Maxime Combes

Economiste de formation, Maxime Combes est membre de l'Aitec et d'Attac et est engagé dans le cadre du projet Echo des Alternatives

La conférence de Doha renforce la crise climatique
[Réseau Action Climat, 08/12/2012]

La conférence de Doha renforce la crise climatique Le Réseau Action Climat – France (RAC-F) est une association loi de 1901 spécialisée sur le thème des changements climatiques Suite
Les gouvernements doivent revoir leurs ambitions à la hausse sur le climat
[PNUE, 21/11/2012]

Les gouvernements doivent revoir leurs ambitions à la hausse sur le climat Créé en 1972, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE ou UNEP en anglais) est la plus haute autorité environnementale au sein du système des Nations Unies. Le Programme joue le rôle... Suite
Durban : l'Union européenne a-t-elle signé la défaite du climat ?
[Maxime Combes, 10/12/2001]

Durban : l'Union européenne a-t-elle signé la défaite du climat ? Economiste de formation, Maxime Combes est membre de l'Aitec et d'Attac et est engagé dans le cadre du projet Echo des Alternatives Suite
Climat : sueurs froides et accords tièdes à Durban
[Fondation pour la Nature et l'Homme, 13/12/2001]

Climat : sueurs froides et accords tièdes à Durban Créée en 1990 par Nicolas Hulot, la Fondation pour la Nature et l'Homme (FNH) a pour objectif de modifier les comportements individuels et collectifs pour préserver notre planète. Organisation non... Suite
Les mesures contre le changement climatique doivent être à l’épreuve de la corruption
[Transparency International, 30/04/2011]

Les mesures contre le changement climatique doivent être à l’épreuve de la corruption Fondée en 1993 et présente dans 80 pays, Transparency International est une ONG qui lutte contre la corruption. Suite
Sommet de Cancún : les Nations unies seraient-elles incapables de s’occuper du climat ?
[Fred Pearce, 16/12/2010]

Sommet de Cancún : les Nations unies seraient-elles incapables de s’occuper du climat ? Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
Les voyants du changement climatique sont au rouge
[George Soros, 12/12/2010]

Les voyants du changement climatique sont au rouge George Soros, milliardaire et philanthrope, dirige le Fond de gestion Soros et l’Institut Open Society. Photo : © AFP PHOTO / ERIC PIERMONT Suite
Cancun : une réussite mexicaine
[Olivier Blond, 11/12/2010]

Cancun : une réussite mexicaine Le rédacteur en chef du site GoodPlanet Info a créé la page écologie de Courrier International et participé à la création de l'émission Vu du Ciel sur France2. Suite
Qu’attendre de la conférence sur le climat de Cancun
[Denis Loyer, 24/11/2010]

Qu’attendre de la conférence sur le climat de Cancun Denis Loyer est conseiller climat à l’Agence française de développement, AFD. L’AFD est la banque de développement de la France. L’AFD et les principaux bailleurs de fonds bilatéraux japonais (JICA)... Suite
Pourquoi les scientifiques doivent être les nouveaux climato-sceptiques
[New Scientist, 04/03/2010]

Pourquoi les scientifiques doivent être les nouveaux climato-sceptiques New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
Comment surmonter l’échec de Copenhague
[Joseph E. Stiglitz, 06/01/2009]

Comment surmonter l’échec de Copenhague Joseph Eugene Stiglitz a reçu le prix Nobel d’économie en 2003. Il a travaillé pendant des années à la Banque mondiale. Il est aussi connu pour ses ouvragest : Quand le capitalisme perd la tête et La... Suite
Copenhague : Demi succès ou catastrophe ?
[Michel Rocard, 20/12/2010]

Copenhague : Demi succès ou catastrophe ? Michel Rocard a été Premier Ministre en France de 1988 à 1991. Il a été nommé en 2009 ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique. ... Suite
Le trouble jeu de la Chine
[Olivier Blond, 04/01/2010]

Le trouble jeu de la Chine Le rédacteur en chef du site GoodPlanet Info a créé la page écologie de Courrier International et participé à la création de l'émission Vu du Ciel sur France2. Suite
Copenhague est un échec historique qui restera marqué du sceau de l'infamie
[Joss Garman, 20/12/2009]

Copenhague est un échec historique qui restera marqué du sceau de l'infamie Joss Garman est un militant écologique britannique. il est chargé de campagne à Greenpeace et a aussi participé à la fondation du mouvement Plane Stupid qui s'oppose à l'extension du trafic aérien.... Suite
Copenhague n’est pas la fin d’une belle idée
[Olivier Milhomme, 21/12/2009]

Copenhague n’est pas la fin d’une belle idée a été conseiller éditorial de la fondation GoodPlanet. Suite
Copenhague : un Seattle empreint de maturité
[Naomi Klein, 13/11/2009]

