Olivier Blond

The chief editor of GoodPlanet Info’s website created Le Courrier International’s green page and took part in the creation of the TV programme Vu du Ciel on the French television channel, France2.

Green Intelligence: Toward True Ecological Transparency
[Daniel Goleman, 15/09/2009]

Green Intelligence: Toward True Ecological Transparency Daniel Goleman est un psychologue américain né en 1946, Diplômé de Harvard en psychologie clinique et développement personnel, il a publié en 2009 aux Etats-Unis Ecological Intelligence: How Knowing... Suite
The fight against the superstores is a struggle for democracy
[George Monbiot, The guardian, 10/08/2009]

The fight against the superstores is a struggle for democracy George Monbiot is a well-known investigation reporter and columnist for the British newspaper “The Guardian” as well as a member of the BBC Wildlife magazine’s advisory board. He is also the author... Suite
Fair trade at a crossroads
[Novethic, 01/04/2006]

Fair trade at a crossroads Novethic is a resource centre specializing in corporate social responsibility (CSR) and socially-responsible investing (SRI). A reference in social economy initiatives, Novethic organizes exchanges... Suite
Does Fair Trade Have its Back to the Wall ?
[Frans Van Der Hoff, 01/04/2007]

Does Fair Trade Have its Back to the Wall ? Frans Van Der Hoff co-founded the Max Havelaar organization with the economist Nico Roozen in 1988. Today, the worker-priest works for UCIRI, a cooperative for the state of Oaxaca in Mexico, where he... Suite
Extracts from the book Le commerce equitable (Fair Trade)
[Tristan Lecomte, 06/06/2006]

Extracts from the book Le commerce equitable (Fair Trade) Tristan Lecomte (France). With a degree from the École des Hautes Études Commerciales (France), he is the founder of the company Alter Eco, which markets products with the Max Havelaar label in... Suite
Max Havelaar or the ambiguities of fair trade (abstract)
[Christian Jacquiau, 11/09/2007]

Max Havelaar or the ambiguities of fair trade (abstract) Christian Jacquiau (France): Currently an auditor in France, he is also a specialist in economics and the creation and transferring of companies. His most famous books are: Les coulisses de la grande... Suite
Fair Trade: one of the links in the sustainable development chain?
[Virginie Diaz-Pedregal, 10/01/2006]

Fair Trade: one of the links in the sustainable development chain? Virginie DIAZ-PEDREGAL has a doctorate in Sociology (Université Paris V-Sorbonne) and is the author of many books and articles on fair trade. She is currently working on a post-doctorate. She has... Suite
Conscience Clothing. Why we should care about where and how our clothes were made
[Resurgence, 14/07/2005]
 
Resurgence is an international forum for ecological and modern spiritual thought. Founded in 1966 by Satish Kumar, who is currently Editor-in-Chief, Resurgence is a monthly magazine which promotes... Suite
Can ‘green chic’ save the planet ?
[Christian Science Monitor, 26/07/2007]
 
International daily newspaper published Monday to Friday. The newspaper was created in 1908 by Mary Baker, founder of the Christian Science religious movement. Despite its name, the Monitor is not a... Suite
Eco-junk, Green consumerism will not save the biosphere
[George Monbiot, 24/07/2007]

Eco-junk, Green consumerism will not save the biosphere George Monbiot is a well-known investigation reporter and columnist for the British newspaper “The Guardian” as well as a member of the BBC Wildlife magazine’s advisory board. He is also the author... Suite

Pour sauver la biodiversité, mangez-la !

14/01/2010 2:11 pm

Pour célébrer l'année de la biodiversité - bien mal en point- festoyons autour de repas bios et sains. En choisissant une alimentation qui rompe, dans la mesure du possible, avec le monde agro-industriel contemporain qui entraîne pollution, déforestation et émissions de gaz à effet de serre, chacun ainsi peut protéger le Vivant.

En ce début d’année, on se prépare un peu partout dans le monde à célébrer l’année de la biodiversité. Pourtant, il s’agit déjà d’un échec : alors que 2010 est censée former l’aboutissement d’une décennie de travaux pour protéger la biodiversité, les résultats montrent que l'érosion de celle-ci continue à un rythme préoccupant.

C'est en avril 2002 que les pays signataires de la convention internationale sur la biodiversité se sont engagés à « parvenir d'ici à 2010, à une réduction significative du rythme actuel d'appauvrissement de la biodiversité aux niveaux mondial, régional et national ». Un objectif approuvé ensuite par l'Assemblée générale des Nations Unies. Pourtant, d’après les derniers chiffres de l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature), 21 % des mammifères connus, 30 % des amphibiens, 12 % des oiseaux, 28 % des reptiles, 37 % des poissons d’eau douce, 70 % des plantes étudiés sont menacés d’extinction : “Les preuves scientifiques d’une crise d’extinction majeure s’accumulent”, écrit Jane Smart, directrice du groupe de conservation de l’IUCN.

Après l’année 2009 qui s’est achevée sur le désastreux sommet de Copenhague, l’année 2010 et la lutte pour la protection de la biodiversité est-elle condamnée à un échec similaire ? N’y a-t-il rien à célébrer ? En fait, si. Pour deux raisons.

Tout d’abord, le climat est un phénomène global : les émissions de CO2 de New York ou de Shanghai accélèrent de la même manière la fonte de l’Arctique ou la désertification en Afrique. A l’inverse, la biodiversité donne naissance à des problématique souvent plutôt locales, voire ultra-locales. La conséquence en est que des succès importants peuvent voir le jour localement et que, sans attendre un hypothétique accord international, sans résoudre la crise globale non plus, chacun peut agir à son échelle. Et cela de multiples manières. Sur ce point, l'année 2010 sera donc une formidable occasion pour mettre en avant de très nombreuses initiatives. Et la diversité des ONG de terrain est à peu près proportionnelle à celle des espèces ou des écosystèmes qu’elles s’attachent à protéger : chacun peut en trouver une à sa mesure.

Ensuite, parce que l’action même de festoyer peut être une manière de protéger la biodiversité. Pourquoi ? Parce que l’une des meilleures manières de protéger la biodiversité, c’est de faire attention à son alimentation.

Pendant des milliers d'années, les paysans ont façonné la plupart de nos paysages - même si nous les considérons aujourd’hui comme naturels ; ils ont domestiqué et croisé de nombreuses espèces pour faire apparaître un nombre considérable de variétés. Mais en quelques décennies, avec l'industrialisation et l'uniformisation de l’agriculture, avec la grande distribution, 75% des variétés ont disparu ! On ne trouve plus dans les supermarchés qu’une ou deux variétés de tomate alors que 406 sont répertoriées en France, par exemple.

Aujourd’hui, notre alimentation fait peser un poids majeur sur les écosystèmes, que ce soit par la pollution qu’elle entraîne ou par la déforestation et les émissions de gaz à effet de serre qu’elle encourage. Or, la quasi-totalité de la production agricole est destinée aux consommateurs – parfois indirectement via le nourrissage des animaux. C’est pourquoi chacun d’entre nous détient un moyen d’influencer le monde agricole.

On peut célébrer la biodiversité et la défendre en même temps, en préparant un bon repas en son honneur : en faisant ses course différemment, en encourageant les filières « bio » plus respectueuse de l’environnement, en consommant des espèces ou des variétés originales et diverses, en favorisant les circuits courts au travers des AMAP, par exemple. Telle est la démarche de l’association Slowfood, créée il y a déjà 20 ans maintenant, et donc le fondateur, Carlo Petrini a dit un jour (je n’ai plus la référence exacte) : « pour protéger la biodiversité, mangez-la ».