale de chlorophylle a augmenté. Toutefois, lorsque les niveaux d’ozone sont tombé en dessous de 300 unités Dobson, l’accumulation de la chlorophylle ne correspondait plus qu’à 45,7% de l’accumulation correspondant à des niveaux d’ozone supérieurs à 300 unités Dobson. L’ozone a chuté sous ce seuil durant 27% de la période d’étude.

Cependant, selon Kevin Arrigo, de l’université de Stanford, en Californie, les concentrations de chlorophylle dans les eaux australes situées sous le trou de la couche d’ozone sont, dans l’ensemble, restées inchangées depuis la fin des années 1970, lorsque l’ozone stratosphérique était plus importante qu’aujourd’hui. "J’en conclus que le trou dans la couche d’ozone n’a qu’une très faible incidence sur les concentrations totales de chlorophylle dans l’Antarctique. Une réduction importante des matières végétales aurait un impact négatif sur la chaîne alimentaire".

Pour Andrew Davidson, il a été difficile d’identifier les conséquences des rayons ultraviolets sur le phytoplancton. En effet, la quantité de matières végétales dans les eaux australes varie jusqu’à 25% d’une année sur l’autre. "C’est un signal confus, mais déterminer les effets des ultraviolets dans ce contexte s’avère extrêmement difficile."

Toutefois, M. Davidson fait remarquer que c’est la première fois que les variations des taux actuels de chlorophylle dans l’océan étaient étudiées et comparées aux niveaux d’ozone.

Le krill se nourrit de phtytoplancton. Il est lui-même mangé par les phoques, les baleines, les poissons et plus de 50 espèces d’oiseaux. En Antarctique, la population de krill a diminué de 80% depuis les années 1970, une baisse attribuée à la hausse des températures. Des taux d’ultraviolets plus importants pourraient également avoir une incidence sur l’évolution des populations australes, selon M. Davidson, qui a présenté le résultat de ses recherches lors d’une réunion du Comité scientifique pour la recherche en Antarctique, qui s’est tenue la semaine dernière à Hobart, en Tasmanie. L’appauvrissement annuel de l’ozone stratosphérique devrait se poursuivre au cours des 50 prochaines années.

[New Scientist

Ozone hole alters Antarctic sea life

Emma YOUNG
New Scientist, 22 juillet 2006, n°2561

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