Copenhague : un Seattle empreint de maturité Figure du militantisme altermondialiste et surtout anticapitaliste depuis la sortie de No Logo en 2000, Naomi Klein est une journaliste engagée. Elle concentre son travail sur les dérives du... Suite
350, une initiative mondiale en faveur du climat
[Jacques Mirenowicz, 21/10/2009]

350, une initiative mondiale en faveur du climat Jacques Mirenowicz est co-fondateur et rédacteur en chef de LaRevueDurable, revue franco-suisse de vulgarisation sur tout ce qui touche à l’écologie et au développement durable. Elle offre vise à... Suite
Pourquoi il ne suffit pas de réduire les émissions de carbone
[Achim Steiner, 01/09/2009]

Pourquoi il ne suffit pas de réduire les émissions de carbone Achim Steiner est le directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE). Auparavant, il a exercé de hautes fonctions à la Commission mondiale des barrages puis à l'Union... Suite
Mettre en place un budget carbone
[Claus Leggewie, 20/08/2009]

Mettre en place un budget carbone Claus Leggewie dirige l’Institute for Advanced Study in the Humanities à Essen (KWI) et est membre du Conseil allemand pour un changement global (WBGU).Photo : Stefan/wikipedia sous licence Creative... Suite
Le méthane : problème majeur et solution pratique pour le climat ?
[New Scientist, 25/06/2009]

Le méthane : problème majeur et solution pratique pour le climat ? New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les... Suite
REDD sur l'Amazonie : une victoire pour les populations, les arbres et le climat
[Virgilio Viana, 15/03/2009]

REDD sur l'Amazonie : une victoire pour les populations, les arbres et le climat Celui qui est l'un des meilleurs spécialistes brésiliens de la protection des forêt a exercé des fonctions de secrétaire d'État de l'Environnement et du Développement Durable de l'Etat d'Amazonie. Il... Suite
Le piège de Kyoto
[Bjørn Lomborg, 25/05/2009]

Le piège de Kyoto Bjørn Lomborg est professeur à la Copenhagen business School. Il est l’auteur de L’environnementaliste sceptique (The skeptical environmentalist: measuring the real state of the world, Cambridge... Suite
Une prophétie qui se réalise
[George Monbiot, The guardian, 16/03/2009]

Une prophétie qui se réalise Célèbre journaliste d’investigation et éditorialiste au quotidien anglais The Guardian. George Monbiot est conseiller auprès de la BBC Wildlife magazine. Il est également l'auteur de best sellers... Suite
Profiteurs du climat : les pays émergents doivent agir
[Fred Pearce, The guardian, 29/01/2009]

Profiteurs du climat : les pays émergents doivent agir Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
Pourquoi les ministres des finances devraient s'inquiéter du changement climatique ?
[Angel Gurria, 08/12/2008]

Pourquoi les ministres des finances devraient s'inquiéter du changement climatique ? Né le 8 mai 1950 à Tampico, au Mexique, Angel Gurría est Secrétaire général de l’OCDE depuis juin 2006, après avoir été ministre des Affaires étrangères du Mexique, de décembre 1994 à janvier 1998,... Suite
Regardez, il n’y a pas de trace de carbone.
[Fred Pearce, New Scientist, 09/03/2007]

Regardez, il n’y a pas de trace de carbone. Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
Bjørn Lomborg ou Tintin au pays de l'écologie ?
[Olivier Godard, 01/01/2003]

Bjørn Lomborg ou Tintin au pays de l'écologie ? Olivier Godard est directeur de recherche au CNRS et professeur à l'École polytechnique. Il a publié de nombreux articles sur la prévention des risques majeurs, le principe de précaution et... Suite
Réaction de Jean Jouzel…
[Jean Jouzel, 21/07/2004]

Réaction de Jean Jouzel… Directeur de Recherches au CEA, Jean Jouzel dirige l’Institut Pierre Simon Laplace (IPSL). Il est membre du bureau du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) depuis 1994... Suite
Le secret honteux de l’accord sur le réchauffement climatique
[Bjørn Lomborg, 07/07/2007]

Le secret honteux de l’accord sur le réchauffement climatique Bjørn Lomborg est professeur à la Copenhagen business School. Il est l’auteur de L’environnementaliste sceptique (The skeptical environmentalist: measuring the real state of the world, Cambridge... Suite
Économie et politique des changements climatiques (extrait)
[Sylvie Faucheux, 06/06/2005]

Économie et politique des changements climatiques (extrait) Sylvie Faucheux exerce les fonctions de pofesseur en Sciences Économiques et de directrice du laboratoire de recherche C3ED (Centre d’Économie et d’Éthique pour l’Environnement et le Développement),... Suite

Durban : l'Union européenne a-t-elle signé la défaite du climat ?

