Pierre Rabhi

Ouvrier agricole dans les années 60, Pierre Rabhi est très tôt confronté à la problématique de l’agriculture intensive et consterné par les impacts de cette pratique sur les écosystèmes. Dans les années soixante, il décide de développer avec sa femme une expérience d'agriculture écologique en Ardèche (France). Il promeut les principes de l’agro-écologie en France mais aussi en Afrique. Il s'engage dans des projets de soutien environnemental local, notamment pour la réhabilitation d'oasis en Afrique, depuis 1994, et anime le mouvement "Oasis en tous lieux". Il dirige aujourd’hui l’association Terre et Humanisme et Colibris, un site qui recense les initatives locales. Désireux de partager son expérience, il écrit plusieurs ouvrages tels que "Sahara aux Cévennes" ou "la Reconquête du songe" (Albin Michel, 1995), Parole de Terre (Albin Michel, Paris, 1996 - préface de Yehudi Menuhin) et de "Graines de possibles : Regards croisés sur l'écologie" co-écrit avec Nicolas Hulot et Weronika Zarachowicz (Livre de Poche, 2006).

Pour un pacte agricole
[Serge Orru, 04/04/2012]

 Pour un pacte agricole Serge Orru est le directeur général du WWF France.Photo : © AFP PHOTO FRANK PERRY Suite
Rebâtir le réseau d’irrigation de l’Afghanistan
[FAO, 14/02/2012]

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Le cheval de Nietzsche
[Yann Arthus-Bertrand, 12/01/2012]

Le cheval de Nietzsche Yann Arthus-Bertrand est photographe, cinéaste, et écologiste. Il s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie... Suite
Remettre les paysans au cœur du monde

[Yann Arthus-Bertrand, 30/11/2011]

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 Yann Arthus-Bertrand est photographe, cinéaste, et écologiste. Il s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie... Suite
Non à la viande obligatoire dans les cantines !
[L214, 17/11/2011]

Non à la viande obligatoire dans les cantines ! L214 est une association de défense des animaux. Elle refuse le 'spécisme". Elle prône l'abolition de la production de viande. Suite
Pourquoi devrait-on aussi se méfier du mercure dans les poissons ?
[Xavier Pastor, 28/09/2011]

Pourquoi devrait-on aussi se méfier du mercure dans les poissons ? Xavier Pastor est Directeur Exécutif d'Oceana en Europe. Biologiste marin, il a commencé sa carrière professionnelle à l'Institut Océanographique Espagnol et plus tard a fondé Greenpeace Espagne en... Suite
L’eau et la sécurité alimentaire
[FAO, 23/08/2011]

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Famine et espoir dans la corne de l’Afrique
[Jeffrey David Sachs, 31/07/2011]

Famine et espoir dans la corne de l’Afrique Jeffrey David Sachs est un éminent économiste américain. Il est Directeur de l'Earth Institute, professeur de développement durable, et professeur de politique et de gestion de la santé à... Suite
Pour nourrir le monde, réduisons nos pertes alimentaires
[FAO, 11/05/2011]

Pour nourrir le monde, réduisons nos pertes alimentaires L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Combler le fossé hommes-femmes dans l’agriculture
[FAO, 07/03/2011]

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Une agriculture plus intensive sauvera-t-elle les forêts tropicales ?
[Fred Pearce, New Scientist, 09/02/2011]

Une agriculture plus intensive sauvera-t-elle les forêts tropicales ? Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
Investir dans les agriculteurs plutôt que dans les terres
[iied, 20/07/2010]

Investir dans les agriculteurs plutôt que dans les terres L’International Institute for Environment and Development (iied) a été fondé en 1971. Cette organisation internationale non-lucrative conduit des activités de recherches et de lobbying sur les grands... Suite
De mystérieux produits halieutiques
[FAO, 01/02/2010]

De mystérieux produits halieutiques L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Pour sauver la biodiversité, mangez-la !
[Olivier Blond, 14/01/2010]

Pour sauver la biodiversité, mangez-la ! Le rédacteur en chef du site GoodPlanet Info a créé la page écologie de Courrier International et participé à la création de l'émission Vu du Ciel sur France2. Photo Marianne Rozier. Suite
L’essor des citadins-paysans d'Afrique
[Juliet Torome, 10/10/2009]

L’essor des citadins-paysans d'Afrique Juliet Torome est auteur de livres et réalisatrice de documentaires. Elle a été la première récipiendaire du prix annuel Flaherty pour le meilleur documentaire, attribué par le magazine Ciné-source. ... Suite
Lutter contre la biopiraterie
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Lutter contre la biopiraterie Silvia Ribeiro et Kathy Jo Wetter travaillent toutes deux en tant que chercheuses pour l'Action Group on Erosion, Technology and Concentration (ETC Group). Suite
Trésors alimentaires en péril
[FAO, 07/09/2009]

