Forêts d'émeraude


Mato Grosso Nord - Déforestation - Brésil © Yann Arthus-Bertrand

17/07/2008 5:50 pm

La déforestation continue a progresser à un rythme alarmant : 13 millions d'hectares sont coupées chaque année. Or, les forêts jouent un rôle essentiel : elles hébergent plus de la moitié de biodiversité, protègent les sols et l'atmosphère et s'opposent au réchauffement climatique. Des centaines de millions d'êtres humains vivent d'elles ou à l'intérieur d'elles. Pour combien de temps encore ?

La superficie forestière représente un peu moins de 4 milliards d’hectares, soit un tiers des surfaces émergées de la planète. Cette superficie n’est pas répartie également. Plus de la moitié de ces forêts sont situées dans seulement cinq pays, la Russie, le Brésil, le Canada, les Etats-Unis d’Amérique et la Chine.

Chaque année, 13 millions d’hectares de forêts disparaissent. Soit un peut moins d’une vingtaine de terrains de football par minute. Un rythme que la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) qualifie d’ « alarmant ». (1)

Mais si on prend en compte l’extension naturelle de certaines forêts et surtout les plantations réalisées par l’homme, la perte nette n’est « que » de 7,3 millions d’hectares sur la période 2000-2005.

Le suivi et la protection des forêts par la FAO

Le Comité des forêts de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) réunit régulièrement les Etats pour recenser les nouveaux problèmes de politique et de technique forestières, chercher les solutions et donner des avis sur les mesures à prendre. D'autres organisations internationales, ainsi qu'un nombre croissant de groupements non gouvernementaux, participent au Comité des forêts.

Depuis 20 ans, la FAO mène un programme d’évaluation des ressources forestières mondiales, le dernier ayant été publié en 2005 (FRA 2005). Elle prépare la prochaine évaluation (FRA 2010) qui s’appuiera sur une étude mondiale de télédétection.

En 2002, la FAO a mis en place un Mécanisme pour les programmes forestiers nationaux. Les parties prenantes sont encouragées à participer à l’élaboration et la mise en œuvre des programmes forestiers de leur pays. Il met au premier plan le renforcement des capacités et l’échange d’informations, et offre des services en matière de renseignement sur les programmes forestiers nationaux dans le monde entier.

Palmiers à huile

Le massif forestier tropical d’Indonésie, de Malaisie et de Papouasie-Nouvelle-Guinée, s’étalant sur une multitude d’îles, abrite une biodiversité particulière et d’une grande richesse. En 2006, le taux de déforestation de la forêt tropicale indonésienne a enregistré un record: 2,6 millions d’hectares au lieu de 1,8 millions par an entre 2000 et 2005 (FAO). Il est dû en grande partie à la culture du palmier à huile destinée à la fabrication de carburant (dont l’Europe est le premier importateur) et à l’alimentation. À ce rythme, selon les Amis de la Terre, 98% de la forêt disparaîtra en 20 ans et avec elle, une faune et une flore endémiques, dont son plus fameux représentant, l’orang-outan.

Le rythme global de la déforestation a légèrement ralenti ces dernières années, en partie grâce aux efforts des défenseurs de l’environnement. C’est aussi dû aux surfaces de plus en plus importantes de plantations, en particulier en Chine, et au fait que les zones les plus faciles ou rentables à couper l’ont déjà été. Reste qu’entre 1990 et 2005, près de 3 % du couvert forestier total ont été perdus.

Les causes de la déforestation sont multiples. Elles sont pour l’essentiel liées à l’homme. Il s’agit avant tout de la consommation de bois de chauffage, de l’extension des zones agricoles et des zones urbaines, des cultures destinées des biocarburants, de la demande en bois de construction ou d’essences précieuses. Même les causes dites naturelles sont souvent associées à l’activité humaine : plus de 80 % des incendies seraient en fait provoqués par l’homme et certaines maladies ou invasions de ravageurs sont associées à une modification du milieu par l’homme.

Situation contrastée

La diversité des forêts est très importante. Forêts tropicales, tempérées, boréales ou mangrove, chaque forêt possède ses particularités. Les forêts primaires –qui n’ont pas été modifiées par l’Homme- sont opposées aux forêts secondaires – qui l’ont été, et aux plantations, qui sont plus artificielles encore. Les premières représentent 36% de la superficie forestière et sont celles qui diminuent le plus vite : elles perdent 6 millions d’ha par an. La surface des plantations augmente régulièrement mais elle ne représente encore que 3,8% de la superficie globale.

