Daniel Kaufmann

Daniel Kaufmann est le directeur des Programmes Mondiaux (Global Program) à l'Institut de la Banque Mondiale où il supervise les programmes liés à la gouvernance. Considéré comme un des premiers experts en matière de gouvernance et de développement, il est, avec ses collègues, à l'origine de nouvelles méthodes empiriques et d’enquête ayant donné lieu à des programmes d'action et d’assistance. Il assiste des pays dans leur politique de bonne gouvernance, dans leurs programmes de lutte contre la corruption et de formation. Par le passé, il a occupé différents postes, dont celui de responsable du développement pour l'Amérique Latine à la Banque Mondiale; il y a dirigé une équipe s'occupant de la finance, la régulation et la gouvernance, et il a été employé au département recherche en tant qu'économiste spécialiste des économies en transition. Il a aussi été un des auteurs du rapport mondial sur les défis du développement… Les détails de ses publications et des banques de données sont accessibles sur le site suivant:
http://www.worldbank.org/wbi/governance/kaufmann

Hissons le pavillon noir
[Olivier Blond, 18/05/2012]

Hissons le pavillon noir Le rédacteur en chef du site GoodPlanet Info a créé la page écologie de Courrier International et participé à la création de l'émission Vu du Ciel sur France2. Photo Marianne Rozier. Suite
Ne rejetez pas la faute sur Rio
[Michel Rocard, 22/02/2012]

Ne rejetez pas la faute sur Rio Michel Rocard a été Premier Ministre en France de 1988 à 1991. Il a été nommé en 2009 ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique. ... Suite
Vers une gouvernance mondiale de l’eau pour sortir de la spirale de l’échec
[Emmanuel Poilane, 29/02/2012]

Vers une gouvernance mondiale de l’eau pour sortir de la spirale de l’échec Après des études d’expertise comptable, Emmanuel a passé 17 années sur le terrain du développement dans 6 pays africains en tant que volontaire, coordinateur puis responsable de programmes pour... Suite
Faire progresser l’interdiction des essais nucléaires
[Patricia Espinosa Cantellano, 13/12/2011]

Faire progresser l’interdiction des essais nucléaires Patricia Espinosa Cantellano est ministre des Affaires étrangères du Mexique. Suite
Mettre au vert la Banque Européenne d’Investissement
[Manana Kochladze, 23/12/2011]

Mettre au vert la Banque Européenne d’Investissement Manana Kochladze est ingénieure au CEE Bankwatch Network, une ONG qui contrôle les institutions financières internationales actives en Europe centrale et de l’est. Elle a reçu le prix Goldman pour... Suite
Durban : l'Union européenne a-t-elle signé la défaite du climat ?
[Maxime Combes, 10/12/2001]

Durban : l'Union européenne a-t-elle signé la défaite du climat ? Economiste de formation, Maxime Combes est membre de l'Aitec et d'Attac et est engagé dans le cadre du projet Echo des Alternatives Suite
2012 : la révolution de l'énergie
[Arnaud Gossement, 19/09/2001]

2012 : la révolution de l'énergie Arnaud Gossement est avocat au Barreau de Paris en droit de l'environnement et de l'énergie, Docteur en droit, et Maître de conférences à Sciences Po Paris. Il a également été porte-parole de France... Suite
Un remède français pour la malédiction des ressources
[George Soros, 15/06/2011]

Un remède français pour la malédiction des ressources George Soros, milliardaire et philanthrope, dirige le Fond de gestion Soros et l’Institut Open Society. Photo : © AFP PHOTO / ERIC PIERMONT Suite
Les mesures contre le changement climatique doivent être à l’épreuve de la corruption
[Transparency International, 30/04/2011]

Les mesures contre le changement climatique doivent être à l’épreuve de la corruption Fondée en 1993 et présente dans 80 pays, Transparency International est une ONG qui lutte contre la corruption. Suite
La signification de Tchernobyl
[Yuliya Tymoshenko, 26/04/2011]

La signification de Tchernobyl Yuliya Tymoshenko a été à deux reprises Premier ministre de l’Ukraine. Elle est à l'heure actuelle la chef de file de l'opposition.© AFP PHOTO /POOL Suite
L’oligarchie est responsable de la crise écologique
[Hervé Kempf, 14/02/2011]