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Le thon peut rester au menu… pour l'instant
[New Scientist, 19/07/2009]

Le thon peut rester au menu… pour l'instant New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
Les chercheurs qui travaillent sur l'obésité doivent comprendre le fonctionnement du capitalisme.
[Sci-dev.net, 23/07/2008]

Les chercheurs qui travaillent sur l'obésité doivent comprendre le fonctionnement du capitalisme. Le réseau Science et Développement est une organisation à but non lucratif reconnue œuvre de bienfaisance à but éducatif au Royaume-Uni . Sa mission est d’aider les acteurs économiques des pays en... Suite
Un maïs OGM autorisé mais impropre à la consommation
[Gilles-Eric Séralini, 01/01/2006]

Un maïs OGM autorisé mais impropre à la consommation Ce professeur de biologie moléculaire est directeur du conseil scientifique CRII-GEN (Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le génie Génétique), le principal laboratoiore indépendant... Suite
Quand la FAO voit l’avenir en bio
[Nature & Progrès, 01/07/2007]

Quand la FAO voit l’avenir en bio Magazine bimestriel, créé en 1964, il aborde l’actualité de l’agriculture et de l’alimentation bio. Reportages, interviews, dossiers sensibles (OGM, nucléaire,incinération...), bio-construction, et... Suite
Conclusions du rapport Agriculture biologique et sécurité alimentaire
[FAO, 01/05/2007]

Conclusions du rapport Agriculture biologique et sécurité alimentaire L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
Pourquoi l’agriculture biologique doit remplacer l’agriculture industrielle
[Tewolde Berhan Gebre Egziabher, 01/12/2005]

Pourquoi l’agriculture biologique doit remplacer l’agriculture industrielle Diplomé en botanique à l'université de North Wales, il retourne en Éthiopie et dirige dans les années 1970 le département de biologie de l'université d'Addis Ababa et d'Asmara ainsi que l'herbier... Suite
Nourrir 7 milliards d'humains en quantité suffisante
[Lester Brown, Worldwatch Institute, 01/01/2006]

Nourrir 7 milliards d'humains en quantité suffisante Analyste environnemental de reconnaissance mondiale, il a écrit une vingtaine d’ouvrages, traduits dans environ 40 langues qui traitent de sujets d’économie et d’environnement global. Il est le... Suite
L’agroécologie, l’être humain dans sa responsabilité à l’égard du vivant
[Pierre Rabhi, 10/05/2007]

L’agroécologie, l’être humain dans sa responsabilité à l’égard du vivant Ouvrier agricole dans les années 60, Pierre Rabhi est très tôt confronté à la problématique de l’agriculture intensive et consterné par les impacts de cette pratique sur les écosystèmes. Dans les... Suite

L’agroécologie, l’être humain dans sa responsabilité à l’égard du vivant

31/08/2008 1:08 pm

"La terre… Combien sommes-nous à comprendre cette glèbe silencieuse que nous foulons durant toute notre vie, quand nous ne sommes pas confinés dans des agglomérations hors-sol qui nous la rendent encore plus étrangère? La terre nourricière est, parmi les quatre éléments majeurs, celui qui n’a pas existé dès l’origine. Il a fallu des millénaires pour que la mince couche de terre arable d’une vingtaine de centimètres à laquelle nous devons la vie puisse se constituer.

Univers silencieux d’une extrême complexité, siège d’une activité intense, elle est régie par une sorte d’intelligence mystérieuse et immanente. C’est dans ce monde discret que s’élaborent, comme dans un estomac, les substances qui permettront aux végétaux de se nourrir, de s’épanouir pour se reproduire, et c’est aux végétaux que les humains et les animaux doivent leur propre survie. Il est donc urgent de reconnaître que la dénomination "terre-mère" n’est pas une métaphore symbolique ou poétique, mais une évidence objective.

Ainsi s’est établie une logique extraordinaire fondée sur la cohésion du vivant. La terre, le végétal, l’animal et l’humain sont de cette manière unis et indissociables. Prétendre nous abstraire de cette logique, la dominer ou la transgresser impunément est une dangereuse illusion. Avec l’ère de la technoscience, de la productivité et de la marchandisation sans limite, on ne voit plus dans la terre et les végétaux qu’une source de profit financier. Semences sélectionnées, dégénérescentes ou non reproductibles, engrais, pesticides, monocultures, irrigation à outrance, machinisme...: l'agriculture n'a pas échappé à la logique de productivisme. Suivant les processus et les mécanismes inspirés par la loi du marché et du profit illimité, elle a porté gravement atteinte à la terre nourricière. Elle s’accompagne d’un bilan économique, écologique et social dramatique: destruction de l’humus des sols, pollution des eaux, perte de la biodiversité domestique animale et végétale, disparition des paysans, de leurs savoir-faire et de leur culture, dévitalisation de l’espace rural, avancée de la désertification, manipulation et brevetage des semences… La terre est vivante et ne peut pas être assujettie à toutes ces exactions sans de graves dommages pour l’avenir.