La déforestation concerne particulièrement certains pays comme le Brésil, tandis que la superficie de forêts augmente dans d’autres, dont la France, à cause de l’exode rural.[Débat]

Problème de définition

L’appréciation du problème est rendue difficile par des ambigüités sur les termes. Quand est-ce que plusieurs arbres forment une forêt ? Qu’est-ce qu’un arbre même, par opposition à un arbuste ? Ces questions simples en apparence n’ont en fait pas de réponse évidente. Or, toute estimation de la surface forestière mondiale en dépend.(2) Selon les définitions, la surface forestière totale varie du simple au triple : de 2393 milliards à 6050 milliards d’hectares. Aujourd’hui, la définition de la FAO sert de référence internationale, mais elle est contestée par les associations qui lui reprochent de mettre sur un même plan des forêts artificielles et des forêts primaires, des forêts en bonne santé et des forêts très abîmées. Et donc de sous-estimer la crise actuelle.(3) [Indicateur]

Services rendus

La forêt rend une multitude de services à l’humanité, souvent sous-estimés. Elle produit, bien sûr, une part de l’oxygène présent dans l’air, mais elle participe également à la qualité de l'air en filtrant les poussières et les polluants. Elle abrite de 50% à 80% des espèces animales et végétales de la planète et constitue le réservoir majeur de biodiversité. [Débat]

Elle stabilise les sols et les protège de l’érosion ou des catastrophes. Les zones côtières protégées par une mangrove ont ainsi été beaucoup moins atteintes par le tsunami de 2004. (4)

Le sol forestier peut emmagasiner de grandes quantités d’eau et joue ainsi un rôle régulateur dans le régime des eaux et dans la lutte contre les inondations. Il purifie les eaux de pluie : la ville de New York tire ainsi la quasi-totalité de son eau potable d’une eau naturellement filtrée par les forêts avoisinantes. (5)

La forêt joue également un rôle macro et micro climatique, en atténuant les variations thermiques et en contribuant à l’humidification de l’air.

Forêt et populations

D’après les estimations de la FAO, environ 500 millions de personnes vivent dans ou aux abords des forêts, et dans certains cas, celles-ci constituent leur principale source de nourriture. Presque partout, les forêts servent régulièrement de complément à l’alimentation humaine. Pour un certain nombre de peuples autochtone, la déforestation signifie la destruction de leur mode de vie et la clochardisation.

L’industrie forestière emploie près de 10 millions de personnes en 2005, elle a généré un chiffre d’affaire de 327 milliards de dollars en 2007. Le bois compte pour une part importante du PIB d'une dizaine de pays tropicaux ou nordiques.

Forêt et réchauffement

Le rôle des forêts dans le réchauffement est très important, mais il est paradoxal. En croissant, les végétaux transforment le CO2 de l’atmosphère en matière organique. Les forêts stockent ainsi environ 280 milliards de tonnes de carbone dans leur biomasse. Si on additionne à cela le carbone stocké dans les sols, c’est plus que celui présent dans l’atmosphère !

Si on détruit brutalement ces forêts, la déforestation libère une partie de ce carbone. Un phénomène qui contribue actuellement à près de 20% des émissions de gaz à effet de serre mondiales. Toutefois, une fois à maturité, une forêt est neutre en carbone. Si on coupe un peu de bois, celui-ci repousse, et donc le CO2 libéré est récupéré. Dans une forêt bien gérée, l’utilisation de bois pour se chauffer ou produire de l’énergie est donc non seulement renouvelable, mais aussi neutre en carbone. Et donc très écologique. C’est pourquoi, dans les forêts européennes, on encourage aujourd’hui le retour à l’énergie bois. (8)

Il faut préciser que certains détails du fonctionnement des forêts restent mal compris. Elles peuvent en effet, dans certaines conditions, libérer du CO2 plutôt que d’en stocker. Les arbres peuvent également libérer de petites quantités de gaz à effet de serre comme le méthane. [Débat]

Conséquences du réchauffement

La hausse des températures modifie la répartition des essences : comme d’autres espèces, les arbres migrent vers le nord ou l’altitude. Le réchauffement peut également favoriser la prolifération de ravageurs. C’est le cas, par exemple, de l’ouest du Canada, aux prises avec un insecte, le dendroctone. Il serait responsable de la mort de millions d’arbres. (7)

Par ailleurs, l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère favorise certaines essences au détriment d’autres. Et des épisodes caniculaires –comme celui de l’été 2003 en Europe freinent considérablement la croissance des végétaux.

