
La consommation en eau : une augmentation due à des usages multiples
La consommation en eau regroupe les usages domestiques, agricoles et industriels. Les usages agricoles sont prépondérants dans les zones arides et semi-arides où le recours à l´irrigation a pu être généralisé, avec quelquefois des effets environnementaux néfastes (baisse des nappes phréatiques, dégradation des sols par salinisation). La consommation pour des usages domestiques est en augmentation constante, due à l´accroissement de la population et à l´amélioration des conditions de vie dans les pays en développement.
A l´exception de la Guyana et du Suriname, les pays les plus consommateurs ne sont pas forcément ceux où la ressource est abondante. Il s´agit de pays d´Asie centrale (Turkménistan, Ouzbékistan, Kazakhstan, Azerbaïdjan, Kirghizstan, Tadjikistan) qui pratiquent la culture du coton, très consommatrice d’eau et de l´Irak, suivis par les USA et le Canada.
Parmi les 20 pays aux plus faibles consommations, on trouve 17 pays africains, dont certains avec des ressources en eau excédentaires, mais à faible niveau de vie, comme la République centrafricaine.
Dans un certain nombre de pays, la consommation est supérieure à la disponibilité (Turkménistan, Ouzbékistan, Libye, la plupart des pays du Proche-Orient et du Moyen-Orient). Cela s´explique par le recours à des techniques comme le dessalement de l´eau de mer ou l´utilisation de nappes « fossiles » non renouvelables. Ces techniques, dont la soutenabilité à moyen terme pose problème, sont également utilisées dans des pays actuellement non déficitaires comme les pays du Maghreb.