L’oligarchie est responsable de la crise écologique Journaliste et éditorialliste au Monde, Hervé Kempf écrit sur les enjeux écologiques. Hervé Kempf vient de publier L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie (Seuil), qui prolonge sur le plan de... Suite
Il est temps de débattre démocratiquement de l'avenir énergétique de notre pays
[Yann Arthus-Bertrand, 18/03/2011]

Il est temps de débattre démocratiquement de l'avenir énergétique de notre pays Yann Arthus-Bertrand est photographe, cinéaste, et écologiste. Il s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie... Suite
Le coté obscur de l'énergie nucléaire
[Benjamin Sovacool, 16/03/2011]

Le coté obscur de l'énergie nucléaire Benjamin K. Sovacool, professeur à l’école Lee Kuan Yew d’administration publique de l’université de Singapour, est l’auteur de Contesting the Future of Nuclear Power (Remettre en cause l’avenir de... Suite
Les défis de la société civile pour 2011
[William Bourdon, 05/01/2010]

Les défis de la société civile pour 2011 William Bourdon exerce la profession d'avocat. Sa spécialité : la défense des droits de l'homme. Il a créé en 2001 l'association SHERPA qui défend les victimes de crimes commis par des opérateurs... Suite
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[Olivier Blond, 11/12/2010]

Cancun : une réussite mexicaine Le rédacteur en chef du site GoodPlanet Info a créé la page écologie de Courrier International et participé à la création de l'émission Vu du Ciel sur France2. Photo Marianne Rozier. Suite
Violations des droits de l’homme à bord des bateaux de pêche illégaux
[Environmental Justice Foundation, 30/06/2010]

Violations des droits de l’homme à bord des bateaux de pêche illégaux Environmental Justice Foundation est une ONG britannique fondée en 2000. Elle milite pour une plus grande justice écologiste car de l'état de l'environnement dépend la vie de millions de personnes.... Suite
Pour une reconnaissance du crime d’écocide
[Laurent Neyret, 14/08/2010]

Pour une reconnaissance du crime d’écocide Laurent Neyret est maître de conférences en droit à l’Université de Versailles Saint-Quentin. Suite
La Russie en feu
[Yevgenia Albats, 10/08/2010]

La Russie en feu Yevgenia Albats est professeure de science politique à l’Université d’État de Moscou et rédactrice en chef du magazine The New Times (Novoie Vremia). Suite
Le militantisme n’est pas un crime
[Dirk Voorhoof, 21/06/2010]

Le militantisme n’est pas un crime Professeur à l'Université de Gand, où il enseigne les cours de droit des médias, de droit d’auteur et de déontologie journalistique. Il dispense également le cours de droit des médias à l’Université... Suite
"Je suis l'avocat des animaux"
[Antoine F. Goetschel, 01/07/2010]

"Je suis l'avocat des animaux" Antoine F. Goetschel est un avocat, spécialisé notamment dans le droit des animaux. Son dernier livre, « The Attorney for Animals », devrait sortir en 2011 et vise à pour informer et sensibiliser le... Suite
Grenelle : Peut mieux faire…
[Sandrine Mathy, 01/06/2010]

Grenelle : Peut mieux faire… Diplômée de l’École nationale supérieure des techniques avancées de Paris puis de l’École des hautes études en sciences sociales en sciences économiques, Sandrine Mathy débute sa carrière au Centre... Suite
Le grenelle, c'est déjà ça !
[Serge Orru, 16/05/2010]

Le grenelle, c'est déjà ça ! Serge Orru est le directeur général du WWF France.Photo : © AFP PHOTO FRANK PERRY Suite
Chine : alors que le nombre de victimes de la pollution augmente, contestataires et médias réagissent
[Fred Pearce, 18/03/2010]

Chine : alors que le nombre de victimes de la pollution augmente, contestataires et médias réagissent Consultant en environnement et développement, Fred Pearce est journaliste au New Scientist, au Boston Globe, à The Independent et à The Ecologist. Il a contribué à la rédaction de rapports du WWF, de... Suite
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[Khadija Sharife, 27/02/2010]

Le double jeu des Etats insulaires Originaire d’Afrique du Sud, Khadija Sharife est à la fois journaliste, militante et chercheuse. Elle s’intéresse notamment aux questions financières liées à l’aide au développement. Elle participe... Suite
Copenhague : un Seattle empreint de maturité
[Naomi Klein, 13/11/2009]