Protocole de Kyoto

L’importance des forêts dans le réchauffement en a fait un objet de débat dans les négociations autour du protocole de Kyoto. Les forêts sont considérés comme des « puits de carbone » et planter des arbres peut-être considéré comme une manière de lutter contre le réchauffement. Un point important est aujourd’hui très discuté, pour l’avenir du protocole à partir de 2012 : il s’agit de la déforestation évitée, connue en anglais sous le sigle de REDD (reduced emissions from deforestation and degradation in developing countries). L’idée est d’encourager financièrement la protection des forêts existantes. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Toutefois, un tel système est extrêmement difficile à mettre en place au niveau international. (8)

Un combat quotidien

Si les forêts sont en Occident des endroits qui évoquent le calme et la sérénité, ce n’est pas le cas partout. Les militants qui s’opposent à la déforestation font souvent face à une violence extrême de la part de bandes armées. Celles-ci opèrent souvent en pleine forêt loin des regards.

De nombreux défenseurs de l’environnement ont ainsi été assassinés pour s’être opposé aux coupeurs de bois. Le plus célèbre d’entre eux est Chico Mendes, un syndicaliste brésilien qui a fondé le mouvement contre la déforestation dans son pays. Il a été assassiné chez lui en 1988. Mais chaque année, des militants paient de leur vie leur engagement. Ce n’est pas seulement le cas dans les pays en développement : en 2006, deux gardes forestiers ont été assassinés en Guyane par des orpailleurs.

Vos commentaires
Didier Démographie

Il n'y aura rien de réaliste de fait contre la déforestation si nous ne luttons pas d'abord contre la surpopulation. A terme toutes les surfaces boisées seront détruites pour faire face aux besoins des hommes voir simplement pour les loger.

Vanmeulebroucke Guy Développement Durable et EnR !

La catastrophe qui frappe le Japon,le prix et la raréfaction du pétrole,l’utilisation et la spoliation pour la mise en valeur de millions d’hectares de terres cultivables alimentaires de par le monde destinées à l’industrie de l’agro-carburant,(huile de palme,de soja,de colza….),l’implantation sur des terres agricoles de centrales photovoltaïques,une gestion des déchets ménagers et des entreprises basée sur l’enfouissement,l’exploration du gaz de schistes, doivent conduire les élus locaux et responsables économiques à entreprendre une véritable politique durable des énergies renouvelables en fonction des ressources locales,du choix des techniques,des coûts globaux et des performances. La diversité énergétique renouvelable est nécessaire et l’électricité ne doit pas être privilégiée systématiquement au détriment du biogaz que ce soit pour les besoins domestiques ou de carburant. La FRANCE dépend aussi des importations de gaz et le biogaz d’aussi bonne qualité issu de la méthanisation peut être injecté dans le réseau comme servir localement pour ce que l’on appelle les flottes captives (bus, bennes à ordures, véhicules des collectivités locales) mais aussi pour les véhicules particuliers ou d’entreprises. Il est regrettable que pour le projet CANOPIA (ailleurs que sur le site de BATZ)le syndicat BIL TA GARBI n’est pas privilégié le biocarburant par opposition d’ailleurs au syndicat BIZI GARBIA qui gère le principal site d’enfouissement du PAYS BASQUE et qui utilise pour ses bennes du biodiesel issu de la culture du colza. Le PAYS BASQUE dispose de diverses ressources renouvelables potentiellements valorisables.La quantité minimale de déchets enfouis est de l’ordre de 100000 tonnes an valorisables par la gazéification et toutes les études confondues estiment à 1800 kw/h la puissance énergétique produite par tonne,soit l’équivalent moyen pour plus de 20000 foyers.Ce qui est faisable pour le PAYS BASQUE peut se faire ailleurs. La diversité c’est aussi l’utilisation de la biomasse notamment forestière y compris les chutes et résidus de la filière bois qui se développera de plus en plus par les procédés de gazéification-méthanisation et l’injection du gaz naturel de synthèse dans le réseau ce qui est plus logique que de bruler du gaz pour produire de l’électricité. La gestion durable et raisonnée de la filière bois est déjà mise en œuvre par les professionnels avec des coupes et implantations d’espèces diverses plus adaptées.La tempête Klaus dans les LANDES qui a fait d’énormes dégâts et portée un grave préjudice aux sylviculteurs démontre une fois de plus l’absence volontaire des pouvoirs publics en matière de développement énergétique renouvelable aux profits du nucléaire et des importateurs de pétrole et de gaz . Tout ce bois de pin n’a pas été perdu pour tout le monde et même si le port de BAYONNE voit son activité en hausse,les grands gagnants sont les destinataires de ces exportations qui ont trouvés là une matière première énergétique supplémentaire du fait de leur avance dans l’utilisation de la biomasse,tout en considérant que d’autres techniques sont plus adaptées que les centrales thermiques traditionnelles. Les chiffres fournis par la CCI de BAYONNE sont très instructifs : "BOIS TEMPÊTE : En janvier 2009, la forêt des Landes s’est trouvée décimée par la tempête Klaus. Une partie des grumes de pin a été exportée par les installations du port de Bayonne. Le trafic à fin 2009 atteignait 674 636 tonnes, grâce notamment à l’ensemble des moyens mis à disposition des professionnels sur le port. En 2010, les exportations ont gagné en importance pour dépasser le million de tonnes (1 069 409 T) à fin décembre de cette année pour une augmentation de 58,52 % par rapport à 2009. Utilisé en quasi totalité comme bois énergie, les exportations se sont faites vers les pays suivants : • Allemagne : 639 471 T. • Finlande : 170 338 T. • Belgique : 139 480 T. • Portugal : 80 330 T. • France, Pays Bas : 39 093 T." Les spécialistes estiment qu’en moyenne 2,5 à 3 tonnes de bois sec = 1 Tep, soit une énergie de :11600 kw/h, de quoi faire rêver.Sans aller jusqu’à de tels tonnages,il n’en reste pas moins que le choix et le développement des énergies renouvelables sont des atouts supplémentaires pour l’activité économique et sociale sous réserve que les pouvoirs locaux en assurent une gestion d’intérêt général pour les collectivités et les usagers-contribuables !

