Le présiden américain Barack Obama arrive à l'aéroport de Copenhague le 18 décembre 2009. © AFP Jewel Samad


COPENHAGUE EN DIRECT - UN JOUR HISTORIQUE POUR TENTER D'ARRACHER UN ACCORD
18/12/2009 10:32 am

COPENHAGUE (AFP) - 12H35 - "Ca bouge un peu", vient d'annoncer Nicolas Sarkozy, confirmant des déclarations d'autres responsables sur une atmosphère un peu plus constructive. Mais il y a encore "beaucoup de tensions", a-t-il immédiatement ajouté.

11H20 - Les Maldives s'inquiètent. "Quelque soit le résultat, il semble mauvais pour nous", a expliqué un membre de la délégation des Maldives. Les petits Etats insulaires, menacés par la montée des océans, ont réclamé un objectif de limitation du réchauffement à 1,5°C, alors que l'on s'oriente vers le chiffre de 2°C. Au delà, il y aura "des millions de personnes souffrant de la faim, de maladies, des inondations et du manque d'eau", a dit Bruno Sekoli (Lesotho), au nom des pays les plus pauvres.

10H23 - Mission impossible? - L'avis d'un observateur vétéran des négociations climatiques. "On a réuni ici tout le monde dans une cocotte-minute. On a allumé le gaz. Onze jours pour accoucher d'un accord ambitieux, après une période de près de 20 années de négociations climatiques difficiles, dans un système fondé sur le consensus, et sur le problème le plus dramatique que l'humanité ait eu à affronter. Avec pour mission de régler des questions qui, touchant à la machine climatique, sont extraordinairement complexes, entrelacées, et impliquent en même temps toutes les Nations. C'était une tâche démesurée".

10H15 - Une simple déclaration politique. Le sommet ne devrait pas déboucher sur l'accord ambitieux. "Engros, il devient clair que ce ne sera qu'une déclaration politique", explique à l'AFP un délégué européen. Il s'agirait de s'engager sur un objectif de hausse de la température de 2°C, mais il n'y a aucun détail précis sur les moyens.

10H10 - Loin du compte - L'addition des promesses d'engagement de réduction de gaz à effet de serre faites à ce jour par les différents pays conduirait à une hausse de la température moyenne de la planète de 3 degrés, bien au-delà de l'objectif souhaité des 2 degrés, selon une note confidentielle des Nations unies rassemblant les promesses des différents pays, dont l'AFP a obtenu une copie. Pour rester sous la barre des deux degrés, les scientifiques estiment qu'il faut diviser au moins par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici 2050 (par rapport à 1990). Un objectif qui impose une réaction très rapide.

10H00 - Positif - "Les choses se déroulent de manière plus positive que la nuit dernière", dit à l'AFP la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

09H55 - Militants. Il fait -3°C ce matin, un vent glacial fouette passants et délégués, mais ce n'est pas suffisant pour décourager les militants de Greenpeace, en force dans la capitale danoise depuis le début du sommet. A la sortie du métro, devant le Bella Center, ils distribuent du café et un badge clignotant en forme de message aux 120 dirigeants réunis à deux pas: "Politicians talk - Leaders act" - "Les politiciens parlent, les leaders agissent".

09H33 - Que peut faire Obama? - Sa présence illustre le changement spectaculaire des Etats-Unis sur le dossier du climat. Washington réclame que le sommet débouche sur un accord qui exigerait des parties prenantes une "transparence" -la Chine est visée. Pour Barack Obama, "revenir avec un accord vide de sens serait bien pire que revenir les mains vides", selon son porte-parole. Les efforts de réductions des émissions de gaz à effet de serre sont jugés insuffisants par les partenaires de Washington, et Barack Obama n'a pas encore réussi à les faire acter par le Congrès. L'homme le plus puissant du monde arrive donc avec une volonté, mais peu de concret dans ses bagages.

09H10 - BARACK OBAMA ARRIVE - Le président américain vient d'arriver à Copenhague où sont déjà présents près de 120 dirigeants. Son avion Air Force One s'est posé vers 9Hh00 en provenance de Washington.

09H08 - "Soyez patients encore quelques heures"! L'énergique ministre danoise de l'Environnement Connie Hedegaard, chargée des consultations informelles pour boucler l'accord, et nouvelle "Madame climat" de l'Europe, vient d'arriver. Les médias -3.500 journalistes sont accrédités- se pressent devant la salle de réunion.

09H06 - REPRISE - Un groupe d'une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement de pays industrialisés (dont les Etats-Unis et l'UE), émergents (dont la Chine) et en développement a repris ses travaux sur un projet de déclaration politique.

09H00 - De l'optimisme au risque d'une "catastrophe". Le sommet s'était ouvert le 7 décembre dans un certain optimisme, propre à faire tomber les obstacles. Mais il a rapidement sombré. Les pourparlers ont bloqué sur la répartition des efforts financiers et sur les engagements de réductions des émissions de gaz à effet de serre. Chine et Etats-Unis, les deux principaux pollueurs, se sont opposés. Les pays en développement ont soupçonné en permanence les "grands" de vouloir les marginaliser. La présidence danoise du sommet a été mise en cause. L'organisation a paru débordée, victime des immenses attentes. 46.000 personnes étaient enregistrées pour un centre pouvant en recevoir 15.000. Un décalage qui a entraîné aux abords un chaos assez symbolique de l'impasse des négociations à l'intérieur.

08H40 - La presse danoise pessimiste. "Un fiasco se profile à Copenhague", titre ce matin le quotidien Politiken résumant bien l'état d'esprit général. Les chefs d'Etat et de gouvernements ont pris la main depuis hier pour tenter de sauver un accord visant à limiter la hausse de la température moyenne de la planète à 2 degrés. Barack Obama doit arriver ce matin.

08H10 - Au coeur du Bella Center - L'immense centre de conférence, pouvant accueillir 15.000 personnes, transformé depuis dix jours en une enclave de l'ONU sous haute surveillance pour la plus grande conférence climatique de l'Histoire, est encore largement désert. Quelques délégués dorment dans des canapés, enfouis dans un sac de couchage ou sous un simple manteau. Dehors souffle un vent glacial et une fine couche de neige recouvre le sol et crisse sous le pied.

07H55 - TENTER DE SAUVER LE SOMMET. La conférence arrive à l'heure de vérité alors que le monde a aujourd'hui les yeux rivés sur la capitale danoise et le centre de la réunion, le Bella Center. Dans une atmosphère de crise -il s'agit d'éviter la "catastrophe" que constituerait un échec- une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement doivent se retrouver dès 08H00 pour peaufiner un projet de déclaration politique pour sortir dix jours de négociations de l'impasse. Ce texte devrait être soumis, dans l'après-midi, aux quelque 130 dirigeants du monde.

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