Copenhague : un Seattle empreint de maturité Figure du militantisme altermondialiste et surtout anticapitaliste depuis la sortie de No Logo en 2000, Naomi Klein est une journaliste engagée. Elle concentre son travail sur les dérives du... Suite
Walmart et la grande distribution vers la transparence écologique ?
[Daniel Goleman, 15/09/2009]

Walmart et la grande distribution vers la transparence écologique ? Daniel Goleman est un psychologue américain né en 1946, Diplômé de Harvard en psychologie clinique et développement personnel, il a publié en 2009 aux Etats-Unis Ecological Intelligence: How Knowing... Suite
La lutte contre les grandes surfaces est un combat pour la démocratie
[George Monbiot, The guardian, 10/08/2009]

La lutte contre les grandes surfaces est un combat pour la démocratie Célèbre journaliste d’investigation et éditorialiste au quotidien anglais The Guardian. George Monbiot est conseiller auprès de la BBC Wildlife magazine. Il est également l'auteur de best sellers... Suite
Changer le rapport de l'homme à la nature n'est qu'un début
[Edgar Morin, 22/06/2009]

Changer le rapport de l'homme à la nature n'est qu'un début Edgar Morin est un sociologue et philosophe français. Il a écrit, entre autres, “Pour entrer dans le XXIe” (Seuil, 2004) Suite
Les effets de la dénégation
[George Monbiot, 14/10/2008]

Les effets de la dénégation Célèbre journaliste d’investigation et éditorialiste au quotidien anglais The Guardian. George Monbiot est conseiller auprès de la BBC Wildlife magazine. Il est également l'auteur de best sellers... Suite
Corruption et démocratie: menaces pour le développement, possibilités de réforme: corruption, libéralisation, démocratisation
[Michael Johnston, 06/06/2000]

Corruption et démocratie: menaces pour le développement, possibilités de réforme: corruption, libéralisation, démocratisation Michael Johnston est professeur de Sciences Politiques et ancien directeur de la division des sciences sociales à l'université Colgate, à Hamilton, dans l'état de New York. Il a étudié la corruption... Suite
Fiabilité des indicateurs de corruption et aide au développement
[L'Institut de recherche pour le développement (IRD), 12/02/2007]

Fiabilité des indicateurs de corruption et aide au développement L'Institut de recherche pour le développement (IRD) est un établissement public français dépendant des ministères de la Recherche et de la Coopération. Il a pour mission de développer des projets... Suite
Dix idées reçues sur la gouvernance et la corruption
[Daniel Kaufmann, 11/09/2005]

Dix idées reçues sur la gouvernance et la corruption Daniel Kaufmann est le directeur des Programmes Mondiaux (Global Program) à l'Institut de la Banque Mondiale où il supervise les programmes liés à la gouvernance. Considéré comme un des premiers... Suite
Les problèmes de gouvernance, 2007: Indicateurs de gouvernance dans le monde pour la période 1996 et 2006
[Daniel Kaufmann, 07/07/2007]

Les problèmes de gouvernance, 2007: Indicateurs de gouvernance dans le monde pour la période 1996 et 2006 Daniel Kaufmann est le directeur des Programmes Mondiaux (Global Program) à l'Institut de la Banque Mondiale où il supervise les programmes liés à la gouvernance. Considéré comme un des premiers... Suite

Dix idées reçues sur la gouvernance et la corruption

08/09/2008 5:55 pm

Extrait:

La gouvernance, notion controversée et souvent mal comprise, se voit aujourd’hui accorder une plus grande priorité chez les grands acteurs du développement. Certains donateurs et institutions financières internationales (IFI) travaillent de concert avec des pays émergents afin de lutter contre la corruption et de favoriser l’émergence de la voix citoyenne, l’égalité des sexes et la responsabilité. [...]

Mais la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption occupent-elles vraiment un rôle primordial dans le développement? Avec l’explosion des recherches empiriques depuis dix ans et les leçons tirées par chaque pays à partir de ses propres expériences, nous sommes aujourd’hui en mesure de mieux évaluer les effets de la gouvernance sur le développement ainsi que l’efficacité des stratégies d’amélioration (ou au contraire leur inefficacité).

Pourtant, chez les grands acteurs du développement, de nombreuses questions restent en suspens, concernant notamment l’importance de la gouvernance. Le débat sur la capacité des IFI à aider les pays à améliorer leur gouvernance reste également ouvert. Retour sur les grandes idées reçues sur la gouvernance et la corruption.