Denis @Julien

Beaucoup à dire sur cette fameuse page... « Selon les prévisions des Nations-Unies la population mondiale atteindra environ 9 milliards à l'horizon 2050 puis se stabilisera. Il s'agit d'un chiffre inférieur à celui des 12 milliards que projetaient la plupart des spécialistes il y a une dizaine d'années.» Il existe 3 niveaux de prévisions: la basse, la moyenne et la haute. Or, il y a une dizaine d'années, la prévision MOYENNE pour 2050 était proche de la prévision actuelle. C’était la prévision haute qui parlait de 12 milliards. « Un Australien ou un Etasunien consomment bien plus qu’un Burkinabé : l'empreinte des premiers est 10 fois plus élevée que les derniers. » Tout à fait, mais un peu de prospective amène à penser qu'il n'en sera plus de même dans 20, 50 ou 100 ans. En effet, le burkinabé n'aspire qu'à une chose : vivre comme "nous" ! « La baisse de la fécondité est principalement contrôlée par les femmes. Or, leur fécondité baisse significativement avec l’urbanisation grâce à l'accès à une meilleure éducation, aux méthodes de contrôle des naissances (planning familial), à une vie professionnelle et à un environnement qui, loin d’encourager des familles nombreuses, les décourage. » L'urbanisation des pays pauvres dont il est question ici s'apparente plus à la "bidonville-isation", c’est-à-dire à une vie insalubre et pour tout dire gâchée... L'éducation et le planning familial peuvent très bien être mises en œuvre dans les campagnes, c'est une question de volonté politique. Encore faut-il qu'elle soit dans la tête des dirigeants, encore faut-il qu'elle soit aussi dans celle des ONG environnementalistes... « D’autres défendent un point de vue plus malthusianiste et parfois misanthrope : ils pensent qu’il faut aussi réduire la taille de la population mondiale et considèrent qu’il ne faut pas avoir d’enfant (même s’ils ne mettent pas toujours leurs idées en accord avec leurs actes). » La qualification de misanthrope (qui déteste le genre humain) est tout à fait injuste car que c'est bien pour sauver l'espèce humaine que la quasi totalité des "antinatalistes" se mobilisent. Quant à la parenthèse, quelle étude sérieuse permet d’affirmer une chose pareille ? Enfin, il y a 3 jours, j'ai entendu ce qui suit sur Europe 1 : « Ce qu'on voit, c'est l'impact de l'homme sur la Terre. Est-ce que vous imaginez que quand je suis né, on était un peu plus de 2 milliards. Aujourd'hui on va être 7 milliards en juillet-août prochain. C'est à dire que dans ma génération on va voir la population du monde tripler : mais c'est inouï ! On est en train de consommer la Terre parce qu'on vit dans une culture de consommation et vous savez, c'est toujours le chiffre que je cite, mais si tout le monde vivait comme un américain, on ne peut "nourrir" sur la Terre que 1,4 milliard de personnes et on est 7 milliards ! « On ne pourra jamais vivre comme les américains à 7 milliards. Si tout le monde avait des voitures comme les américains, il y aurait aujourd'hui non pas 800 millions, mais 5 milliards de voitures sur Terre. C'est le rêve des chinois, de tous les indiens d'avoir une voiture, mais il n'y a pas assez de caoutchouc pour faire les pneus, pas assez de métal, pas assez d'essence. Donc on a besoin d'une "révolution", pas politique, économique ou scientifique, mais culturelle, je dirais même spirituelle. Il faut qu'on apprenne à vivre autrement : c'est hyper compliqué cela.» « Ça va être compliqué de changer notre mode de consommation, parce qu'en fin de compte, c'est le commerce qui dirige le monde. Tout le monde a envie de consommer, tout le monde a envie d'acheter. Vous savez, je disais l'autre jour que le Nigéria fait autant d'enfants que toute l'Europe réunie. Et tous ces gosses là, quand ils auront 20 ans, ils vont avoir envie de consommer comme nous et ils ne le pourront pas.» Et devinez qui a déclaré cela ? Yann Arthus-Bertrand… Cordialement, Denis Garnier (Président de Démographie Responsable)