14/12/2011 5:01 pm

L'Union Européenne est arrivée à Durban avec une feuille de route. Elle se disait prête à troquer sa participation à une seconde période d'engagements dans le cadre du protocole de Kyoto contre l'ouverture de négociations impliquant tous les grands pays émetteurs de CO2, et ce pour un accord global et contraignant (voir par exemple cet article de Laurence Caramel). Rapidement, oubliant les Etats-Unis en route, l'Union Européenne a seulement maintenu sa pression diplomatique sur les seuls pays émergents, Inde en premier lieu.

Pour le résultat suivant: à l'inverse de ce que disent certains commentateurs sans doute mal informés, la seconde période d'engagements n'est pas définie et le nouveau processus laisse en suspens le caractère contraignant du futur «accord». La décision de Durban relative au protocole de Kyoto ne fait que «prendre note» des options sur la table sans aucunement amender le protocole sur son contenu en termes de réduction d'émissions. C'est donc une promesse vide qui renvoie toute décision à 2012 pour la COP18... au Qatar ! Loin d'avoir sauvé le protocole de Kyoto, Durban l'a vidé encore un peu plus de sa substance. Ce d'autant plus que Canada, Russie et Japon ont déjà décidé de ne pas être partie prenante de cette seconde période d'engagements. Et l'UE l'a accepté.

L'UE a également suspendu son exigence visant à obtenir un accord «contraignant» à l'issue de la nouvelle phase de négociations qui va s'ouvrir. Les Etats-Unis n'en voulaient pas. L'UE l'a abandonné en rase campagne et n'a pas réellement cherché à mettre à l'index le grand voisin américain. Au final, le texte issu de Durban prévoit que ces négociations puissent aboutir à un « protocole, un instrument légal ou une solution concertée ayant force légale ». Tout reste donc ouvert. Rien ne garantit que les pays soient légalement contraints. Les engagements volontaires, imposés par les Etats-Unis lors du sommet de Copenhague, prennent donc le pas sur des engagements contraignants fondés sur les recommandations des scientifiques. L'UE l'a également accepté.

Plus grave, ce nouvel instrument ne verra pas le jour avant 2015 et ne sera mis en œuvre, dans le meilleur des cas, qu'en 2020. D'ici là, les engagements de réduction d'émissions sont loin d'être à la hauteur des enjeux, nous plaçant sur une trajectoire de réchauffement global de 4°C ou plus. Lors de ces 20 dernières années, les émissions globales ont augmenté de 50 %. Plus 6 % sur la seule année 2010. Attendre 2015 est donc irresponsable, sauf à vouloir que les petits Etats insulaires disparaissent et que l'Afrique, par exemple, cuise et brûle définitivement.

Plus grave encore, Durban a enterré la feuille de route établie à Bali en 2007 et quelques-uns des principes fondamentaux des négociations climat. Le principe de responsabilité historique commune mais différenciée, qui avait introduit des dimensions de justice dans les négociations, disparait du nouveau mandat issu de Durban. Le nouveau groupe de travail qui va plancher sur ce nouveau dispositif a donc une feuille de route mettant au même niveau de responsabilités ceux qui sont victimes du réchauffement climatique et ceux qui en sont les responsables. Comme si l'Inde avec 1,4 tonne de CO2 par personne, ou même la Chine avec 5,2 tonnes par personne, et leurs populations, devaient satisfaire aux mêmes exigences que les Etats-Unis (17,5 tonnes) ou plus généralement les pays de l'OCDE (10 tonnes en moyenne).

Au même moment, le Fonds Vert pour le climat promis chaque année n'est toujours pas pourvu à la hauteur exigée. La Banque Mondiale se l'est accaparé, facilitant des financements privés et une utilisation directe par les entreprises. Au détriment des populations. Au détriment de la justice et la répartition des fonds à l'échelle internationale. L'UE ne s'y est pas opposée.

Se satisfaire du résultat de Durban comme le fait l'Union Européenne et le gouvernement français alors que ce sont les positions intransigeantes des Etats-Unis qui ont été satisfaites est assez déconcertant. Se rapprocher des positions américaines alors que ces derniers sont rétifs à tout engagement contraignant revient à supprimer tout possibilité d'en obtenir. Comme le dit Attac France, « au moment où les rapports scientifiques convergent pour dire l’urgence des changements à mettre en œuvre, ce sommet des Nations unies restera celui du grand renoncement ».

Face à une diplomatie climatique soumise, plus que jamais, aux intérêts géopolitiques et aux lobbies économiques et financiers, c’est clairement le rôle des populations d’imposer d’autres choix. Sans attendre de solutions des Conférences de Pollueurs, A l'image de la manifestation qui a réuni plus de 10 000 personnes, les 99% doivent reprendre la main sur les 1%. C'est ce que que propose le réseau Climate Justice Now ! dans sa déclaration finale. Voilà l'alternative. A construire ensemble.

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Durban : l'Union européenne a-t-elle signé la défaite du climat ?
par Maxime Combes

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