Idée reçue n°1 : la gouvernance et la lutte contre la corruption ne font qu’un. Faux : la gouvernance peut se définir par les traditions et les institutions à travers lesquelles l’autorité est exercée dans un pays pour le bien de tous. La gouvernance compte trois dimensions :
- politique : le processus de sélection, d’encadrement et de remplacement des autorités ;
- économique : la capacité du gouvernement à bien gérer ses ressources et à mettre en œuvre des politiques adaptées ;
- le respect des institutions : le respect des citoyens et de l’État pour les institutions nationales.
La corruption est en revanche définie de façon plus concise comme "l’abus de fonctions officielles à des fins d’enrichissement privé".

Idée reçue n°2 : la gouvernance et la corruption ne sont pas mesurables. C’est faux, même s’il y a encore dix ans, il n’existait aucun indicateur permettant de mesurer ou de comparer à l’échelle internationale la gouvernance et la corruption. Mais depuis quelques années, la Banque mondiale et d’autres organisations comme Transparency International (TI) cherchent à y remédier. […]

Si la création d’indicateurs représente un grand pas en avant, le défi reste de taille. Les marges d’erreur ne sont pas négligeables et l’interprétation des résultats doit se faire avec prudence, sans établir de classement précis des pays. Aujourd’hui, ces marges d’erreur ont été réduites, et sont beaucoup moins importantes que celles de n’importe quel indicateur individuel de mesure de la corruption, de la gouvernance ou de l’investissement. Les indicateurs de gouvernance de la Banque mondiale sont désormais utilisés à travers le monde pour surveiller les performances ou évaluer les pays ainsi que dans la recherche en général.

Idée reçue n°3 : l’importance accordée à la gouvernance et à la lutte anticorruption est exagérée. Pas totalement. Avec les progrès des recherches empiriques, de nombreux chercheurs ont analysé les conséquences de la gouvernance sur le développement et ont découvert qu’une bonne gouvernance peut faire gagner des "dividendes de développement" considérables aux pays. Un pays qui passe d’un faible niveau de gouvernance à un niveau moyen peut tripler son revenu par habitant sur le long terme et réduire d’autant la mortalité infantile et l’illettrisme. Cette relative amélioration correspondrait par exemple à une progression dans notre classement "lutte contre la corruption" ramenant la Guinée équatoriale au niveau de l’Ouganda, l’Ouganda à celui de la Lituanie, la Lituanie à celui du Portugal et le Portugal à celui de la Finlande.

La gouvernance a également des conséquences sur la compétitivité d’un pays et la répartition des revenus [...]. Le montant des transactions mondiales annuelles concernées par la corruption est estimé à environ mille milliards de dollars. [...] En outre, lorsque le niveau de gouvernance est faible, les politiques des autres secteurs sont également affectées.

Idée reçue n°4 : la gouvernance est un luxe que seuls les pays riches peuvent se permettre. Pas du tout. Certains analystes estiment que la gouvernance n’implique pas une hausse des revenus, mais qu’au contraire, des revenus élevés se traduisent automatiquement par une meilleure gouvernance. Nos recherches ne vont pas dans ce sens. Il est faux d’affirmer que des revenus faibles sont à l’origine de la corruption, justifiant ou négligeant de fait la mauvaise gouvernance dans les pays pauvres. En fait, tout porte à croire qu’une meilleure gouvernance induit une croissance économique plus forte. Un certain nombre d’économies émergentes comme les pays baltes, le Botswana, le Chili ou la Slovénie ont démontré qu’il est possible d’avoir de bons niveaux de gouvernance sans pour autant faire partie des pays riches.

Idée reçue n°5 : il faut des décennies pour améliorer la gouvernance. Pas du tout. S’il est vrai que les institutions ne peuvent changer du jour au lendemain, les indicateurs de gouvernance montrent que certains pays ont connu une nette amélioration à court terme. Ce qui tend à infirmer l’idée selon laquelle la gouvernance se détériorerait vite et les améliorations seraient toujours lentes.

Idée reçue n°6 : les agences donatrices peuvent "réserver" et donc protéger leurs fonds dans un environnement (pays ou secteur) très corrompu. Pas vraiment. [...] D’après les données recueillies, en l’absence d’une approche systémique de la gouvernance, des libertés civiles, de la primauté du droit et de la lutte contre la corruption, les chances de succès de projets bénéficiant d’une aide financière sont très minces.

