Summary / Synopsis
Consommation de métaux : « On ne peut pas continuer à appuyer sur l’accélérateur »
[Philippe Bihouix, 19/10/2011]

Consommation de métaux : « On ne peut pas continuer à appuyer sur l’accélérateur » Diplômé de l'Ecole Centrale Paris, Philippe Bihouix a été ingénieur conseil pendant plus de 10 ans dans différentes industries (énergie, chimie, matériaux, transports, télécoms...). Il travaille... Suite
The Official Pursuit of Happiness
[Derek Bok, 04/01/2011]

The Official Pursuit of Happiness Juriste de formation, Derek Bok a d'abord enseigné le droit à l'Université d'Harvard avant d'être élu président de l’université de 1971 à 1991 puis de 2006 à 2007. Il a écrit plusieurs livres, dont... Suite
Changing man's relationship to nature is only a start
[Edgar Morin, 22/06/2009]

Changing man's relationship to nature is only a start Edgar Morin is a sociologist and a philosopher. He is the author of “Pour entrer dans le XXIe” (Entering the XXIst century) (Seuil, 2004) Suite
Shifting Values
[Tony Juniper, 01/07/2008]

Shifting Values Tony Juniper is a recognized environmentalist, author and news analyst. He served as Director of Friends of the Earth-UK and Vice-Chair of Friends of the Earth International from 2000 to 2008. Photo... Suite
Degrowth, whether you like it or not
[Serge Latouche, 22/10/2008]

Degrowth, whether you like it or not Serge Latouche is emeritus professor of economy at the University of Paris. He is also a spokesman of the degrowth theory. He chairs the Groupe de recherche en anthropologie, épistémologie et... Suite

La théorie de la décroissance considère que le modèle économique actuel basé sur la production et la consommation de biens matériels n’est pas un modèle durable compte tenu du fait que les ressources naturelles dont sont issus ces biens sont finies. Par ailleurs, cette théorie défend la thèse selon laquelle l’accumulation de ces biens de consommation n’est pas une source de bien-être, au contraire. La décroissance prône au contraire la sobriété, la simplicité ainsi que la production limitée et raisonnée de ces biens, source de simplicité et de bonheur.

Serge Latouche, célèbre défenseur de ce modèle, considère celle-ci comme une nécessité car la société de croissance n’est ni soutenable ni souhaitable. Celle-ci, selon ce professeur émérite d’économie, est destructrice de la nature et génératrice d’inégalités sociales et dévoreuse du bien-être. Il faut donc de toute urgence fonder notre société sur la qualité plutôt que sur la quantité, sur la sobriété, le « voyage virtuel au lieu du voyage réel » et favoriser la justice sociale.

Devant l’urgence de la crise écologique, Tony Juniper l’ex-Directeur des Amis de la Terre au Royaume-Uni, environnementaliste militant, nous interroge, quant à lui, sur la possibilité ou non d’opérer aujourd’hui un changement global de comportements car l’immobilisme aujourd’hui est de taille. Contrairement aux idées de Latouche, cet auteur reconnu pense qu’il est peut-être temps aujourd’hui de penser l’impensable, de « travailler main dans la main avec le consumérisme » plutôt que de le combattre, trouver une cause commune et même passer des accords avec ceux qui spéculent ou qui ont une influence certaine sur le développement des marchés. Selon l’auteur, nous manquons de temps pour inventer d’autres modèles. A ce stade-ci de notre retard, qu’avons-nous à perdre, demande-t-il, sinon de développer un modèle de société verte pour laquelle nombre d’entre nous ont déjà œuvré ?