Par ailleurs, ce mode de production agricole se révèle être le plus onéreux, vulnérable, dépendant et le moins rentable de toute l’histoire de l’humanité: 4.000 litres d’eau sont nécessaires pour produire un kilo de viande, il faut 2 à 3 tonnes de pétrole pour fabriquer une tonne d’engrais et 12 calories d’énergie pour obtenir 1 calorie alimentaire… Entre excès, gaspillages et scandales alimentaires d’un côté, pénuries et famines de l’autre, l’agriculture productiviste, après s’être exprimée librement pendant des décennies, montre sérieusement ses limites. Le magnifique terme de "nourriture" qui, au-delà de la matière nutritive, a des résonances symboliques et poétiques, monde de saveurs subtiles qui réjouissent l’âme et le corps, a cédé la place à "la bouffe" qui désigne cette matière surabondante, frelatée, manipulée, polluée, cause d’un désabusement où les biens de la terre ne nous parviennent plus comme des offrandes que chaque saison nous apporte en temps et lieux les plus propices.

On commence enfin à faire le rapprochement de cause à effet entre la nourriture et le véritable fléau des pathologies dites de civilisation qui, en dépit de nos connaissances, de nos équipements médicaux les plus sophistiqués, ne cessent de s’étendre. La nourriture, l’air, l’eau, attributs fondamentaux de la vie, garants de la vie depuis les origines, deviennent peu à peu les complices de la mort. Faut-il encore et encore rappeler qu’il sera toujours, et quoi que l’on fasse, impossible d’avoir une nourriture de grande qualité sans comprendre, respecter et soigner la terre qui la produit? Répondre aux nécessités de notre survie tout en respectant la vie sous toutes ses formes est à l’évidence le meilleur choix que nous puissions faire si nous ne voulons pas être exposés à des famines sans précédent.

C’est pourquoi il est selon nous d’une importance décisive que l’agroécologie que nous préconisons, enseignons et appliquons depuis plusieurs décennies se répande dans le monde entier. S’appuyant sur un ensemble de techniques inspirées de processus naturels comme le compostage, le non-retournement du sol, l’utilisation de purins végétaux, les associations de cultures…, elle permet aux populations de regagner leur autonomie, sécurité et salubrité alimentaires tout en régénérant et préservant leurs patrimoines nourriciers. Parce qu’elle est fondée sur une bonne compréhension des phénomènes biologiques qui régissent la biosphère en général et les sols en particulier, elle est universellement applicable.

La pratique agroécologique a le pouvoir de refertiliser les sols, de lutter contre la désertification, de préserver la biodiversité, d’optimiser l’usage de l’eau. Elle offre une alternative peu coûteuse et adaptée aux populations les plus démunies. Par la revalorisation des ressources naturelles et locales, elle libère le paysan de la dépendance des intrants chimiques et des transports, générateurs de tant de pollutions et responsables d’une véritable chorégraphie de l’absurde, où des denrées anonymes parcourent chaque jour des milliers de kilomètres plutôt que d’être produites sur place. Enfin, elle permet de produire une alimentation de qualité, garante de bonne santé pour la terre et ses enfants.

Par ailleurs, l’agroécologie bien comprise peut être à la base d’une mutation sociale. Elle est une éthique de vie qui introduit un rapport différent entre l’être humain, sa terre nourricière et son milieu naturel et permet de stopper le caractère destructeur et prédateur de cette relation.

C’est ainsi qu’elle représente pour nous bien plus qu’une simple alternative agronomique. Elle est liée à une dimension profonde du respect de la vie et replace l’être humain dans sa responsabilité à l’égard du vivant. Bien au-delà des plaisirs superficiels toujours inassouvis, elle lui permet de retrouver la vibration de l’enchantement, le sentiment de ces êtres premiers pour qui la création, les créatures et la terre étaient avant tout sacrées.

Vos commentaires
Lisa biodiversité commentaire sur les réflexions de pierre rabhi

les écrits de pierre rabhi sont si simples, naturels et essentiels comme dans les temps reculés du passé. Notre planète nourriçière ne doit pas être agressée par les industries chimiques et industrielles quelqu'elles soient, c'est un crime de lèse majesté vis-à-vis des enfants actuels et de ceux à venir s'ils arrivent!!. Il y a trop de problèmes sanitaires découlant des nourritures d'après-guerre et d'aujourd'hui.Toujours plus de profits, rendements et mauvaises qualité pour l'humanité de la terre, c'est très inquiétant, agissons now, immediately............... ALL TOGETHER NOW. Tous ensemble maintenant. Avant que nous ne puissions faire marche arrière, que le temps soit révolu.

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