Idée reçue n°7 : le seul moyen de lutter contre la corruption, c’est la lutte anticorruption. Ce n’est pas le cas. Cette idée fausse, véhiculée par certains acteurs de la lutte anticorruption et parfois même par la communauté internationale, consiste à affirmer que la corruption doit être combattue grâce à de nombreuses campagnes anticorruption, la création de nouvelles "commissions" ou agences éthiques, de nouveaux projets de lois, des décrets ou des codes de conduites [...]. De telles initiatives apportent finalement peu de résultats et sont parfois de simples réactions politiques aux pressions, prenant la place de réformes systémiques fondamentales de la gouvernance.

Idée reçue n°8 : C’est le secteur public qui est responsable de la corruption dans les pays en développement. [...] Pas tout à fait. La réalité est beaucoup plus complexe, puisque des intérêts privés très puissants exercent souvent une influence excessive sur les politiques publiques, les institutions et même la législation. [...] Il faut être deux pour établir une relation de corruption, et les multinationales sont loin d’être exemptes de toute responsabilité.

Idée reçue n°9 : les pays ne peuvent donc rien faire pour améliorer leur gouvernance. C’est encore faux. [...] Il est facile de tomber dans le pessimisme, mais ce serait une erreur. Premièrement, les facteurs historiques et culturels sont tout sauf déterministes [...].

Deuxièmement, certaines stratégies sont particulièrement prometteuses [...]. Les réformes sur la transparence, [telles que] [...] la publication des votes des parlementaires, des projets de loi et des débats parlementaires, ou encore la mise en œuvre effective de lois sur la liberté d’information, permettant à tous un accès facile aux informations officielles, sont particulièrement efficaces.

Idée reçue n°10 : les IFI ne peuvent pas faire grand-chose. [...] Il est vrai que certains secteurs ne font pas partie du domaine de compétences des IFI, comme le fait de garantir la tenue d’élections libres et régulières. Mais les IFI peuvent adopter des initiatives en faveur de la transparence, de la liberté d’information, de l’indépendance des médias, de l’égalité des sexes ou encore de programmes participatifs de lutte contre la corruption, menés par chaque pays.

Les défis que le monde d’aujourd’hui doit relever en matière de gouvernance et de lutte contre la corruption tendent à remettre en question de façon radicale le mode de fonctionnement actuel, qui repose sur le statu quo. Une approche plus audacieuse et une responsabilité collective à l’échelle mondiale sont nécessaires [...]. Ce sont les pays eux-mêmes qui doivent ouvrir la voie vers une amélioration de la gouvernance.

Références :

Bellver Ana, et Kaufmann Daniel, 2005, Transparenting Transparency: Initial Empirics and Policy Applications (“Rendre la transparence transparente: applications politiques et empiriques”), Document de travail sur les recherches politiques de la Banque mondiale, (publication prochaine), Washington
http://www.worldbank.org/wbi/governance
Rapport 2005 de la Commission pour l’Afrique, Our Common Interest: Report of the Commission for Africa (“Un intérêt commun: rapport de la Commission pour l’Afrique), Londres
http://www.commissionforafrica.org
Kaufmann Daniel, Kraay Aart et Mastruzzi Massimo, 2005, Governance Matters IV: Governance Indicators for 1996–2004 (“Problèmes de gouvernance IV: indicateurs de gouvernance pour la période 1996 et 2004”), Document de travail sur les recherches politiques de la Banque mondiale 3237, Washington
http://worldbank.org/wbi/governance/pubs/govmatters4.html
Kaufmann Daniel, 2003, Rethinking Governance: Empirical Lessons Challenge Orthodoxy (“Repenser la gouvernance: quand les leçons empiriques défient l’orthodoxie”), Rapport 2002-03 mondial sur la compétitivité, Forum économique mondial, Genève
http://www.worldbank.org/wbi/governance/pubs/rethink_gov.html
Institut de la Banque mondiale, 2002, The Right to Tell: The Role of Mass Media in Economic Development (“Le droit de le dire: le rôle des médias dans le développement économique“), Washington.
http://www.imf.org/external/pubs/ft/fandd/2005/09/basics.htm

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Back to Basics—10 Myths About Governance and Corruption
Daniel KAUFMANN
Finance et Développement, Fonds Monétaire International
Volume 42, N°3
Septembre 2005
http://www.imf.org

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