julien GooodPlanet Démographie

@Denis, je vous conseille de lire cette page sur notre site http://www.goodplanet.info/Societe/Demographie/Demographie/(theme)/287

Denis Démographie Responsable

La déforestation, qu'elle ait pour origine les "besoins" en papier, en huile de palme (ou de toute autre chose) est due à la demande grandissante des pays occidentaux ou émergents et au simple réflexe de survie des populations autochtones qui continuent à se développer (en nombre) à un rythme excessif. Tant que la démographie mondiale ne sera pas gérée (démocratiquement), les problèmes ne feront, malheureusement, que s'amplifier. Il faut savoir que, selon l'UNFPA, 35% des femmes des pays pauvres sont en demandes insatisfaite de contraception. La simple réponse à cette demande aurait un effet bien supérieur à toutes les "compensations carbones" du monde. La suite des mesures à mettre en oeuvre est presque aussi simple : promotion de la planification familiale et instruction des femmes. Là ou cela coince, c'est qu'on s'attaque au tabou de la reproduction. Mais les personnes conscientes et responsables n'ont-elles pas le devoir moral de s'exprimer sur cette question ?

philippe deforestation ? tous concernés

si ce que les journalistes de france television ont dit lors dur reportage sur le tigre en indonesie est confirmé (vous avez des infos by the way ?), ca confirme que y'aurait poas de déforestation sans demande de papier. pourquoi carrefour et les autres aussi peut être sauf leclerc qu'est si vert et sauf intermarché qu'est si gentil n'ont ils pas obligation de se fournir en produits respectueux de l'environnement ? sans aller jusqu"a donner la priorité aux forets francaises on pourrait peut être demander un peu de protectionnisme européen non ?

Angie Veggie Carrefour détruit les forêts tropicales!

Le reportage de TF1 sur la déforestation de la forêt en Indonésie est une nouvelle preuve de l'implication des grandes surfaces et des enseignes de hard discount dans la destruction de l'environnement. Je trouve dégueulasse que Carrefour fasse appel à des fournisseurs aussi peu scrupuleux: et d'abord, qui nous dit que ce ne sont pas aussi ces produits qu'on trouve dans nos chariots en France? Perso, je ne mettrai plus mes pieds dans une grande surface, alors là parole de veggie!

isabelle zéro déforestation

signer la pétition "objectif zéro déforestation" sur le site de Greenpeance

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